[Générique] L'informatique doit être au service de chaque citoyen.
[Générique] Son développement doit s'opérer dans le cadre de la coopération internationale.
[Générique] Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni au droit de l'homme, ni à la
[Générique] vie privée, ni aux libertés individuelles publiques.
[Gaël] Bonjour, vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits
[Gaël] numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.
[Gaël] Bienvenue sur cette nouvelle revue de l'actu numérique, aujourd'hui je suis accompagné
[Gaël] de Benjamin.
[Gaël] Bonjour Benjamin.
[Benjamin] Salut Gaël !
[Gaël] Et on commence cette nouvelle revue de l'actu numérique.
[Gaël] Benjamin, tu voulais nous parler de smartphones ?
[Benjamin] Oui, oui, oui, je voulais vous parler de smartphones parce que j'ai lu dans The Register un article
[Benjamin] qui demandait où acheter un smartphone non Apple et non Google, alors bien évidemment
[Benjamin] comme d'habitude on vous mettra les liens dans les show notes, j'ai trouvé ça assez
[Benjamin] intéressant parce que de la même manière qu'on parle de plus en plus de souveraineté
[Benjamin] numérique, d'autonomie stratégique, de…
[Benjamin] de non-dépendance au cloud américain, etc., il y a des sujets dont on était un peu tout
[Benjamin] seul à parler il y a encore de ça un an et dont on parle de plus en plus.
[Benjamin] pas forcément en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Et donc là je trouvais intéressant que The
[Benjamin] Register s'intéresse à un sujet qui nous nous tient à coeur depuis assez longtemps et en
[Benjamin] particulier en Europe et en particulier en France qui est ben si je veux un smartphone mais un vrai
[Benjamin] smartphone c'est à dire pas un téléphone à clapets avec avec dix touches un vrai smartphone
[Benjamin] mais que je veux pas que toutes mes données dépendent et soient contraintes
[Benjamin] par Apple ni par Google, comment est-ce que je fais ?
[Gaël] Comment est-ce qu'on fait ? Il n'y a pas le Fairphone ?
[Benjamin] Alors Fairphone, c'est un matériel, c'est pas un logiciel.
[Benjamin] Fairphone, c'est un smartphone finlandais, si je dis pas de bêtises.
[Benjamin] Il y a Pumpte aussi qui vient de sortir, d'ailleurs je me demande s'il était pas mentionné dans
[Benjamin] cet article.
[Benjamin] C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
[Benjamin] mais ça ne dit rien sur le logiciel. Pour ce qui est du logiciel, il y a des solutions qui
[Benjamin] existent depuis très longtemps. Alors déjà Android à l'origine.
[Gaël] Oui, parce que c'est libre Android.
[Benjamin] pas tout à fait libre, c'est à dire que le coeur d'android est open source, donc ce qu'on
[Benjamin] appelle AOSP,
[Gaël] Mm-hmm.
[Benjamin] Android Open Source Project.
[Benjamin] Mais pour pouvoir fonctionner, Google rajoute tout un tas de services, des microservices,
[Benjamin] tout un tas de choses, qui ne sont pas libres du tout et qui de toute façon dépendent
[Benjamin] des serveurs de Google.
[Benjamin] Et ce qui fait que ben...
[Benjamin] téléphone sur Android à OSP tout seul on ne fait pas forcément grand chose alors ça existe il y a
[Benjamin] il y a des il y a pas mal d'ailleurs de développement qui sont faits là dessus moi j'ai utilisé
[Benjamin] CyanogenMod il y a quelques années qui maintenant s'appelle LineageOS et
[Benjamin] ça fonctionne, c'est à dire qu'on peut aller sur le net, on peut téléphoner, on peut envoyer des
[Benjamin] textos. Par contre, il n'y a pas d'écosystème, c'est un OS pur. Et en particulier, si Aeris était
[Benjamin] là, il nous le dirait parce que lui, c'est ce qu'il a. Si je veux installer l'application de ma
[Gaël] Ah oui oui, ok. Donc le point c'est comment avoir un hardware dégafamisé, un software OS tout pareil dégooglisé, déappelisé, et ensuite aussi il faut avoir un magasin d'applications.
[Benjamin] tout à fait. Alors il y a des magasins, moi j'utilise par exemple sur mon téléphone qui
[Benjamin] lui est googlisé, j'utilise pas un téléphone dégooglisé parce que je trouve ça encore
[Benjamin] trop contraignant, en revanche j'utilise le magasin F-Droid qui est un magasin d'applications
[Benjamin] libre et open source.
[Gaël] attaqué par Google, non Google ils ont pas directement mais ils veulent fermer tous ces magasins alternatifs
[Benjamin] Alors tout à fait, et c'est pour ça aussi que tout le monde est en train de s'exciter sur ce sujet là parce qu'il y a donc des magasins alternatifs dont F-Droid que moi j'aime vraiment beaucoup et je trouve qu'il y a des applications qui sont vraiment chouettes dessus.
[Benjamin] Mais pour des questions de sécurité, Google veut obliger les développeurs à s'authentifier
[Benjamin] pour pouvoir installer leurs applications sur des téléphones avec l'Android de Google,
[Benjamin] ce qui est...
[Gaël] exactement pareil qu'IOS.
[Benjamin] bloquerait de facto un F-Droid, exactement comme iOS en Europe.
[Benjamin] Puisqu'on interdit pas les magasins tiers, on interdit ceux qui ne se sont pas authentifiés auprès de Google.
[Benjamin] Mais donc on peut avoir un magasin tiers authentifié.
[Benjamin] Et donc en fait, ça rejoint ce que fait Apple en Europe puisque l'Union Européenne a imposé à Apple d'autoriser les magasins alternatifs.
[Benjamin] Ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis et ce qui fait qu'aujourd'hui on peut avoir des magasins alternatifs mais contrôlés par Apple.
[Gaël] Hmm.
