[Générique] L'informatique doit être au service de chaque citoyen.
[Générique] Son développement doit s'opérer dans le cadre de la compération internationale.
[Générique] Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni au droit de l'homme, ni à la
[Générique] vie privée, ni aux libertés individuelles publiques.
[Gaël] Bonjour, vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.
[Gaël] Bienvenue dans cette nouvelle revue de l'actu numérique.
[Gaël] Aujourd'hui, je suis accompagné de Benjamin et en duplex avec Aeris.
[Gaël] Bonjour Benjamin !
[Benjamin] Bonjour à tous et à toutes.
[Gaël] Bonjour Aeris !
[Aeris] Bonjour à vous deux !
[Gaël] Et bah on commence tout de suite, qu'est-ce que tu as fait de ton week-end Benjamin ?
[Benjamin] Oh là j'ai fait plein plein de choses ce week-end
[Gaël] Oh là, j'ai fait plein plein de choses ce week-end.
[Gaël] Parfait.
[Gaël] Et bah bon, bonne fin de journée.
[Aeris] ah ah ah ah
[Benjamin] Merci,
[Gaël] Merci de vous écouter RdGP.
[Benjamin] vous avez écouté RdGP.
[Benjamin] Et ben figure-toi que j'ai un petit peu codé.
[Gaël] OK.
[Benjamin] J'ai un petit peu codé un script, enfin un programme en Go, qui liste l'ensemble
[Benjamin] des paquets installés sur mon ordinateur pour pouvoir les réinstaller après un reformatage
[Benjamin] complet.
[Gaël] Pourquoi est-ce que tu as reformaté ?
[Benjamin] parce que j'ai installé Ubuntu 2604.
[Gaël] Oh là là, ça s'est bien passé ?
[Benjamin] Ça s'est super bien passé, ça a pris moins d'une heure en tout.
[Gaël] moins d'une
[Benjamin] Ouais moins d'une heure.
[Gaël] heure, dont l'écriture du script.
[Benjamin] Alors dans le script, ça fait deux semaines que j'avais commencé à l'écrire tout doucement.
[Gaël] mhm
[Benjamin] La partie backup, donc en fait l'idée c'est, je l'ai déjà dit,
[Benjamin] mais tous les six mois, à chaque nouvelle version de Ubuntu,
[Benjamin] je reformate complètement mon disque dur.
[Benjamin] Je réinstalle de 0 au Ubuntu, je récupère sur un backup mes données.
[Benjamin] Alors là comme en plus j'ai deux disques durs, des partitions séparées,
[Benjamin] j'ai même pas eu besoin de récupérer mes données puisqu'elles étaient sur un disque dur qui n'avait pas été modifié.
[Benjamin] Et je réinstalle les applications une à une en fonction de celles que j'utilise vraiment,
[Benjamin] ce qui évite de conserver les applications que j'utilise.
[Benjamin] vraiment sauf que régulièrement je me dis mince comment elle s'appelait cette appli qui était
[Benjamin] super pratique que j'utilisais presque tous les jours mais dont je suis incapable de me rappeler
[Gaël] Oui.
[Benjamin] le nom et donc j'ai fait un script qui va fouiller dans tous les paquets apk installés snap flatpak
[Benjamin] mais aussi les périphériques bluetooth les réseaux wifi les vpn enfin bref
[Gaël] l'ordinateur de ton voisin
[Benjamin] Et ça me fait surtout une liste pour être sûr que quand je réinstalle j'ai pas oublié un truc
[Benjamin] super important ou que si dans deux mois je me rends compte qu'il y a un truc qui était vraiment
[Benjamin] pratique j'aurai toujours ma liste donc j'ai un petit fichier yaml avec l'ensemble de tout
[Benjamin] ce qu'il y avait et j'ai pu tester donc j'ai testé pendant à peu près deux semaines le backup et hier
[Gaël] le grand saut.
[Benjamin] J'ai fait le grand saut, je me suis lancé à
[Gaël] Mmh.
[Benjamin] 23 heures, no guts, no glory, parce que
[Benjamin] dimanche soir, fin de
[Gaël] Oui, t'avais rien de mieux à faire.
[Aeris] Ah ah ah ah ah ah ah ah
[Benjamin] week-end, c'est le moment de reformater son disque dur, et à
[Benjamin] minuit c'était fini, et le
[Gaël] c'est génial
[Benjamin] Restore a presque fonctionné comme je m'y attendais.
[Gaël] Je te fais un petit retour sur mon week-end, j'avais un ancien ordinateur, je suis joueur
[Gaël] sur PC et il y a des logiciels anti-trige qui sont installés de force sur mes jeux
[Gaël] désormais.
[Gaël] et qui ne tourne pas sur Linux parce que l'éditeur du jeu, je pense qu'il s'en fiche complètement
[Gaël] donc du coup t'es obligé d'avoir un Windows, donc j'ai toujours un Windows chez moi
[Gaël] qui, mon ordinateur, je l'ai eu avec ma première paye
[Gaël] donc ça fait quelques années maintenant que je l'avais, il est complètement obsolète et...
[Benjamin] — Oui, parce que
[Gaël] Est-ce que tu as 65 ans ?
[Gaël] Oui.
[Benjamin] tu as 65 ans, hein. — Oui.
[Benjamin] — On s'entend pas du tout.
[Gaël] Tu ne t'emportes pas du tout.
[Gaël] Et donc du coup, j'ai reçu mon ordinateur samedi matin.
[Gaël] avec un Windows, quelle tannée, mais quelle plaie, parce que du coup c'est Windows 11
[Gaël] qui est installé.
[Gaël] Bon déjà ils ont fait leur refond de graphique là, chez Windows, tu sais avec des couleurs
[Gaël] arc-en-ciel.
[Benjamin] Alors je ne sais pas du tout, moi je me suis arrêté à Windows XP.
[Gaël] Ok bah c'est un peu plus coloré que Windows XP.
[Benjamin] Plus coloré que Windows XP, je ne te crois pas.
[Gaël] Non c'est sur le contraste ou Windows XP, c'était fort.
[Benjamin] C'était Playmobil Windows XP, on appelait ça l'interface Playmobil.
[Benjamin] de beaux cheveux, c'était tout bleu, ça faisait très peu les mobiles.
[Gaël] je me souviens d'un contraste hyper fort
[Benjamin] Mmh.
[Gaël] en fait où toutes les couleurs étaient saturées à fond
[Benjamin] Ça pouvait te griller ton écran.
[Gaël] Exactement. Et bah là, toi t'as mis une heure pour réinstaller tout, formater, etc.
[Gaël] Ça m'a pris genre samedi entier.
[Gaël] Je me suis battu parce que du coup, avec Windows 11...
[Benjamin] hors installation en fait, parce que l'installation en elle-même...
[Gaël] Ouais, l'installation était déjà faite.
[Benjamin] était déjà faite.
[Gaël] Là c'est juste le onboarding de Windows.
[Gaël] Déjà, tu passes par une trentaine d'écrans qui te demandent d'envoyer tes données,
[Gaël] de te connecter à Internet, de machin, de trucs...
[Gaël] il n'y a plus de possibilité d'avoir un compte local.
[Gaël] C'est-à-dire que tu ne peux pas avoir juste ton compte où tu te connectes, avec ton mot de passe, etc.
[Gaël] T'es obligé de créer un compte Microsoft,
[Gaël] donc qui va te connecter à Internet,
[Gaël] pour pouvoir ensuite débloquer ton ordinateur en local et tout.
[Gaël] Il y a des gens qui ont trouvé des moyens en changeant des variables dans le registre, etc.
[Gaël] Donc du coup, tu peux le faire, mais ça prend un petit temps en fait, rien que ça.
[Benjamin] donc t'as rajouté de la complexité quand même. Soyons honnêtes.
[Gaël] Oui bah j'avais, alors j'ai rajouté un peu de complexité.
[Benjamin] ...
[Gaël] Quel enfer.
[Gaël] Et puis après, donc du coup, tu arrives sur Windows 11.
[Gaël] Je me rendais plus trop compte parce que sur Windows 10,
[Gaël] j'avais désactivé un peu tous les paramètres qui te connectent à Internet
[Gaël] et qui envoient en fait en permanence de la donnée en ligne à Microsoft.