[Benjamin] Ce qui au final ne sert à pas grand chose.
[Benjamin] Et donc là où on a une vague...
[Benjamin] timide progression du côté d'Apple, on aurait une énorme régression côté Google, ce qui
[Benjamin] est plutôt inquiétant.
[Gaël] parce que moi aussi j'utilise un Samsung qui vient avec tout un tas d'applications Google,
[Gaël] eux ils ont une surcouche chez Samsung, j'ai l'impression que ça fait quand même...
[Gaël] de temps que c'est compliqué d'avoir du Android sans Google et en fait ça me
[Gaël] fait repenser quand j'étais chez Aldebaran Robotics, il y a eu tout un moment où
[Gaël] on a voulu passer les tablettes des RoboPaper sur Android, je crois que le
[Gaël] constructeur de la tablette c'était Asus, il me semble, j'en suis pas sûr, c'était
[Gaël] un Coréen en tout cas, et
[Gaël] En fait ça brisait un peu l'expérience parce que à la base Pepper, le robot, quand tu ouvrais la boîte il sortait, il roulait en dehors de sa boîte et il y avait toute une expérience de configuration
[Gaël] Bonjour, je suis Pepper, tatatitata et tu pouvais discuter et tout
[Gaël] Sauf que là en fait le constructeur il avait des services Google donc le premier truc que tu devais faire
[Gaël] avant toute chose, c'était de configurer sur la tablette, ton
[Benjamin] et ton adresse Gmail.
[Gaël] wifi, ton adresse Gmail.
[Gaël] Ça cassait complètement l'expérience parce qu'on passait vraiment d'un truc magique.
[Gaël] Je pense que c'est un des plus beaux trucs que j'ai vu dans un produit hardware.
[Gaël] Tu ouvres la boîte et il y a le robot qui descend et qui commence à danser pour toi.
[Gaël] Et là, on est passé à rentrer le mot de passe de ton wifi, rentrer ton adresse Gmail, etc.
[Benjamin] Aujourd'hui avoir un téléphone...
[Benjamin] Android, Google sans adresse Gmail, c'est juste pas possible.
[Benjamin] Alors, il y a des alternatives qui d'ailleurs doivent...
[Benjamin] j'imagine se réjouir ou pas de ce type d'annonce parce que ça va les mettre sur le devant de la
[Benjamin] scène et en particulier on pense à EOS de Murena dont
[Gaël] EOS dont on a déjà parlé, ouais.
[Benjamin] on a déjà parlé plusieurs fois.
[Benjamin] Alors moi j'ai un téléphone alternatif secondaire sous EOS qui fonctionne plutôt pas mal. C'est
[Benjamin] Pixel
[Gaël] mhm
[Benjamin] 4a.
[Gaël] Donc, c'est tout.
[Benjamin] Donc du Google, ça fonctionne plutôt pas mal, c'est assez agréable, c'est assez joli et surtout là
[Benjamin] où CyanogenMod puis LineageOS ont été conçus pour des geeks et c'est compliqué, c'est vraiment
[Benjamin] compliqué, c'est compliqué à installer déjà et c'est compliqué à utiliser, iOS eux ils ont pris
[Benjamin] le parti de faire un téléphone que tu peux filer à ta mère.
[Benjamin] sauf si ta mère est chercheuse en informatique je sais pas mais en tout cas c'est fait pour que
[Benjamin] ce soit utilisable facilement à l'origine d'ailleurs je crois que leur pub c'était de
[Benjamin] dire que c'est un téléphone dégooglisé mais sur lequel il ya whatsapp
[Benjamin] Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui l'argument tienne encore parce qu'on ne recommandera
[Benjamin] pas forcément d'utiliser WhatsApp, mais l'idée c'est ça, c'est-à-dire qu'ils ont leur
[Benjamin] propre magasin d'application dans lequel on va retrouver tout ce qu
[Gaël] Ah oui.
[Benjamin] 'il y a sur F-Droid
[Benjamin] et que dans ce magasin d'application ils sont allés récupérer de manière plus ou moins
[Benjamin] officielle.
[Benjamin] C'est ça.
[Benjamin] les logiciels qu'on trouve sur les magasins d
[Gaël] à Capeka.
[Benjamin] 'applications officielles et donc
[Benjamin] c'est les voilà c'est des les applications sur android c'est des
[Benjamin] fichiers point apk et donc ils sont allés chercher les fichiers apk et du
[Benjamin] coup on peut installer très facilement aussi facilement que sur un téléphone
[Benjamin] google liser une application et
[Benjamin] est important, c'est qu'on n'a pas besoin de se créer un compte Google. Donc
[Gaël] Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
[Benjamin] on peut utiliser
[Benjamin] son téléphone de manière anonyme. Les téléphones à clapets qu'on mentionnait plus tôt, on n'avait
[Benjamin] pas besoin de se créer un compte pour pouvoir s'en servir et passer un appel. Ça nous paraîtrait
[Benjamin] complètement abscond de devoir se
[Gaël] Vous avez un Motorola ?
[Benjamin] créer un compte. J'avais un matrafe.
[Gaël] Je me rappelle de la pub Motorola qui a été vraiment très très...
[Benjamin] j'étais pas assez riche pour les motor
[Gaël] Ah oui?
[Benjamin] à la moi j'avais un matras moi un petit matras
[Gaël] Nokia, comme un peu tout le monde je pense.
[Benjamin] et j'ai eu un Nokia par la suite, oui bien sûr
[Gaël] ok très bien et bah dégooglisation os donc tu citais murena là j'en vois que
[Gaël] tu as mis toute une liste puisqu'il ya punk te voilà you want to touch donc c'est
[Gaël] touch donc c'est directement une stack Ubuntu Debian je suppose
[Benjamin] Ouais, qui était un peu moribonde, et puis en fait tout ça est en train de renaître, c'est plutôt pas mal.
[Benjamin] Moi de mon côté, il y a un truc qui m'intéresse vachement, c'est les tablettes.
[Benjamin] Parce que moi je trouve qu'une tablette, ça ne sert à rien si tu ne peux pas avoir un client SSH.
[Benjamin] Alors il y a des clients SSH pour Android, mais c'est quand même pas super pratique.
[Benjamin] Et moi, si je peux faire un APT Get sur ma tablette, je suis le plus heureux des hommes.
[Benjamin] Et donc je suis en train de regarder ce qui existe.
[Benjamin] Tout ça encore balbutiant je trouve, il y a Walid qui fait le podcast Projet Libre, alors lui il y passe des heures et des heures et d'ailleurs il reçoit les intervenants et il a reçu Murena dans son podcast, ce qui lui a valu un petit...
[Gaël] Est-ce que tu as fait tout ça pour juste qu'on parle de ça ?
[Benjamin] Non, non, non, il l'a, du coup on est obligé d
[Benjamin] 'en parler, j'avais pas prévu d'en parler.
[Gaël] Parce qu'on s'était dit qu'on n'en parlerait pas volontairement.
[Benjamin] Walid, force à toi, si tu nous écoutes, non il a parlé de...
[Benjamin] de Murena iOS et il a parlé aussi d'un projet qui n'est pas du tout concurrent qui est GrapheneOS OS.
[Benjamin] Alors GrapheneOS ou GrapheneOS,
[Gaël] Qu'en a-t-il ?
[Benjamin] on ne sait pas, on ne sait pas et les gens de GrapheneOS l'ont insulté sur les réseaux sociaux,
[Benjamin] ce qui lui a valu de multiplier par 3 ou 4 ses audiences habituelles d'ailleurs à cause du drama.
[Benjamin] Mais nous on ne veut pas d
[Gaël] ou on veut pas d'audience, donc on ne les insultera pas
[Benjamin] 'audience donc non, donc on aime beaucoup GrapheneOS OS, c'est un...
[Benjamin] très bon produit qui n'a pas du tout la même philosophie que iOS. iOS c'est vraiment ne pas
[Benjamin] filer ses données perso tout en restant accessible alors que GrapheneOS c'est la sécurité à fond,
[Benjamin] c'est un truc ultra sécurisé, ce qui n'est pas le cas de Murena et iOS.
[Gaël] et tant à trop dit, tant à trop dit on va avoir beaucoup plus...
[Benjamin] Je ne pense pas, je ne pense pas.
[Gaël] Euh, bon, je me permets de passer parce que du coup, je pense qu'on a fait le tour de
[Gaël] ce sujet là, mais tu citais un post sur Blue Sky de Nicolas Vivant.
[Benjamin] Oui, qui m'a bien fait plaisir, Nicolas Vivant, donc...
[Benjamin] est un libériste convaincu à la mairie d'Échirolles et qui a posté rachat de vmware pas
[Benjamin] concerné, passage à windows 11 non plus, panne de aws nope, panne de microsoft ah bon, licence en
[Benjamin] hausse on s'en fout, cloud act pas un souci et il conclut par, et je lis de plus en plus d'articles
[Benjamin] qui expliquent qu'open source et souveraineté ne vont pas de pair, ok spécialiste. Donc le
[Gaël] un article spécialement sur ce sujet là.
[Benjamin] Et donc j'ai pensé à toi en lisant ce message, je me suis dit ah mais je suis bien d'accord avec
[Benjamin] Nicolas Vivant qui du coup explique que le fait d'avoir choisi des solutions open source mais
[Benjamin] surtout des licences libres pour l'ensemble de son architecture et bien ça l'a protégé de
[Benjamin] tous ces problèmes.
[Gaël] je vais faire volontairement l'avocat du diable
[Gaël] parce que je suis globalement d'accord avec ce qu'il dit
[Benjamin] tu vas surtout te faire l'avocat de Gaël Lago.
[Gaël] Donc le diable.
[Gaël] Bon, déjà...
[Gaël] Les dernières phrases sur open source et souveraineté ne vont pas de pair ou en tout cas j'avais
[Gaël] fait un article qui disait, le code est ouvert mais la dépense subsiste.
[Gaël] Pourquoi ? Parce que c'est pas parce que ton code est ouvert, si t'as pas les compétences
[Gaël] pour le maintenir, pour forquer, pour quoi que ce soit, ok c'est open source mais tu
[Gaël] restes tout autant dépendant, donc moi j'aime pas le terme de souveraineté, je préfère
[Gaël] le terme d'indépendance, autonomie, tu dis
[Benjamin] autonomie.
[Gaël] ce que tu veux et les mythes c'est pas...
[Benjamin] Déjà je suis pas d'accord avec toi mais vas-y continue.
[Gaël] Et bah en fait, si t'as pas les compétences de le faire, tu resteras tout autant dépendant, donc ça ne t'assure pas ton autonomie.
[Gaël] Et ensuite...
[Gaël] de son côté, donc effectivement il n'est pas affecté par le rachat de VMware, par tout ça,
[Gaël] mais on sait bien qu'un système informatique, ça déconne.
[Gaël] Genre souvent, sinon en fait on ne payerait pas des gens ou des licences cloud code pour les maintenir.
[Gaël] Donc lui, il n'est pas impacté par tel ou tel sujet, mais il est sûrement impacté par tout un tas d'autres sujets.
[Gaël] Moi, je suis plutôt pour qu'on passe à des Logiciels Libres, ou en tout cas qu'on retire des licences surtout de logiciels états-uniens,
[Gaël] ou en tout cas extra-européens en général.
[Gaël] Le point, c'est qu'en même temps, il faut faire grossir ces équipes pour pouvoir les maintenir,
[Gaël] parce que tout ça, en fait, sinon ça crée d'autres problèmes, c'est pas parce que d'un coup tu installes...
[Gaël] du Debian partout et tu retires toutes tes licences Windows, que ton système va
[Gaël] magiquement fonctionner et que tu ne seras jamais impacté par aucune panne.