[Benjamin] Mais quand tu l'installes il te demande, RGPD oblige il te demande si t'es d'accord.
[Gaël] Ouais, alors il te laisse pas trop le choix.
[Aeris] Ouais c'est ça,
[Benjamin] Ah oui ?
[Aeris] je crois qu'il laisse pas vraiment de choix.
[Gaël] C'est-à-dire qu'il te dit bah voilà, tu peux nous filer tes données ou alors tu peux t'arrêter ici dans l'onboarding et ne pas passer à l'écran d'après, t'as le choix.
[Gaël] Donc tu peux laisser ton ordinateur.
[Benjamin] Est-ce que t'exagères pas un petit peu ?
[Gaël] Ah non, il y a vraiment des moments où t'es bloqué, bloqué.
[Gaël] Rien que sur le choix du compte Microsoft.
[Benjamin] ça donne envie,
[Gaël] Ouais.
[Aeris] Et
[Benjamin] la vache.
[Aeris] je crois que t'as moyen de contourner, t'as moyen de contourner en faisant une commande magique,
[Gaël] Voilà.
[Aeris] tu lances la commande et tu...
[Aeris] Enfin c'est vraiment bordelier.
[Gaël] Donc c'était un peu une tannée, j'ai pas encore tout setup donc je pense que j'envoie énormément de cookies là en ce moment sur les serveurs de Microsoft
[Gaël] Mais rien qu'avec la météo, tu sais y'a les news, la météo et tout, c'est un truc que tu peux désactiver facilement dans Windows 10, dans Windows 11 et encore d'autres commandes
[Gaël] Donc voilà, j'ai passé mon week-end à ça
[Benjamin] Je
[Gaël] Oui.
[Benjamin] précise que l'ordinateur avec lequel on est en train d'enregistrer, et en particulier avec lequel on est connecté avec Aeris, c'est mon ordi que j'ai installé hier soir.
[Benjamin] Donc il est complètement
[Gaël] bien. Bah moi j'ai plus joué.
[Benjamin] opérationnel. Et pour lequel tu n'as pas de compte à créer, ça fonctionne.
[Benjamin] Voilà.
[Gaël] je veux dire que c'est encore une preuve de la supériorité de l'innu...
[Benjamin] Non, je le dirai pas, chacun en tirera les conclusions qu'il veut.
[Gaël] On va quand même te poser la question, et toi ce week-end Aeris ?
[Aeris] Ah bah moi, j'ai juste faim d'être en examen musc.
[Gaël] Bon, on peut lui en parler plus tard, mais en fait...
[Benjamin] Excuse-nous, mais nous
[Aeris] Rires
[Benjamin] on a installé un système d'exploitation chacun quand même.
[Gaël] Sous-titrage ST'501
[Benjamin] Et alors, vas-y, explique-nous un peu, raconte-nous, parce qu'évidemment on avait vu passer la nouvelle,
[Benjamin] et je pense que tout le monde l'a vu passer, mais tout le monde ne sait pas qui en est à l'origine.
[Gaël] qui est Monsieur A ?
[Aeris] Ouais, je
[Benjamin] qui est Monsieur A.
[Aeris] vous remercie.
[Aeris] Je ne suis pas tout seul sur le coup, mais c'est un truc qui date depuis assez longtemps
[Aeris] où la police était derrière Twitter avec toutes les problématiques qu'il y a depuis le rachat de Twitter par Musk
[Aeris] toutes les dérives qu'il y a eu avec la pédopornographie, l'usage des bots...
[Aeris] avec Grog qui dénude les gens sur les réseaux, etc.
[Aeris] Et donc ils cherchaient à collecter plein d'informations sur toutes les violations qui pouvaient être commises par Twitter.
[Aeris] Et en particulier, il y a quelques mois, ils avaient fait, ils avaient divulgué la géolocalisation des utilisateurs.
[Aeris] Donc la géolocalisation était conservée a priori par Twitter de...
[Aeris] longues années et Musk a décidé de rendre tout public du jour au lendemain là-dessus.
[Aeris] Donc il y a eu plusieurs plaintes qui avaient été envoyées à la CNIL sur ce sujet.
[Benjamin] Ça me dit quelque chose, on en avait entendu parler parce que ça avait permis de se rendre
[Benjamin] compte que des gens qui étaient soi-disant américains ou
[Aeris] Il était plutôt russe, ouais.
[Benjamin] européens en fait twittaient
[Benjamin] depuis le fin fond de la Russie.
[Aeris] Ça avait fait quelques problèmes justement, les fermes à bottes et autres qui étaient les atroles qui avaient été identifiées comme étant russes ou dans des pays qui n'étaient pas supposés correspondre à la localisation qui était dite dans les tweets, etc.
[Aeris] Et donc il y a eu des plaintes de posées là-dessus et d'autres il n'y a pas que celle-là, il y en a d'autres justement sur la partie le volet groc et pédopornographie.
[Aeris] Donc il y a eu, c'était vendredi soir, la mise en examen avec un communiqué de presse de la Préfecture.
[Aeris] la préfectoire de police, qui met en examen Twitter, Musk, la CEO de Twitter,
[Aeris] j'ai plus le nom en tête, et toute la galaxie autour de ça,
[Aeris] XII, GROK et autres, pour des motifs divers et variés sur le sujet.
[Aeris] Musk a déjà fait un gros doigt d'honneur aux procureurs,
[Aeris] je ne suis pas sûr que ce soit le bon mou dans des cas comme ça,
[Aeris] quand on est mis en accusation pour pedo.net.
[Aeris] pédopornographie, pédocriminalité, d'aller dire aux enquêteurs d'aller se faire foutre,
[Aeris] c'est pas forcément le bon plan de défense, je pense, mais...
[Benjamin] Je crois même qu'il a eu des propos homophobes qu'on reprendra pas ici.
[Aeris] Oui, oui, voilà, l'Europe est...
[Gaël] Oui, je sais pas, c'est après.
[Aeris] Il n'était
[Benjamin] Non, il te passe après.
[Aeris] pas à sa prés, mais on verra bien ce que ça va donner.
[Aeris] Mais il y a en tout cas une procédure judiciaire contre tout ça.
[Aeris] Donc à voir après comment Trump et Musk vont réagir,
[Aeris] puisqu'ils sont connus pour avoir la gâchette facile sur les mesures de rétorsion d'arrière.
[Aeris] Bon, je pense que là, c'est relativement anecdotique, donc ça devrait aller.
[Aeris] Mais bon, on verra bien ce que ça va donner.
[Benjamin] Mais ouais, alors mais ce qui nous intéresse, puisqu'intéressent nos auditrices et nos auditeurs,
[Benjamin] c'est quelle est la probabilité
[Aeris] Oh non !
[Gaël] Ha ha ha ha ha
[Benjamin] pour qu'ils remontent jusqu'à RdGP ?
[Aeris] Bah si tu
[Benjamin] Nous on te connaît pas hein !
[Gaël] Oui.
[Aeris] vois tes serveurs disparaître, c'est ça, si tu vois tes serveurs disparaître, non je pense qu'honnêtement il n'y a pas vraiment trop de risques là-dessus, mais oui, enfin ça...
[Gaël] Tu ne prévois pas d'aller aux États-Unis dans les années à venir ?
[Benjamin] Euh... peut-être...
[Gaël] Tu pourras demander...
[Aeris] De toute façon, même si vous pouvez encore aller aux Etats-Unis, n'allez pas aux Etats-Unis.
[Aeris] Il y a eu des citoyens allemands, je crois que c'était une allemande, une grand-mère allemande qui a été aux Etats-Unis,
[Aeris] qui s'est fait arrêter par la police des frontières au débarquement et qui a fini enfermé dans un équivalent de Guantanamo
[Aeris] pendant plusieurs semaines et avec des régimes complètement délirants.
[Benjamin] Non, c'est une française.
[Aeris] Je crois que c'est peut-être une française, mais je crois qu'il y avait une allemande aussi qui a défrayé la chronique.
[Benjamin] Il y a une Française qui s'était mise
[Aeris] Oui.