[Gaël] Est-ce qu'il est concerné par tout ça ? Bah non, mais en fait si tu prends une licence
[Gaël] chez un autre fournisseur de sas français ou européen, le jour où ce fournisseur de
[Gaël] sas français ou européen il déconne, t'auras les mêmes problèmes que si t'étais chez
[Gaël] VMWare ou je sais pas qui que ce soit, si t'as de l'open source bah oui effectivement
[Gaël] tu n'auras pas les problèmes de licence, mais t'auras sûrement des problèmes de
[Gaël] panne et il faudra les corriger toi-même.
[Benjamin] laisser parler. Je
[Gaël] Oui oui.
[Benjamin] me suis mordu les lèvres, je pense que je saigne.
[Benjamin] pour une raison simple c'est que tu viens d'utiliser de manière alternative quasiment
[Benjamin] une fois sur deux open source et libre alors que les mots ne sont pas du tout interchangeables
[Benjamin] dans ce contexte là, la plupart du temps on utilise l'un ou l'autre c'est pas très
[Benjamin] grave mais là effectivement tu pointes du doigt le fait que open source et libre c'est
[Benjamin] deux concepts qui sont très très différents puisque open source c'est un concept
[Benjamin] c'est est-ce que j'ai accès au code source et ça ne concerne que des développeurs ou des experts
[Benjamin] techniques. Alors que licence libre, logiciel libre, c'est une question de licence, donc c'est une
[Benjamin] question de contrat, c'est quel est le contrat qui me lie à l'éditeur du logiciel et donc le fait
[Benjamin] que le logiciel soit libre est beaucoup plus important que le fait qu'il soit open source
[Benjamin] parce qu'effectivement open source ça concerne que des développeurs.
[Benjamin] dit par exemple quand il parle de licences en hausse ben en fait le prix facturé pour une
[Benjamin] licence d'un logiciel libre c'est zéro donc effectivement ça peut faire fois 2 fois 3 ça
[Benjamin] va pas changer grand chose attention je parle de vrai logiciel libre je parle pas d'open core avec
[Benjamin] des versions
[Gaël] On peut t'en faire ce que tu es en train de dire.
[Benjamin] community et des versions enterprise mais de vrai logiciel libre où l'intégralité du
[Benjamin] code est sous licence libre
[Gaël] je ne suis pas du tout d'accord avec le procédé argumentaire que vous utilisez, c'est fallacieux
[Gaël] et vous le savez en plus, là où globalement c'est par le point de vue open source libre
[Gaël] ils sont complètement interchangeables dans ce contexte là, puisqu'en fait le point
[Benjamin] non parce que
[Gaël] que je mets en avant c'est la technique, c'est qu'à un moment...
[Benjamin] justement en fait oui oui mais mais mais du coup la technique bah
[Benjamin] c'est ce qui concerne la partie open source la partie facturation c'est ce
[Benjamin] qui concerne la partie logiciel libre
[Gaël] entièrement d'accord avec toi déjà premièrement parce que tu as des logiciels open source qui
[Gaël] coûtent 0 aussi sans être libre ils peuvent coûter 0 sans être libre
[Benjamin] Oui mais on n'est pas libres du coup, ils sont pas libres, on n'est pas libres.
[Gaël] mais en fait que ce soit open source et que tu n'aies pas de contrat avec un éditeur ou que ce
[Gaël] soit libre et donc du coup tu n'as pas de contrat avec un éditeur dans tous les cas
[Benjamin] Si si, la licence est un contrat de licence, c'est un contrat.
[Gaël] tu n'auras pas avoir de support ou une maintenance de l'éditeur, tu n'as pas de garantie.
[Gaël] Parce que c'est ça le problème, c'est la garantie.
[Benjamin] Ah mais ça c'est autre chose.
[Gaël] Oui mais, globalement, quand tu prends des licences chez Windows ou n'importe quel éditeur,
[Gaël] je veux pas dire qu'ils le font, mais tu espères qu'ils le fassent.
[Benjamin] bien quoi ? Le support ?
[Gaël] le transport, la maintenance...
[Benjamin] Oui d'ailleurs on a parlé la semaine dernière de la fin du support de Windows 10, typiquement on est en plein dedans.
[Gaël] Voilà, je pense que ça reste que c'est très très proche de la foi, c'est-à-dire que
[Gaël] tu espères que quelqu'un très très loin de toi fasse bien le boulot etc.
[Gaël] Là le point c'est que du coup tu n'as pas à espérer ça, tu sais que tu es tout seul,
[Gaël] le jour où ça déconne, bah tu sais que tu dois te débrouiller un peu tout seul ou en
[Gaël] tout cas avec la communauté.
[Gaël] Et en fait c'est ça, c'est un sujet technique.
[Benjamin] Je ne suis pas du tout d'accord avec toi, parce que tu peux avoir, alors pour le coup
[Benjamin] on est bien placé pour le savoir, étoile
[Gaël] Oui.
[Benjamin] premier, qu'on peut très bien vendre du
[Benjamin] support sur des logiciels libres, mais juste que là où quand t'achètes un Windows t'achètes
[Benjamin] le logiciel avec sa licence non libre et le support dans la même boîte, moi j'ai acheté
[Benjamin] des Windows à la Fnac en boîte, ça se fait plus beaucoup mais on comprend le principe,
[Benjamin] mais on peut aussi télécharger un logiciel libre et acheter du support à côté.
[Gaël] Oui.
[Benjamin] Je connais une société qui s'appelle l'LINAGORA.
[Gaël] Oui, je suis le directeur
[Benjamin] qui le fait.
[Gaël] du service qui fait ça, j'essaye de ne pas le...
[Benjamin] Donc j'espère que je ne t'apprends rien !
[Gaël] Ah ouais, c'est ça toutes les slides
[Benjamin] C'est vrai qu'il m'a toujours...
[Gaël] que je vois tout le temps, mais non mais peu importe
[Gaël] en fait.
[Benjamin] Mais du coup, je ne veux pas
[Gaël] Dans tous les cas, tu auras...
[Benjamin] non plus vanter les mérites de ton travail,
[Gaël] ...
[Benjamin] mais en fait, si quand même, c'est quand même le meilleur des mondes.
[Benjamin] C'est-à-dire que tu as un logiciel qui est open source, ça, grosso modo,
[Benjamin] personne n'en a rien à faire, ou assez rare, mais qui est sous licence libre.
[Benjamin] Donc, du coup, on est souverain, pas au sens...
[Benjamin] Chauvin et c'est chez
[Gaël] Ah ouais, autonome.
[Benjamin] nous, mais on est libre parce qu'on a une licence libre et on peut
[Benjamin] acheter du support parce que quand ça plante, on n'a pas envie d'avoir une équipe à
[Benjamin] former pour déplanter le truc et puis parce que c'est pas mal de mutualiser les connaissances
[Benjamin] et l'expertise dessus, je pense d'ailleurs que dans tes équipes t'as des gens qui
[Benjamin] contribuent aux codes donc qui sont très bien placés.
[Gaël] le but en contribuant
[Benjamin] A qui ?
[Gaël] bon je réponds je rentre un peu plus dans le sujet donc nous
[Gaël] est ce qu'on fait effectivement donc ça s'appelle
[Benjamin] Est-ce que tu as des contributeurs sur A--Armor ?
[Gaël] J'ai un contrubuteur sur A--Armor, effectivement.
[Benjamin] On le salue.
[Gaël] On fait une blague qu'entre nous on est deux personnes qui font ce podcast et une personne qui les écoute qui peuvent comprendre la blague.
[Benjamin] Et si on multiplie nos audiences par 3, on sera 5.
[Gaël] Pas du tout
[Benjamin] On expliquera aux deux autres.
[Gaël] tout ça ferait neuf, ah oui tu crois oui c'est vrai, ok donc on fait ça, on fait
[Gaël] du, ouah ça intéresse vraiment personne qui nous écoute, on fait du support et même
[Benjamin] Mais si, c'est super intéressant !
[Gaël] c'est plus que du support c'est de l'assurance de logiciels open source et libres.
[Benjamin] C'est primordial, s'il n'y a pas de support et d'assurance dans le logiciel libre,
[Benjamin] on va avoir du mal à intéresser les grandes entreprises quand même.
[Gaël] reste que...
[Benjamin] tu fais un travail primordial Gaël.
[Gaël] Reste que pour moi c'est quand même important et à la mairie d'Échirolles ils ont tout
[Gaël] un tas de gens qui connaissent très très bien les sujets d'administration au système
[Gaël] etc.
[Benjamin] Ça fait longtemps que tu n'as pas vu Nicolas, parce que j'ai pas l'impression qu'il a tout un tas de gens.
[Benjamin] Il n'a pas tout un tas de gens...
[Gaël] même des gens sur place.
[Benjamin] Il a des gens, mais il n'a pas tout un tas de gens.
[Benjamin] Faut pas imaginer qu'il a une équipe de...
[Gaël] Ils ne sont pas 300, mais non mais bien sûr, mais dans tous les cas, il y a un moment où...
[Benjamin] Non mais ils ne sont pas dix !
[Gaël] Alors, c'est oui, ok.
[Benjamin] et je pense qu'ils ne sont même pas cinq, est
[Gaël] ...
[Benjamin] -ce qu'ils sont un ?
[Benjamin] Ouais, on réinvitera Nicolas et on l'a déjà invité, on va pas parler à sa place
[Gaël] Et on lui dira combien, ils sont combien.
[Benjamin] et il nous dira combien il est dans son équipe.
[Gaël] alors sachant qu'il y a aussi la DSI etc mais peu importe c'est pas de ça dont je parle c
[Benjamin] Mmh.
[Gaël] 'est juste
[Gaël] que quand tu as des problèmes tu as des sondes qui sonnent ou quoi que ce soit oui tu vas prévenir
[Gaël] ton support mais en fait ton support il n'est pas prévenu automatiquement donc il y a bien quelqu'un
[Gaël] qui va commencer par faire les premières investigations qui va sûrement trouver quelque chose etc
[Gaël] Le logiciel open source, ça bugue à peu près autant que le logiciel privé à peu de choses près puisque c'est des développeurs, c'est les mêmes populations de gens qui font les développements, etc.
[Gaël] Donc en fait, que ce soit dans le privé où ils ne partagent pas leur code ou dans l'open source, ils retrouvent à peu près les mêmes problèmes.
[Gaël] Donc ça bugue pareil.
[Gaël] Et...
[Gaël] c'est juste que là en fait t'as pas l'éditeur surtout sur des logiciels sas ou quoi que ce soit qui vient
[Gaël] et c'est là où il faut prendre du support etc etc
[Gaël] mais dans tous les cas t'es obligé d'augmenter les compétences
[Gaël] moi je trouve que c'est une bonne chose
[Gaël] mais je trouve juste que c'est fallacieux
[Gaël] non je sais pas c'est pas fallacieux c'est juste
[Benjamin] Exagéré tu veux dire.
[Gaël] Exagéré, ou en tout cas, c'est un cadre.
[Benjamin] Bah moi je trouve pas.
[Benjamin] Moi je trouve pas.
[Gaël] Je m'attendais pas à avoir ce débat et en fait je pense que je racontais tout un tas de conneries depuis tout à l'heure
[Gaël] Je suis globalement d'accord avec Sidi, c'est juste que je pense que c'est un cadre qui l'arrange bien
[Benjamin] Mais évidemment aussi que son message est un peu provocateur, c'est
[Gaël] Mais bien sûr !
[Benjamin] sur les réseaux sociaux,
[Benjamin] mais sur le fond, il n'y a rien de faux.
[Gaël] Non mais je dis pas que c'est faux, hein !