[Benjamin] en couple avec un citoyen américain
[Benjamin] et qui malheureusement est décédée avant qu'elle ait eu le temps de régulariser sa situation,
[Benjamin] qui du coup s'est retrouvée en situation régulière et qui a passé plusieurs semaines,
[Benjamin] alors pas à Guantanamo mais pas loin, et l'Etat français a dû intervenir pour qu'elle
[Aeris] All right.
[Benjamin] soit rapatriée.
[Benjamin] Donc si ça se trouve, elle y serait encore.
[Gaël] citoyen américain tu disais citoyen états unis c'est ça
[Aeris] Oui, oui.
[Gaël] n'y était pas brésilien.
[Benjamin] Heuuu...
[Benjamin] Ah, peut-être.
[Gaël] Ah, bah, parce que du coup...
[Aeris] En tout cas, voilà, c'est le bordel et n'allez pas là-bas.
[Aeris] Je sais qu'il y avait une allemande aussi qui était tatoueuse,
[Aeris] qui a été arrêtée directement à son arrivée.
[Benjamin] Ça se tient un moment, ouais.
[Aeris] C'était il y a un moment, enfin bref, n'allez pas aux États-Unis en ce moment.
[Aeris] Ça s'est vu avec la FIFA aussi, qui a obligé d'annuler toutes les réservations qu'ils avaient, etc.
[Aeris] Puisque personne ne veut aller aux États-Unis, on n'est pas sûr de pouvoir en sortir.
[Gaël] après la loi nous y oblige, on est obligé de dire qu'Aeris, il a une agence de voyage
[Gaël] qui organise des voyages,
[Aeris] Hehehehe
[Gaël] spécialement pas aux Etats-Unis, vous pouvez le contacter
[Benjamin] Sous-titrage ST'501
[Aeris] ...
[Gaël] pour partir en voyage, donc là tu fais rouler ton fonds de commerce finalement.
[Aeris] Ouais, mais bon voilà, c'est le bordel, quoi, mais bon.
[Aeris] On verra bien ce que donnera ces plaintes-là et comment ça sera instruit derrière.
[Aeris] Il y a des violations qui sont quand même très, très graves, justement pédopornographie, pédophilie.
[Aeris] Donc à voir ce que ça donnera.
[Aeris] Je pense que la partie RGPD est quand même relativement accessoire,
[Aeris] même si ça va justement aussi chercher sur des détournements de données,
[Aeris] modifications dans les systèmes de traitement automatique de données avec de l'ingérence étrangère et autres.
[Aeris] Donc je pense que ça peut aller chercher quand même.
[Benjamin] Ouais mais on
[Aeris] Ça peut quand même aller chercher.
[Benjamin] est dans la marre, là on est vraiment dans l'épaisseur du trait.
[Benjamin] Et puis j'ai envie de dire, tant qu'il n'y a pas de publicité pour des associations caritatives, ça va.
[Gaël] Deux
[Benjamin] de publicité pour les associations caritatives.
[Gaël] Quoi ?
[Benjamin] sur le twitter,
[Gaël] Ah oui
[Benjamin] il n'y en a pas donc ça va.
[Gaël] J'ai pas compris ta blague.
[Benjamin] Oh là là,
[Aeris] Ha ha ha !
[Benjamin] c'est toi qu'on aura parlé le premier de ces publicités pour les associations
[Benjamin] caritatives.
[Gaël] Ah, les cookies !
[Benjamin] Partagez vos cookies, vos données.
[Gaël] Ah oui, j'essaye de l'effacer de mon esprit.
[Benjamin] Sinon, un petit chat va mourir noyé...
[Gaël] C'est pas qu'il va me mourir, c'est qu'il le tue, il...
[Aeris] Ah mais ça c'est gimmie ça ! Ça c'est gimmie ça !
[Benjamin] Ouais, c'est ça.
[Gaël] C'est
[Benjamin] C'est eux qui le tuent.
[Gaël] eux qui
[Benjamin] Ouais.
[Aeris] Ouais.
[Gaël] le tuent à chaque fois le petit chat, ils se
[Benjamin] Dès que tu refuses les cookies.
[Gaël] font un stock et qu'ils refusent ils sont noirs.
[Benjamin] tu cliques sur refuser les cookies, paf un chaton.
[Benjamin] Oui.
[Gaël] Bon en tout cas ça va en faire du monde pour travailler sur ces histoires de plaintes et
[Gaël] en parlant de monde, j'ai une question qui me brûle les lèvres depuis ce week-end.
[Benjamin] Attends, attends, attends, ça serait pas une Transi-classe ?
[Gaël] Oui, c'est d'une transe éclaire.
[Aeris] Rires
[Gaël] Il a combien de TP, Nicolas, suivant, pour
[Gaël] gérer tous ces systèmes d'information ?
[Benjamin] Alors c'est pas une tourniquelasse du tout ça ? Comment est-ce que t'arrives à là ?
[Gaël] Il en faut des gens pour travailler sur tout ça, le nombre de gens qui travaillent.
[Benjamin] Ah ok, elle est valide, elle est
[Gaël] Ça va, allez !
[Benjamin] tirée par les cheveux mais elle est valide.
[Gaël] On introduira le sujet plus tard, il faut que tu réponds à la question.
[Benjamin] Oui, parce que la semaine dernière, on avait parlé d'Échirolles, de Nicolas Vivant et il se trouve que la semaine dernière, il était une table ronde dans le cadre de la commission...
[Gaël] Commission d'enquête sur les vulnérabilités systémiques de l'Etat dans le numérique, et tout
[Benjamin] la vache
[Gaël] un tas de trucs.
[Gaël] Non, le titre n'est pas complet, c'est
[Aeris] Ouais il fait 40 000 lignes le truc
[Gaël] comme les thèses, tu dis jamais le nom complet.
[Benjamin] Et donc je lui ai demandé, je lui ai demandé combien il avait de personnes qui travaillaient
[Benjamin] sur tous ces systèmes, parce qu'il a évoqué le fait que le logiciel libre c'est bien
[Benjamin] parce que c'est libre, mais il faut internaliser pas mal de choses et donc il n'a pas précisé
[Benjamin] pendant son...
[Gaël] Et c'était mon point de...
[Benjamin] témoignages, il n'a pas précisé combien de personnes.
[Gaël] du coup c'était aussi mon point de la semaine dernière j'en parlais je disais
[Gaël] il en faut quand même du monde et donc là je me dis ridiculise parce qu'ils
[Benjamin] Oui, et donc, et donc
[Gaël] sont 0,5
[Benjamin] moi, j'avais, j'avais dit, ils ne sont pas 10.
[Benjamin] On pourra ressortir, on aurait dû préparer l'enregistrement.
[Benjamin] J'avais dit, ils ne sont pas 10.
[Benjamin] Eh bien, j'ai sous les yeux le SMS de Nicolas Vivant qui me dit.
[Gaël] avec tout le trombinoscope de qui travaille sur quoi.
[Benjamin] Hello Benjamin, 9,5 ETP et je
[Gaël] Ha ha ha ha ha ha !
[Benjamin] montre à Gaël.
[Gaël] Je confirme.
[Benjamin] Et je montre Aeris, voilà, et
[Gaël] à montrer autre chose.
[Benjamin] donc j'avais
[Aeris] Héhéhé !
[Benjamin] raison, c'est pas 10, 9,5.
[Gaël] Ok alors, il a peut-être écouté l'épisode et c'est pour te faire plaisir à toi qui dit 9,5
[Benjamin] Il a liké l'épisode, ça se trouve,
[Gaël] il a liké l'épisode, c'est pour ça.
[Benjamin] il est en train de me sauver la mise, ouais.
[Benjamin] Merci Nicolas.
[Gaël] Donc 9,5, on avait dit que c'était 1000 agents, c'est ça, 1000 agents.
[Benjamin] Ouais, 1000 agents, 37 000 habitants.
[Gaël] Ouais après, je pense que ton système d'information ne va pas grossir proportionnellement.
[Gaël] C'est pas entre 37 000 et 60 000 personnes dans une ville.
[Gaël] Je pense que typiquement, tu restes à peu près sur les mêmes systèmes d'information et les...
[Benjamin] Alors attention, parce qu'ils faisaient remarquer que quand ils parlent de la manière dont Échirolles a pu internaliser et libérer tous ces systèmes d'informations...