[Benjamin] Après, il parle d'open source, la panne AWS n'est pas
[Benjamin] liée à l'open source, il parle de Cloud Act, ce n'est pas vraiment lié à l'open source non plus,
[Benjamin] mais il fait un petit amalgame, mais il n'est pas très gros.
[Gaël] que tous les deux on partage ce qu'il dit c'est juste que le cadrage l'arrange bien et ouais mais
[Gaël] j'ai raconté tout un tas de conneries il ya des gens qui qui
[Benjamin] Et je ne couperai rien au montage, j
[Gaël] Bah ouais, je le sais, c'est affreux.
[Benjamin] 'ai pas que ça à faire, tu le sais ?
[Benjamin] Oui,
[Gaël] Oui, je le sais.
[Benjamin] je le sais.
[Benjamin] Bon, on va peut-être passer au sujet suivant, est-ce qu'on a Transi-classe ?
[Gaël] Non, bah non, je suis déjà en train...
[Benjamin] J'ai l'impression que tu es en train de fondre un fusil, de péter un câble.
[Gaël] Je me
[Benjamin] Non ?
[Gaël] sens pris en défaut énormément et donc du coup je stresse
[Benjamin] J'ai l'impression que ta santé mentale est en
[Gaël] Ah ! Oh !
[Benjamin] train de partir en cacahuètes.
[Gaël] Ah elle est belle cette Transi-classe là, c'est effectivement bien joué !
[Benjamin] Tu ne l'avais pas vu venir !
[Gaël] Non, je ne l'avais pas vu venir !
[Benjamin] C'est vrai parce que je voulais parler de confidentialité des données de santé mentale justement.
[Gaël] et on se retrouve dans une prochaine vidéo.
[Benjamin] toi aussi
[Gaël] Bah bah, toujours !
[Gaël] Bon, allez, je vais l'assommer.
[Benjamin] Alors on rappelle quand même à nos auditeur·ice que t'as douce moitié, tiens, un podcast qui s'appelle Voix Plurielles.
[Gaël] Pluriel, exactement, un podcast sur la santé mentale, les handicaps invisibles et
[Benjamin] autopromos.
[Gaël] sûrement
[Gaël] tout un tas de...
[Benjamin] j'ai l'impression qu'on est chez Djamil Le Shlag.
[Gaël] D'ailleurs c'est tourné au même endroit que notre podcast, dans la cuisine, c'est le même studio.
[Benjamin] Incroyable, c'est le même studio de production.
[Benjamin] ultra bien équipés. D'ailleurs, est-ce que ce ne serait pas les mêmes microphones ?
[Gaël] c'est exactement le même
[Benjamin] les mêmes microphones.
[Gaël] microphone qu'on lui emprunte
[Benjamin] Donc santé mentale !
[Gaël] Peut-être que ça vous intéresse, non, peut-être que ça intéresse nos auditeurs aussi avant qu'on triple, on peut encore se permettre mais ce qui se passe dans l'arrière du décor, ça fait quatre semaines à peu près que Benjamin me force à avoir une muraille entre lui et moi pour protéger le son et donc du coup on ne se voit plus en fait quand on fait le podcast.
[Benjamin] si je vois tes cheveux, moi.
[Gaël] et bah moi je vois globalement le haut de tes lunettes.
[Benjamin] Et bah oui j'ai plus beaucoup de cheveux
[Gaël] J'en souffre.
[Gaël] Talkspace.
[Benjamin] « Les sessions de thérapie d'une femme sur l'application Talkspace ont été exposées
[Benjamin] au tribunal ». C'est un article incroyable que j'ai lu cette semaine et qui m'a complètement
[Benjamin] bouleversé.
[Benjamin] En fait, il n'y a rien de vraiment nouveau, si ce n'est que c'est tout écrit et que
[Benjamin] la connerie a été poussée à son paroxysme.
[Benjamin] C'est sur Proof News que j'ai lu l'article, il est assez long et il détaille qu'est-ce
[Benjamin] qui s'est passé et comment est-ce que des entretiens d'une femme avec son psy ont été
[Benjamin] communiqués à des enquêteurs, donc il y a 140 millions de messages.
[Benjamin] C'est complètement fou parce que ça concentre un peu tous les dangers qu'on dénonce depuis qu'on
[Benjamin] fait ce podcast. Talkspace est une plateforme de chat avec des vrais médecins.
[Gaël] Oui, c'est affreux.
[Benjamin] qui a accumulé l'une des plus grandes bases de données de santé mentale au
[Benjamin] monde donc 140 millions de messages et elle utilise ces données pour entraîner
[Benjamin] un chatbot thérapeutique donc déjà là on se dit waouh et et ben sa base a été
[Benjamin] utilisée pour licencier une salariée
[Benjamin] parce que ces échanges ont été produits devant un tribunal.
[Benjamin] Et alors, il y a tellement de choses qui… En fait, cet article, quand je l'ai lu,
[Benjamin] je me suis dit « bah mais… »
[Benjamin] Il y a trop de choses qui ne vont pas, je ne sais même pas de quoi on peut parler, c'est assez
[Benjamin] incroyable parce qu'il y a un problème de secret médical, alors aux Etats-Unis le secret médical
[Benjamin] il n'est pas du tout protégé comme en France, il y a une loi qui s'appelle, que je ne connaissais
[Benjamin] pas du tout avant de me renseigner là-dessus, qui s'appelle H.I.P.
[Benjamin] qui normalement permet de limiter les fuites de données médicales, mais qui surtout permet de...
[Benjamin] de partager les données entre les systèmes d'assurance privée, puisqu'il n'y a pas de système
[Gaël] Ah ouais, public.
[Benjamin] public aux Etats-Unis, et donc souvent son assurance est liée à son employeur, et quand on change l'employeur, et bien on change l'assurance,
[Benjamin] et bien l'assureur, le nouveau, il a besoin de récupérer les données de l'ancien, donc en fait ce texte, il a surtout été fait pour ça,
[Benjamin] et il est échangé,
[Benjamin] protégé, il est échangé, protégé les échanges, et en fait on voit qu'il ne le fait pas très bien et
[Benjamin] il
[Gaël] le dossier, il part dans la nature.
[Benjamin] Et là, le dossier, il est parti même pas dans la nature, il est parti dans un tribunal.
[Gaël] compris la blague. Le dossier, il part dans la voiture.
[Benjamin] Je ne sais pas comment mon moteur de transcription va la choper celle-là.
[Gaël] Donc, il y a des...
[Benjamin] Et donc il y a un problème de confidentialité, évidemment avec le RGPD, ça ne se passerait pas du tout comme ça.
[Benjamin] Il y a un problème aussi d'anonymisation des données, parce que les données étaient censées être anonymisées,
[Benjamin] et en fait là ce dont on se rend compte, c'est qu'elles ne sont pas anonymisées, elles sont pseudomisées,
[Gaël] ça se retrouve parce que si t'as l'heure, etc.
[Benjamin] et que du coup, tu arrives à
[Gaël] bien sûr.
[Benjamin] retrouver, et avec pas beaucoup de reverse engineering, à retrouver les données.
[Gaël] Mais comment est-ce qu'ils ont pu produire les données en justice ?
[Gaël] Évidemment, la société, ils ont dû donner les données.
[Benjamin] c'est exactement ce qui s'est passé. Ils sont allés chercher les données et ils ont réussi à justifier et à produire.
[Gaël] sur des séances de justice, c'est ça ?
[Benjamin] Je pense que oui.
[Gaël] Donc du coup, au final, un psychiatre ou quoi que ce soit, il aurait dû donner les mêmes données.
[Benjamin] Alors en fait ce qu
[Gaël] pour tenir les données.
[Benjamin] 'ils disent dans l'article 6, c'est qu'un gros problème de ces plateformes,
[Benjamin] c'est que les échanges sont intégralement enregistrés et indexés, alors que si je
[Benjamin] vais voir mon psy, je ferme la porte, il y a le secret médical, mais même...
[Benjamin] même avant même le secret médical il y a le fait que le psy il note
[Gaël] Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
[Benjamin] pas tout et donc il pourra
[Benjamin] peut-être fuiter des informations malgré lui ou parce qu'il est malhonnête ou que sais-je mais
[Benjamin] ou parce qu'on lui a demandé mais en tout état de cause il ne pourra fournir que les données qu'il
[Benjamin] a notées alors que là on a 100% des échanges et c'est ce qui fait d'ailleurs que c'est super
[Benjamin] intéressant pour entraîner des modèles
[Gaël] Ouais, moi aussi je trouve ça totalement fou.
[Gaël] Ça me fait penser à l'histoire de Niantic, là, avec Pokémon Go.
[Gaël] En fait, ils ont demandé à tout un tas de gens de scanner des rues,
[Gaël] tout un tas d'endroits pour faire de l'entraînement d'IA aussi.
[Gaël] Je veux dire, on nous prend vraiment pour des cons, en fait.
[Gaël] On nous fournit des services plus ou moins payants, plus ou moins gratuits.
[Gaël] Et en fait, ça sert à entraîner de l'IA.
[Benjamin] Mais alors là, on est sur des données de santé et des données de santé mentale.
[Gaël] à bientôt
[Benjamin] on arrive à un combo qui est quand même assez incroyable.
[Gaël] Non je suis d'accord, et puis j'imagine même pas en plus vu que tout est privé etc.
[Gaël] Nous en France on a quand même des entreprises privées aussi qui sont dans le...
[Benjamin] On avait parlé des pharmaciens l'autre fois.
[Gaël] Ouais, mais ouais, je pensais même à Doctolib, qui t'aide à prendre des rendez-vous, etc.
[Gaël] Pareil, tu vois, s'il y a des fuites sur Doctolib, j'ai peut-être pas envie que tout le monde
[Gaël] sache quel médecin je vois.
[Benjamin] qu'il y aurait des fuites ? Il n'y a pas de fuites ? Il y a des fuites de données ? C'est très très rare.
[Gaël] Autolib, je sais pas, j'ai pas vu de fuite.
[Benjamin] à ma connaissance, il n'y en a pas eu.
[Gaël] Oui, donc euh...
[Benjamin] y'en a pas encore eu.
[Gaël] Encore eu.
[Gaël] Mais ouais, non, ça pose tout un tas de problèmes.
[Gaël] Est-ce que t'as une solution à tout ça ?
[Gaël] Ou en tout cas, il faut se prému... Oui ? Ah...
[Benjamin] oui bien sûr oui j'ai une j'ai longuement réfléchi et je pense que la solution la plus efficace c'est
[Benjamin] n'allez pas travailler aux états unis et rester en europe profiter du rgpd
[Gaël] Ne donnez pas... Ah, il faut que j'arrête... Ne fournissez pas les...
[Benjamin] défendait la sécurité sociale et les services publics.
[Gaël] Ah oui c'est vrai ça.
[Gaël] Non mais fournissez pas vos données aussi sur des chats comme ça.
[Gaël] Je pense qu'aujourd'hui il y a tout un tas de chatbot même en Europe qui doivent se
[Gaël] servir de la donnée pour s'entraîner quoi.
[Benjamin] Oui et puis en fait il y a énormément d'avancées technologiques qui effectivement le sont alors
[Benjamin] on l'a vu pendant le covid le fait d'avoir des téléconsultations bah ça a sauvé des
[Gaël] Hmmmmmmmmmmm
[Benjamin] vies hein
[Benjamin] après si on a le choix
[Benjamin] Typiquement, moi ça m'arrive assez souvent. Alors à Paris, on a de la chance parce qu'on est assez bien fourni sur certaines spécialités.