[Benjamin] très régulièrement, les toutes petites communes lui disent « mais vous c'est facile, vous
[Benjamin] êtes 37 000 ». Et puis les très grosses disent « vous c'est facile, vous êtes tout
[Benjamin] petit, vous êtes que 37 000 ». Et vous avez remarqué qu'en fait la difficulté, elle
[Benjamin] tient pas tant à la taille de la
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[Benjamin] commune. Et c'est, nous on le sait, c'est plus une
[Benjamin] volonté politique et puis à un moment se dire « bon ben on y va et comment on y va
[Aeris] C'était le sujet d'ailleurs qui a été abordé pas mal dans la commission d'enquête.
[Aeris] C'est bien beau de dire qu'il faut parcer au libre, etc.
[Aeris] C'était les difficultés de migration qui, des fois, sont quand même vraiment compliquées.
[Aeris] On ne peut pas non plus dire que ça va se faire un claquant des doigts.
[Aeris] La problématique aussi qui a été soulevée, c'était comment est-ce qu'on garantit
[Aeris] que les logiciels libres étaient meilleurs.
[Aeris] Ça a été le terme employé en fait dans la commission en disant.
[Aeris] Pour passer au logiciel libre, il faut des logiciels qui soient meilleurs que ceux qui sont aujourd'hui en place et donc comme on assure que ces logiciels sont meilleurs et restent meilleurs,
[Aeris] donc il faut des investissements en termes de développeurs, en termes de maintenance, en termes de designers, etc.
[Aeris] Donc effectivement, ça ne va pas se faire en claquant des doigts, mais la plupart ont réussi et il y a d'autres exemples qui ont été cités pendant la commission.
[Gaël] Moi j'ai bien aimé, enfin c'était assez marrant parce que du coup, mais comment est-ce que vous assurez que le logiciel est meilleur et maintenu ?
[Gaël] Bon déjà la question est vaste parce que qu'est-ce qu'un logiciel qui est meilleur qu'un autre,
[Aeris] Oui.
[Gaël] ça dépend beaucoup des critères de sélection.
[Gaël] Peut-être que déjà le fait de sélectionner dans les critères que ce soit open source, bah un logiciel open source ça rend forcément meilleur que si ce n'est pas open source, c'est clair ou pas ce que je dis ?
[Benjamin] très clair.
[Aeris] Et puis on l'avait vu aussi avec le Health Data Hub, c'est qu'ils avaient comparé en fait, par exemple,
[Aeris] ils prenaient toutes les fonctionnalités qu'il y avait sur Amazon et ils ont dit à OVH,
[Aeris] ben allez-y mettez, cochez les cases de tout ce que vous avez vous par
[Gaël] Hmm.
[Aeris] rapport à Amazon.
[Aeris] En fait, ça biaise complètement les cartes
[Gaël] Ouais.
[Aeris] parce que comme a dit OVH et Scaleway aussi qui a remporté le marché en plus derrière.
[Aeris] c'est que vous nous demandez des choses qui ne sont pas forcément utiles.
[Aeris] Il y a plein de choses que vous allez utiliser,
[Aeris] vous avez l'habitude de vous en servir sur AWS,
[Aeris] mais vous n'en avez pas besoin si vous passez jusqu'à l'OA ou du OEH.
[Aeris] Et donc si vous cherchez des logiciels qui sont strictement équivalents
[Aeris] sans chercher à porter votre logiciel dans un autre écosystème,
[Aeris] forcément que ça ne marchera pas.
[Benjamin] Bah, typiquement, je pense que si on faisait un tableau comparatif suivant en prenant l'ensemble des fonctionnalités de la procédure d'installation de Windows,
[Benjamin] bah Linux serait très mauvais, parce
[Gaël] — Oui.
[Benjamin] que la procédure d'installation de Linux, c'est un formulaire avec quatre cases à cocher,
[Gaël] Et ta date de naissance maintenant ?
[Benjamin] et pas ta date de... Ah ! Eh ben tu sais quoi ? J'ai pas fait attention, mais on me l'a pas demandé.
[Gaël] Sinon, moi, ce n'est pas encore.
[Benjamin] Pas encore, et puis on n'est pas soumis à cette législation-là de toute façon.
[Gaël] Oui mais je pense que ça sera dans toutes les distributions
[Benjamin] On en reparlera,
[Gaël] Ouais, on en reparlera.
[Benjamin] c'est un gros sujet de fond.
[Gaël] Mais on verra la mise à...
[Gaël] Normalement dans 6 mois on devrait avoir la réponse.
[Benjamin] Et est-ce que Windows te l'a demandé ?
[Benjamin] De toute façon, Windows t'a demandé de créer un compte, donc forcément il t'a demandé ta date de naissance.
[Gaël] il m'a demandé d'acheter un détecteur,
[Benjamin] A Testa DNA.
[Gaël] j'ai dû donner mon sang pour pouvoir l'installer
[Gaël] donc ils ont tout.
[Benjamin] Oui, oui, oui.
[Gaël] Non mais du coup il y avait eu ce passage un peu marrant de « mais comment est-ce que
[Gaël] vous vérifiez si le logiciel est mieux et accepté par les gens ? » et puis il y avait
[Gaël] un peu
[Aeris] C'est ça !
[Gaël] pas de réponse parce que…
[Gaël] ils l'utilisent quoi, je veux dire, il y a des développeurs, il y a des gens qui vont développer
[Gaël] et en fait c'est assez marrant parce que je, c'est pas contre la commission ou les gens qu'ils portent
[Gaël] la table ronde ou quoi que ce soit, je pense qu'il y avait un préjugé comme quoi les logiciels
[Gaël] open source sont forcément moins bons, moins jolis, moins tout ce qu'on veut, ergonomique ou quoi que
[Gaël] ce qui est vrai dans 90% des cas mais...
[Gaël] Bon, je vois le regard de Benjamin, c'est plus 95-98% c'est ça ?
[Benjamin] Tu n'avais pas besoin de le
[Benjamin] dire, je pense que mon regard s'est entendu.
[Gaël] Et il y avait ce préjugé un peu comme quoi ils sont forcément un peu moins utilisables.
[Gaël] Et la non connaissance qu'en fait c'est quand même des développeurs qui, que ce soit du logiciel privé ou du logiciel open source,
[Gaël] c'est toujours les mêmes techniques de développement, c'est toujours les mêmes techniques de maintien, c'est toujours la même chose en fait.
[Gaël] Et je pense que les gens,
[Aeris] Euh...
[Gaël] la vice-présidente je crois qui posait ces questions,
[Gaël] elle se rend pas compte qu'en fait c'est à peu près les mêmes populations qui font les logiciels que ce soit privé ou open source quoi.
[Aeris] Après là où il y avait quand même une grosse différence et d'ailleurs Mastodon l'a très bien illustré pendant la commission d'enquête,
[Aeris] ils ont bien dit qu'au départ effectivement le logiciel n'était pas du tout à la hauteur du standard attendu pour une personne lambda,
[Aeris] sauf qu'ils disaient bien qu'on n'avait pas du tout de personnes pour le développer non plus,
[Aeris] on n'avait pas de fonds, on n'avait pas de développeurs de
[Gaël] Merci à toi, Louis.
[Aeris] mis à disposition, etc.
[Aeris] Et quand il y a eu une grosse commande publique parce que les entités européennes ont voulu migrer sur Mastodon et installer leurs propres instances,
[Aeris] et donc là ils ont eu des grosses enveloppes qui ont permis de recruter des gens et en 6 mois, il a bien dit en 6 mois ils ont fait...
[Aeris] boulot, recruter des designers, refaire toute la maquette du logiciel, ils ont
[Aeris] tout développé et ils en sont arrivés aujourd'hui effectivement ils ont fait
[Aeris] des gros bons en avant mais quand un logiciel est développé par une personne
[Aeris] tout seule dans son coin c'est quand même difficile d'aller lui demander de
[Aeris] faire le design, la sécurité, la conception du logiciel, les
[Aeris] maintenances de bugs etc. Donc effectivement le logiciel libre a un gros
[Aeris] problème de ce côté là et ça a été ce qui a été beaucoup demandé pendant la
[Aeris] commission c'est de donner nous des moyens.
[Aeris] passer des commandes publiques, financer le logiciel libre comme ça, parce que sinon, de toute façon, oui, on aura des logiciels qui ne seront pas à la hauteur,
[Aeris] mais il y a un Gugut dans un garage qui va le faire, donc c'est normal.
[Benjamin] Ouais ouais mais parce que le fait qu'il y a un Guggus dans un garage qui développe le
[Benjamin] logiciel c'est une chose, l'autre chose c'est qu'il fait ça le week-end parce qu'il n'est
[Benjamin] pas payé
[Aeris] C'est ça, il n'est pas payé, ouais.
[Benjamin] pour
[Gaël] en slip.
[Benjamin] le faire, s'il est en slip...
[Gaël] Non mais c'est important, il faut que
[Aeris] Sous-titres réalisés para les sous-titres
[Gaël] les gens aient l'image complète.
[Benjamin] et ils mangent des pizzas froides.
[Gaël] Ouais, mais quelque part dans le Nevada, très très loin.
[Aeris] ah ah ah
[Benjamin] Et le problème, c'est ce que tu viens de dire, c'est le modèle économique derrière, c'est comment on finance ça.
[Benjamin] Parce qu'il y a un moment où de toute façon, il y a quelqu'un qui paye, s'il fait ça le week-end, c'est qu'il a un employeur qui lui paye un boulot, un day.
[Benjamin] un day job, mais
[Gaël] Hmmmmmmmmmmmmmmm
[Benjamin] il faut des moyens de financer, et d'ailleurs ce qu'il disait c'est que
[Benjamin] souvent les logiciels libres ils sont financés par des dons, or quand on est un organisme
[Benjamin] public on ne peut pas donner de l'argent, il nous faut une facture et il nous faut un
[Benjamin] livrable, alors nous, non tu te souviens pas de ça Gaël ?
[Gaël] Non mais ça m'a l'air d'être... qui est-ce qui dit ça ?
[Benjamin] Et bien je ne sais plus, mais ça...
[Gaël] parce que je vois pas pourquoi un organisme public n'aurait pas le droit.
[Aeris] C'était mastodon, c'était mastodon, en fait c'est pas qu'ils n'ont pas le droit, c'est que c'est très compliqué effectivement, après il leur faut des factures, il leur faut des engagements, il leur faut des trucs comme ça
[Benjamin] et un livrable. C'est de [Benjamin] et [Aeris] C'était mastodon, c'était mastodon, en fait c'est pas qu'ils n'ont pas le droit, c'est que c'est très compliqué effectivement, après il leur faut des factures, il leur faut des engagements, il leur faut des trucs comme ça
[Benjamin] et un livrable. C'est de
[Aeris] Et ils peuvent pas, et un livrable ils peuvent pas donner comme ça de l'argent, c'est ça
[Benjamin] un livrable. C'est de l'argent public en
[Gaël] Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
[Benjamin] l'argent public en fait. T'imagines
[Benjamin] fait. T'imagines si on pouvait distribuer
[Benjamin] de l'argent public comme ça en faisant des dons à droite à gauche ?
[Aeris] et ils peuvent le faire dans des cadres de dossier de subvention,
[Aeris] mais du coup il y a une enveloppe qui est allouée au départ,
[Aeris] il y a des projets qui viennent de ce comité dessus et donc on distribue l'argent,
[Benjamin] Mais c'est une subvention, c'est pas un don.
[Aeris] mais c'est une subvention, ce n'est pas un don,
[Aeris] mais en fait effectivement c'est très compliqué d'avoir des entités
[Benjamin] Et ce
[Aeris] qui vont donner de l'argent comme ça.
[Benjamin] qu'il disait aussi c'est que s'il y a une subvention, il faut faire un dossier et que souvent les entités qui font ça sont pas équipées pour répondre à des appels à projets subventionnés.
[Benjamin] On sait que la BPI en fait pas mal. D'ailleurs pendant des années la BPI, moi j'ai été confronté, disait si c'est open source on finance pas parce que ça crée pas de valeur.
[Benjamin] Heureusement aujourd'hui il y a un vrai changement de paradigme et tout ça est en train de changer
[Benjamin] et d'ailleurs on l'a entendu, toujours dans cette commission, et moi ça me paraît très
[Benjamin] évident mais c'est que si c'est de l'argent public, bah le...
[Benjamin] devrait être
[Gaël] Mmh.
[Benjamin] public et il est totalement inadmissible que le développement d'un
[Benjamin] code pour une entité publique soit facturé 36 000 fois si on en a besoin sur 36 000 communes.
[Benjamin] Nicolas citait les logiciels pour les cimetières par exemple.
[Gaël] Bonne cimetière.
[Benjamin] open cimetière tout à fait et bah du coup ça permet de mutualiser et donc le fait que de l'argent
[Benjamin] public finance du code public ça paraît logique et plutôt sain mais encore faut-il mettre en
[Benjamin] place des processus administratifs qui permettent de le faire.
[Gaël] C'est un peu le rôle de la DTNUM et l'ANCT d'installer par exemple dans les toutes petites communes Visio, leur drive de la DINUM, etc.
[Benjamin] Oui mais il faut le financer.
[Gaël] Oui, mais il faut le financer.
[Gaël] Ça peut se financer au niveau de l'État.
[Benjamin] Ben ouais, il n'y a qu'à faux cons, quoi.
[Gaël] Ah là ils l'ont fait !
[Benjamin] Mais c'est-à-dire qu'aujourd'hui, l'écosystème du logiciel libre,
[Benjamin] il est quand même super vaste et on ne va pas inventer comme ça du jour au lendemain
[Benjamin] un moyen de financer.
[Benjamin] Et puis, c'est quoi un logiciel libre qui est utile à la communauté,
[Benjamin] lesquels on finance, lesquels on ne finance pas.
[Benjamin] Donc aujourd'hui, le modèle de subvention,
[Benjamin] que c'est le plus sain ? D'accord, non, tu me diras pourquoi. Et pour en avoir profité des choses
[Benjamin] comme NG0, NLNet, ça marche plutôt pas mal, moi je trouve. Et à mon avis, c'est dans cette direction
[Benjamin] là que j'aurais tendance à dire qu'il faut insister.
[Gaël] Moi je pense que c'est de la commande, il faut pas de la subvention, il faut de la commande. [Benjamin] là que j'aurais tendance à dire qu'il faut insister.
[Gaël] Moi je pense que c'est de la commande, il faut pas de la subvention, il faut de la commande.
[Aeris] Ben, non mais pour moi c'est de la commande, la subvention a montré énormément ses limites, déjà la subvention ça peut finir du jour au lendemain, c'est pas parce que vous avez une subvention qui tombe une année, c'est pas un business model et si d'ailleurs ils l'ont...
[Benjamin] c'est pas un business model, ouais tout à fait. Et c'est pas du chiffre d'affaires.
[Aeris] Et ils l'ont dit aussi dans la commission d'enquête.
[Aeris] Ils ont refusé par exemple le contrat républicain qui a été
[Aeris] imposé par l'État pour pouvoir toucher des subventions parce
[Aeris] que les conditions du contrat républicain n'étaient pas vraiment dégueulasses.
[Aeris] Typiquement, si jamais...
[Aeris] qui vous dit « allez, subons si on ne vous en touchez plus », c'est mort.
[Benjamin] C'était Framasoft, je crois.
[Aeris] Et alors que la commande
[Gaël] bien sûr
[Aeris] publique, c'était Framasoft, alors que la commande publique,
[Aeris] l'État ne peut pas décider d'exclure comme ça une entité du contrat.
[Aeris] Et donc ça laisse plus de chances en tout cas d'avoir des choses plus pérennes,
[Aeris] d'avoir une vraie compétition, parce qu'il ne faut pas non plus dire que le logiciel
[Aeris] propriétaire va complètement disparaître du jour au lendemain, le fait d'avoir une
[Aeris] compétition entre du libre et du propriétaire permettra aussi d'améliorer les choses et de...
[Aeris] Et donc là je pense que la commande publique est vraiment ce qui a permis de faire démarrer et ça s'est vu aux Etats-Unis.