[Benjamin] Et par exemple généraliste,
[Benjamin] moi j'ai pas besoin de voir un généraliste à distance, donc... mais Doctolib me le propose.
[Benjamin] Est-ce que vous voulez le faire à distance ? Je dis bah non, j'ai pas du tout envie de mettre un ordinateur
[Benjamin] entre un médecin et mes problèmes de santé.
[Benjamin] pas du
[Gaël] Mmh.
[Benjamin] tout, c'est forcément un maillon faible, supplémentaire et...
[Gaël] J'ai l'impression que c'est pas enregistré, en tout cas, est-ce qu'ils conservent de la donnée ?
[Benjamin] bien sûr qu'il ne la conserve pas, mais
[Gaël] Ouais.
[Benjamin] c'est quand même un risque.
[Gaël] Non, je suis d'accord.
[Benjamin] Pour le coup je suis assez tranquille sur le fait qu'en France ce genre de situation ne peut pas se produire.
[Benjamin] ou alors je suis très naïf mais en tout cas je ne vois pas comment est-ce que ça serait
[Benjamin] possible mais c'est quand même un risque supplémentaire et je préfère ne pas prendre
[Benjamin] risque.
[Benjamin] Et d'ailleurs le premier risque c'est d'ouvrir un peu la fenêtre d'Overton.
[Gaël] Et par contre, voilà.
[Benjamin] C'est dire bah voilà c'est bon maintenant une fois que tout le monde a pris l'habitude
[Benjamin] de faire des téléconsultations.
[Benjamin] peut-être l'enregistrer comme ça, on pourra le regarder
[Gaël] on va la regarder à nouveau
[Benjamin] à nouveau, faire le compte rendu
[Benjamin] automatique, et puis si
[Gaël] Hmmmmmmmmmmm
[Benjamin] vous changez de praticien, du coup il pourra regarder ce que vous avez dit
[Gaël] Et résumé, ouais...
[Benjamin] la fois d'avant. Et puis s'il y a une attaque terroriste pédophile, ça peut peut-être aider,
[Gaël] Mmh mmh mmh mmh
[Benjamin] on ne sait pas, enfin les arguments classiques.
[Gaël] Et demain dès que tu veux acheter quoi que ce soit, une maison, un appart, une voiture,
[Gaël] tu te prends plus de 100% sur ton assurance.
[Gaël] Hmmmmmmmmmmmmmmmmm
[Benjamin] Exactement, là aujourd'hui les boîtes qui sont intéressées par ces données pour l'instant c'est
[Benjamin] juste des boîtes qui veulent valoriser la donnée mais derrière une fois qu'elles auront ces données
[Benjamin] et qu'elles les auront bien valorisé elles vont vouloir les revendre et
[Gaël] Merci à vous.
[Benjamin] les premiers qui vont
[Benjamin] vouloir les acheter se les assurent.
[Gaël] Hummmmmmmmmmmmmmmmmmmm
[Benjamin] on est peut-être un peu parano hein, mais voilà, je pense qu'il faut garder la fenêtre
[Benjamin] d'Overton fermée à double tour, et bah non, pas de téléconsultation, merci.
[Gaël] ou alors on pourrait peut-être toutes et tous se réunir dans une grande pièce,
[Gaël] genre tous les Français ou tous les Européens,
[Gaël] une très très grande salle, et on fait un vote à main levée.
[Benjamin] Oui, c'est une bonne idée.
[Gaël] Mais il faudrait qu'on puisse en parler un petit peu, tu vois, donc voilà.
[Gaël] 60 millions, une salle d'effet de 60 millions de personnes.
[Gaël] On a fini ici.
[Benjamin] Alors, il y a juste un dernier point qui est intéressant dans l'article, c'était parce
[Benjamin] que c'est quelque chose dont on ne parle pas assez, c'est le consentement éclairé.
[Benjamin] Très souvent, on demande le consentement éclairé, enfin en tout cas le RGPD impose
[Benjamin] que les consentements soient éclairés.
[Benjamin] Là, le consentement était censé l'être et puis en fait, il n'était pas du tout.
[Benjamin] Et très souvent, les consentements éclairés sont fictifs et sont des consentements obscurs.
[Benjamin] Parce que quand on veut aller voir un médecin et qu'il y a une case à cocher et qu'on est malade,
[Benjamin] ben la case on va la cocher quoi. Et de toute façon il y a une dépendance et un rapport,
[Benjamin] il n'y a pas de
[Gaël] Très long...
[Benjamin] négociation quoi. Donc il n'y a pas du tout de consentement éclairé et je trouvais ça assez intéressant.
[Gaël] qu'on puisse barrer des mentions, tu sais dans les contrats t'as le droit de
[Gaël] changer les mentions quand tu signes quelque chose tu pourrais dire oui mais
[Gaël] sauf ça ça ça ça ça
[Benjamin] Ouais, bah c'est comme les... les bandocookies.
[Gaël] Ah oui.
[Benjamin] de plus en plus si tu dis non, bah tu vois pas.
[Gaël] Ouais, c'est vrai, c'est vrai.
[Benjamin] consentement pas éclairé.
[Gaël] Hummmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
[Gaël] Bon j'tiens quand même à... avant qu'on termine
[Gaël] Parce que tout a l'heure j'ai été pris en défaut
[Gaël] Je suis globalement d'accord avec le...
[Benjamin] avec Nicolas.
[Gaël] avec Nicolas, c'est juste le cadrage, et oubliez, si j'ai dit des bêtises, oubliez
[Gaël] ne m'en voulez pas trop, c'est de la faute de Benjamin tout ça.
[Benjamin] et je ne couperai pas au montage.
[Gaël] Je vais pas écouter cet épisode exprès parce que je pense que je racontais plein de bêtises
[Benjamin] Mais t'écoutes jamais les épisodes, arrête !
[Gaël] ça m'arrive des fois
[Benjamin] à la semaine prochaine.
[Gaël] à la semaine prochaine
[Gaël] et à la semaine prochaine.