[Aeris] Alors copiez pas tout s'il vous plaît sur les Etats-Unis, mais la commande publique permet de faire fonctionner les grosses entreprises
[Aeris] et a permis de faire grossir les entreprises et de donner des vrais monstres côté états-unis.
[Gaël] oui parce que je pense qu'aujourd'hui on a justement ce problème en fait où on fait de la
[Gaël] subvention de l'aide et tout ça déjà en fait c'est potentiellement pas soumis à des résultats
[Gaël] donc quand tu subventionnes ou quand tu donnes des aides je pense aux cires qui est souvent
[Gaël] en fait le plus décrié mais en fait c'est soumis à quoi derrière oui crédit un peu recherche
[Benjamin] Cirque crédit impôts recherche, tu fais de la recherche, tu déduis le montant des salaires de la recherche de tes impôts.
[Gaël] Exactement, ça ne sert pas, ton entreprise va fonctionner parce que tu peux avoir tes
[Gaël] cris d'impôts etc, mais en fait ça ne c'est pas du CA, en plus derrière l'état n'est
[Gaël] pas protégé parce que
[Gaël] qu'est-ce qui prouve que tu fais avancer réellement les choses et l'état de l'art ?
[Gaël] Bon, tu dois faire un dossier, je crois, tous les ans ou quelque chose comme ça,
[Gaël] pour toucher les crédits d'impôts
[Benjamin] des crédits.
[Gaël] ou tes subventions.
[Aeris] ...
[Gaël] Mais en fait, ce qu'il faut, c'est de la commande, c'est-à-dire, voilà, on a un quai des charges.
[Gaël] ou même on peut commander des cahiers des charges aussi, c'est possible, on a un cahier des charges, voici ce qu'on veut faire
[Gaël] et vous devez nous donner des résultats à ce jalon, ce jalon, ce jalon et c'est de la commande et en fait ça, ça te produit
[Gaël] pour ton entreprise du CA, donc du CA que tu peux remettre dans ton investissement, dans tes salaires, donc
[Gaël] dans tes dividendes si tu le veux aussi.
[Gaël] Ça te permet de faire grossir ton entreprise, de payer tes salariés et pour l'Etat c'est
[Gaël] un moyen de s'assurer que derrière ils vont avoir des résultats donc moi je pense que
[Gaël] la subvention c'est pas le mieux, la commande publique c'est bien mieux.
[Benjamin] Ok, vous
[Gaël] Voilà.
[Benjamin] m'avez convaincu.
[Gaël] C'est vrai ?
[Benjamin] Mmh.
[Gaël] Wow.
[Aeris] Wouah, de contraint de toute façon t'avais pas beaucoup de choix
[Gaël] Non mais je pense que
[Aeris] Mary
[Gaël] c'est la voix qu'on doit emprunter et même au niveau européen
[Gaël] parce que...
[Gaël] Là on parle des communes.
[Gaël] mais bon bah des logiciels de gestion de steam tiers.
[Gaël] Il me semble, mais j'en suis pas sûr, il y a tout le monde qui meurt au bout d'un moment sur Terre.
[Aeris] il paraît, il paraît
[Gaël] Y'a pas des pays qui sont euh...
[Aeris] J'espère qu'il n'y en a pas encore.
[Gaël] Donc en fait, ça, c'est quelque chose qui devrait être même dans toute l'Europe.
[Gaël] Et on parle beaucoup en ce moment des logiciels de traitement de texte, de Visio, de tout ça.
[Gaël] Donc ça, pareil, il faudrait qu'on le fasse un peu partout.
[Gaël] En Chine, ils ont été plus loin puisque ils ont leur WeChat, réseaux sociaux, comme ça ils peuvent...
[Gaël] directement tout, ils peuvent directement tout contrôler en fait depuis une seule
[Gaël] application. Est-ce qu'on a besoin de réseaux sociaux, de commandes publiques de réseaux
[Gaël] sociaux en Europe ? Peut-être. Est-ce que ça doit être public, privé à déterminer
[Gaël] quoi ? Est-ce qu'on avait d'autres, je ne vous vois pas réagir donc j'enchaîne, est-ce
[Gaël] qu'on avait d'autres moments clés, d'autres moments phares dans cette commission d'enquête
[Benjamin] Il y avait quelques chiffres qui étaient intéressants.
[Gaël] Déjà les 9,5 ETP de...
[Benjamin] Alors non, parce que ça c'était pas de don justement, c'est le
[Gaël] C'est le chiffre qu'on attendait tous.
[Benjamin] chiffre qu'on attendait tous et qu'on n'a pas eu mais que grâce à RdGP maintenant tout le monde connaît.
[Benjamin] Non, c'est l'économie du libre en France, c'est 6 milliards de chiffre d'affaires en 2022.
[Benjamin] c'est surtout 40 fois plus en 20 ans. Et 20 ans ce n'est pas énorme en fait,
[Benjamin] parce que les systèmes
[Gaël] quand même dans le logiciel.
[Benjamin] informatiques existaient au 20e siècle, il y en avait déjà quelques ans.
[Gaël] Ouais, mais là, en
[Aeris] il y a quand même eu la grosse explosion des années 2000
[Gaël] 20 ans, plus rien n'est pareil.
[Aeris] Bonne nuit.
[Benjamin] Oui oui d'accord mais en fait ce que je veux dire c'est que
[Benjamin] l'écosystème du logiciel libre il est quand même assez récent parce qu'on prend souvent le point
[Benjamin] de départ
[Gaël] Nukesway.
[Benjamin] Linux et donc c'est très récent c'est 91 Linux
[Gaël] Hmmmmmmmmmmm
[Benjamin] et pour autant ouais enfin c'est quand
[Benjamin] même assez récent donc
[Benjamin] C'est pas anormal non plus qu'on soit encore en phase de recherche de stabilisation pour
[Benjamin] trouver des modèles qui fonctionnent et qui fonctionnent plus ou moins bien, qui sont
[Benjamin] adaptés.
[Benjamin] Donc voilà, c'est 64 000 emplois directs et surtout c'est un retour sur investissement
[Benjamin] qui est estimé entre 65 et 95 milliards d'euros de PIB pour 1 milliard investis.
[Benjamin] Donc en fait...
[Benjamin] Pour la communauté, forcément, c'est ultra bénéfique.
[Gaël] Oui, bien sûr. Nous, en France, on a l'Inria, il me semble, qui participe beaucoup au monde du logiciel libre.
[Gaël] Moi, je suis assez défenseur pour qu'on augmente les ou bien les missions de l'Inria.
[Gaël] ou bien qu'on crée un autre institut à côté qui n'ont pas sur des éléments de recherche, mais réellement de logiciels.
[Gaël] Voilà, ce qu'a fait la Dynium, pour moi ça n'aurait pas dû être la Dynium, ça aurait dû
[Benjamin] Oui.
[Gaël] être un autre institut qui le fait.
[Gaël] Reste que le résultat est très très bon, et c'est pas sur ça, c'est pas sur le résultat ou quoi que ce soit, c'est plus sur qui doit le faire.
[Gaël] Et je pense qu'on a vraiment besoin, on a besoin de développer les emplois.
[Gaël] Autre chose, c'est que le logiciel libre, open source...
[Gaël] un peu de ce truc où on a tous utilisé VLC ou alors tout un tas de logiciels en fait.
[Benjamin] GIMP.
[Gaël] Gimp
[Benjamin] Libre Fils.
[Aeris] et à la fin, hier, folks.
[Gaël] gratuitement.
[Gaël] FireFox.
[Benjamin] Thunderbird
[Aeris] la merde.
[Gaël] Allez-y, encore un dernier.
[Benjamin] Inkscape Scribus.
[Gaël] Scrivus, voilà.
[Gaël] De manière complètement gratuite, et quand on arrive...
[Benjamin] Microsoft Word, ah non pas celui-là.
[Gaël] Non, pas celui-là, pas encore, bientôt.
[Gaël] Quand on arrive dans une entreprise ou une collectivité ou quoi que ce soit,
[Gaël] d'un coup, ça devient très étrange, en fait, de devoir payer.
[Gaël] Parce que, bah moi, à la maison, les logiciels open source libres,
[Gaël] je les utilise gratuitement.
[Gaël] Donc il faut aussi, je pense aujourd'hui, un peu réussir à...
[Gaël] A replacer réellement l'économie du logiciel libre, de redire qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas payés pour ce qu'ils font.
[Gaël] C'est marrant, je crois que c'est la semaine dernière, celui qui fait le plugin...
[Gaël] BG Backrest, donc c'est un plugin de backup, je ne sais plus exactement ce que ça fait
[Gaël] BG Backrest, pour PostgreSQL, une base de données, il a dit, en fait j'arrête, j'ai plus de
[Gaël] quoi financer moi mon activité de développeur open source, donc il a dit, j'arrête, complètement
[Gaël] si vous voulez le reprendre, reprenez-le, j'archive le repository GitHub.
[Gaël] Il a mis ça sur LinkedIn, forcément il y a tout un tas de monde qui utilise logiciels
[Gaël] qui sont allés le voir pour lui donner des financements, mais en fait il a dû aller
[Gaël] jusqu'au bout du processus de se dire j'arrête pour qu'on lui
[Benjamin] Oui.
[Gaël] propose des financements quoi.
[Gaël] Donc euh...
[Benjamin] parce que ce qui fait ça a de la valeur,
[Aeris] Mais après si...
[Benjamin] ça a de la valeur pour beaucoup de monde,
[Benjamin] mais en fait, c'est assez éthéré en fait.
[Benjamin] On ne se rend pas compte que derrière,
[Benjamin] il y a des gens qui ont des loyers à payer quoi.
[Gaël] Exactement.
[Aeris] Mais c'est pour ça que tu parles de « vous l'utilisez gratuitement chez vous et vous allez devoir payer quand vous êtes en entreprise »,
[Aeris] j'aurais presque tendance à dire l'inverse.
[Aeris] Le truc qui n'est pas normal, c'est qu'on l'utilise gratuitement, y compris chez nous.
[Aeris] Si vous pouvez faire des dons...
[Aeris] Alors, n'allez pas vous ruiner non plus, il n'y aura rien de juste équilibre à trouver.
[Aeris] Mais quand vous utilisez un logiciel libre à la maison,
[Aeris] n'hésitez pas à donner, ne serait-ce que pour aussi rémunérer les développeurs,
[Aeris] qu'ils puissent fonctionner, etc.
[Aeris] Je pense aussi qu'on a une énorme carence avec des gens qui utilisent des logiciels libres
[Aeris] parce qu'ils sont gratuits,
[Aeris] et alors qu'ils devraient donner aussi pour permettre logiciels de survie.
[Benjamin] et c'est un peu le... alors moi je suis venu au logiciel libre à la origine parce que c'était
[Benjamin] gratuit donc c'est quand
[Gaël] Bowing.
[Benjamin] même un argument marketing assez fort et on est quand même
[Benjamin] assez nombreux je pense à être venus au libre.
[Benjamin] départ parce que c
[Aeris] mhm
[Benjamin] 'est gratuit moi je pense que le premier logiciel que j'ai
[Benjamin] utilisé de manière quasi quotidienne c'était Gimp à une époque où fallait
[Benjamin] vraiment il fallait vraiment
[Gaël] Mmh...
[Benjamin] avoir la foi mais et pas parce que c'est libre et
[Benjamin] bah ouais bah c'est comme ça le monde est ainsi fait
[Benjamin] C'est pas trop grave non plus, c'est une des caractéristiques du logiciel libre, c'est
[Benjamin] souvent qu'il est gratuit, et si ça peut permettre d'aider à le démocratiser et
[Benjamin] à le développer, eh ben c'est pas non plus une tragédie en soi.
[Gaël] Non je suis d'accord, je pense que remettre la charge sur les particuliers c'est pas
[Gaël] forcément non plus la bonne chose, aujourd'hui qu'on puisse s'utiliser c'est marrant parce
[Gaël] que j'avais le même, je pense que les premiers logiciels que j'ai utilisés c'était Gimp et VLC
[Gaël] et c'est vrai que je me fais la réflexion je crois que je n'ai jamais donné un seul euro ni
[Gaël] pour VLC ni pour Gimp alors qu'il y a d'autres logiciels open source sur lesquels j'ai plus
[Gaël] à faire des dons.
[Benjamin] Ouais et puis peut-être que maintenant tu le ferais mais si la condition sine qua non
[Benjamin] au départ pour s'en servir ça avait été de payer,
[Gaël] Ah j'aurais pas... bah non j'aurais cherché une alternative...
[Benjamin] tu ne l'aurais pas fait et moi
[Benjamin] non plus.
[Benjamin] Donc c'est pas en plus aujourd'hui on est habitué au cloud, au sas etc donc voilà
[Benjamin] c'est quand même...
[Benjamin] la porte d'entrée, il faut qu'elle soit un petit peu attrayante et malheureusement souvent et bien c'est le prix.
[Gaël] Ouais, vas-y, vas-y, enchaîne, enchaîne.
[Benjamin] Moi je voulais revenir aussi parce que justement le logiciel libre, avant d'être open source, il est libre
[Benjamin] et Nicolas Vivant a insisté sur le fait qu'Aichirol, ils sont complètement sortis de Microsoft, de Google, d'Amazon, d'Oracle.
[Gaël] Désolé je te coupe.
[Benjamin] En tout cas, je vous remercie.
[Gaël] Est-ce que Nicolas Vivant il se compte dans les 9,5 ETP ?
[Benjamin] Ooooooooh...
[Gaël] Parce qu'on passerait à 10,5
[Aeris] Meuf !
[Gaël] du coup, excuse-moi, vas-y continue.
[Benjamin] Alors, ça valait le coup de me couper pour ça ?
[Gaël] Oui, c'était hyper important.
[Benjamin] et on lui redemandra, d
[Gaël] On lui redemandera.
[Benjamin] 'accord, on en reparlera la semaine prochaine, j'ai
[Gaël] Allez, vas-y, continue !
[Benjamin] l'impression qu'on va
[Benjamin] tenir des mois sur ce
[Gaël] Ouais, je suis censé t'en noter.
[Benjamin] nombre d'ETP. ETP d'ailleurs, on a dit ce que ça voulait dire, ETP équivalent
[Gaël] équivalent de temps plein.
[Benjamin] temps plein, donc c'est le nombre de personnes qui bossent à temps plein.
[Benjamin] et que ça a permis de sortir de Microsoft, Google, Amazon, Oracle.
[Benjamin] Ça a généré 2 millions d'économies, ce qui est pas rien.
[Benjamin] Et puis surtout, ça l'a libéré des contraintes,
[Benjamin] des impacts des récentes pannes de AWS, par exemple.
[Benjamin] Le rachat de VMware par Broadcom, il n'est pas impacté
[Benjamin] parce que la licence libre, elle est libre.
[Benjamin] on le dit pas assez, et à partir du moment où on a un Logiciels Libres, même si l'éditeur s'arrête,
[Benjamin] que ben on a le logiciel, donc tout est internalisé et installé sur des serveurs qui maîtrisent,
[Benjamin] donc au pire il a le temps de se retourner pour trouver une solution de repli, de backup,
[Benjamin] une alternative.
[Benjamin] Mais on peut pas lui dire du jour au lendemain, bon bah les tarifs c'est fois deux, comme
[Benjamin] on l'a vu et que ça arrive malheureusement assez souvent chez des éditeurs de logiciels
[Benjamin] non libres.
[Gaël] il y a un autre... alors 2 millions, je sais pas si c'est 2 millions d'économies Toto...
[Benjamin] sur le mandat.
[Gaël] Ouais mais en fait mon point c'est, est-ce qu'ils payaient 2 millions à ces éditeurs
[Gaël] et donc du coup ça fait 2 millions en moins, ou alors est-ce que ces 2 millions d'économies
[Gaël] après les coûts internes, parce qu'il y a eu des recrutements, il y a eu un changement
[Gaël] dans la manière de former les agents etc, c'est pas très grave, dans tous les cas ça
[Gaël] fait des grosses économies, mais en fait ce qui est important c'est que ces 2 millions
[Gaël] peuvent être investis et du coup...
[Gaël] en interne, ça veut dire recruter des agents territoriaux, ce qui est important, on a
[Gaël] besoin de fonctionnaires pour faire fonctionner tout ça, c'est peut-être des aides aussi
[Gaël] à des associations locales ou au développement ou quoi que ce soit, à l'aide de la mairie
[Gaël] de Richirol, je te vois ferrogner
[Benjamin] Je ne comprends pas ce que tu dis.
[Gaël] les… C'est pas que une économie qu'on n'envoie pas
[Gaël] à des gars-femmes, c'est aussi de l'argent qu'on réinjecte localement.
[Aeris] Ça, il vaut mieux mettre 2 millions dans des emplois locaux que 2 millions envoyés à Microsoft.
[Benjamin] Oui, ou par exemple, pour le coup, ce n'est pas un secret à Nicolas Aldi, il paye du
[Benjamin] support chez des éditeurs de Logiciels Libres dont il n'a pas forcément besoin du support,
[Gaël] Mmh.
[Benjamin] mais pour pouvoir contribuer au développement et au maintien de ses solutions.
[Gaël] de toute façon c'est la base de l'open source, c'est ou bien tu contribues ou bien tu payes.
[Benjamin] Bah tu peux aussi ne rien faire du tout ! Qu'est-ce que t'as fait sur Gimp toi ?
[Gaël] Oui, oui, mais...
[Gaël] Rien,
[Benjamin] Voilà.
[Gaël] quelques petits dessins.
[Benjamin] T'es pas obligé, mais
[Gaël] Non mais, c'est...
[Benjamin] après si tu utilises le logiciel, derrière il y a un éditeur qui
[Benjamin] paye des salariés.
[Gaël] Bissou !
[Benjamin] T'as pas envie que l'éditeur y mette la clé sous la porte l'année prochaine,
[Benjamin] parce que toi t'as quand même besoin qu'il y mette à jour sa solution,
[Benjamin] et donc t'es prêt à payer une licence.
[Gaël] Je finis mon point quand même parce que...
[Benjamin] ou un support, ou enfin bref à contribuer.
[Gaël] mon point parce que c'est important je pense donc quand on fait ces économies c'est pas juste
[Gaël] d'économie parce que il y avait le chiffre l'europe 263 milliards d'euros envoyés au cloud
[Gaël] états unis il me semble que c'était ça les chiffres qui
[Aeris] C'est ça.
[Gaël] passaient un peu partout
[Gaël] Et si on avait ces 263 milliards qui étaient réinjectés sur le sol européen,
[Gaël] en fait d'un coup c'est plus la même chose, notre économie n'est plus du tout pareille,
[Gaël] puisque ça fait de l'emploi local pour...
[Gaël] gérer ses clouds, mais également il faut bien nourrir ses gens, donc dans les entreprises à côté de ça il va y avoir des restaurants, il va y avoir des choses qui vont être créées, il faut bien nettoyer les locaux, donc en fait ça recrée toute une économie locale de réinjecter cet argent localement et je pense que c'est hyper important.
[Gaël] Tu fais le nom de...
[Benjamin] Tu dis nettoyer les locaux, mais on a dit que c'était des gens en slip dans des garages.
[Benjamin] Il n'y a personne qui
[Gaël] Ah ah ah ah ah ah ah ah ah
[Benjamin] nettoie ? Bon, désolé, je retiens.
[Benjamin] Oubliez ma dernière intervention.
[Benjamin] on la coupera au montage.
[Gaël] Non, bah t'as pas le droit de couper ça au montage.
[Gaël] Non voilà, donc c'est important d'avoir ça en tête, c'est pas que des économies,
[Gaël] c'est aussi réinjecter de l'argent dans l'économie locale.
[Gaël] T'avais d'autres points ?
[Benjamin] du tout.
[Gaël] C'était bien cette table ronde.
[Benjamin] Ouais, c'était très intéressant.
[Gaël] Moi je trouve ça bien quand on invite des gens comme ça, voilà c'est...
[Benjamin] En plus, c'était des copains. Ça fait plaisir de voir des copains.
[Gaël] Je ne connais pas particulièrement mais...
[Aeris] Regardez aussi les autres auditions qu'il y a eues sur cette commission d'enquête.
[Aeris] Il y en a vraiment qui sont assez incroyables et assez effroyables.
[Aeris] Sur la sécurité des SI en général, les mensonges aux la CNIL devant une commission parlementaire.
[Aeris] Je me demande si on pourrait pas aller faire un petit parjure d'ailleurs.
[Benjamin] Tu nous partageras
[Aeris] Ça peut être assez marrant.
[Benjamin] les liens Aeris et on les mettra dans les show notes
[Aeris] Ok.
[Benjamin] de l'épisode.
[Gaël] Je pense qu'il faut aussi féliciter, parce que du coup moi je fais pas mal de tours sur le site de l'Assemblée Nationale
[Gaël] et bah c'est plutôt pas mal foutu en fait, parce que tout est filmé.
[Gaël] Il y a les comptes rendus, pas très longtemps après qui sont mis en ligne et enfin le travail
[Gaël] parlementaire et d'information publique il est vraiment pas mal et
[Gaël] Autant l'API de l'Assemblée nationale est un peu difficile à utiliser,
[Gaël] autant ils essayent de tout mettre en fichiers JSON, etc. pour qu'on puisse aller tout trouver.
[Gaël] Moi c'est un peu mon truc où je suis geek.
[Gaël] Toi t'installes Linux tous les 6 mois, moi je vais souvent scraper les données ouvertes de l'Assemblée nationale.
[Benjamin] Peut-être que je vais scraper les données, t'en sais rien.
[Gaël] Sous-titres réalisés para les sous-titres
[Aeris] Mais dans les show notes je mettrai un lien vers ma plainte contre l'Assemblée Nationale
[Aeris] pour avoir utilisé des systèmes américains pour leur diffusion de ses vidéos quand même, ça sera plus fun.
[Gaël] Ouais bon euh...
[Benjamin] Il s'arrête
[Gaël] Non, ils s'arrêtent jamais.
[Benjamin] jamais, il s'arrête jamais et il ne s'arrêtera jamais.
[Aeris] C'est
[Gaël] L'OMA!
[Aeris] au conseil, c'est au conseil d'État maintenant.
[Benjamin] Je suis sûr qu'à Guantanamo, il ira encore râler sur les cookies.
[Aeris] Donnez-moi des cookies, je consens à prendre des cookies !
[Benjamin] Ah ah ah ah ah ah ah ah [Aeris] Donnez-moi des cookies, je consens à prendre des cookies !
[Benjamin] Ah ah ah ah ah ah ah ah
[Gaël] Non mais du coup, il faut peut-être plutôt que de faire une plainte et aller, voilà,
[Gaël] peut-être qu'ils ne seront pas contre à mettre un pire tube ou quoi que ce soit.
[Aeris] Ils ont migré, pour le coup, la CNIL avait migré au bout d'un moment,
[Aeris] sanctionné par son DPO avait demandé de migrer sur un PyrTube.
[Aeris] Et effectivement, ils avaient découvert que bah oui, ils étaient en train de tour,
[Aeris] ils essaient de plaquer sur le logiciel lib,
[Aeris] ce qu'ils avaient fait dans le monde propriétaire et ça marchait pas du tout.
[Aeris] Donc ils avaient dû effectivement faire du support, etc.
[Aeris] Mais ça rejoint tout ce qu'on avait dit.
[Aeris] Et maintenant, la CNIL effectivement est toute hébergée.
[Gaël] Allez, c'est la fin de l'épisode.
[Benjamin] Et bien merci à toutes et à tous, vous avez écouté RdGP, le podcast sérieux qui vous
[Benjamin] emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.
[Générique] Générique
[Benjamin] Ce podcast est hébergé par Castopod, solution open source libre et gratuite d'hébergement
[Benjamin] de podcasts.
[Benjamin] N'oubliez pas que vous pouvez intervenir et échanger avec nous sur le Fédiverse et
[Benjamin] en particulier sur Mastodon, en likant, partageant et commentant cet épisode.
[Benjamin] Merci Gaël, merci Aeris et à la semaine prochaine.
[Gaël] Merci Benjamin
[Aeris] Bonne semaine à tous.