[Générique] L'informatique doit être au service de chaque citoyen.
[Générique] Son développement doit s'opérer dans le cadre de la coopération internationale.
[Générique] Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la
[Générique] vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.
Gaël Bonjour vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée. Bienvenue dans cette nouvelle revue de l'actu numérique, et aujourd'hui je suis accompagné de Benjamin. Bonjour Benjamin.
Benjamin Bonjour Gaël.
Gaël Alors Benjamin, t'as fait quoi ce week-end ?
Benjamin Et bien ce week-end, figure-toi que je suis allé assister à l'enregistrement d'un podcast, enfin même d'une émission radio, je suis allé voir les grands remplaçants.
Gaël Ah ok
Benjamin Alors, c'était pas gratuit, hein ?
Gaël T'a coûté combien ?
Benjamin ça m'a coûté
Gaël Oh bah c'est...
Benjamin 15 euros. Écoute, je suis assez content de la manière dont j'ai dépensé 15 euros ce week-end.
Gaël C'est 15 € bien dépensé.
Benjamin 15 euros bien dépensés, je pense que c'est important de bien dépenser ces 15 euros le weekend.
Gaël Et bah moi du coup ce week-end j'étais à une exposition sur le thème des dragons et justement il y avait des prints
Benjamin Y'avait des dragons ?
Gaël Y'avait des dragons, et y'avait des prints, donc c'était trop.
Benjamin Ah, donc t'as aussi dépensé 15 euros ce week-end.
Gaël J'ai dépensé 15 € ce week-end.
Benjamin et je me demande combien on est à avoir aussi bien dépensé 15 euros ce week-end. Je voulais juste revenir trois secondes sur les grands remplaçants. Ça n'a absolument rien à voir avec la souveraineté numérique et les sujets qui nous sont chers. Mais il y a eu un petit cours d'histoire et donc on mettra évidemment le lien dans les show notes. Et il se trouve que j'ai appris l'existence du député Alphonse Baudin, tu connaissais Alphonse Baudin toi ?
Gaël à ne pas confondre avec Jean Bodin qui est celui qui a écrit les 6 livres de la République en 1576.
Benjamin Mais on a trop l'impression que cette émission est préparée.
Gaël - Un peu trop, oui ! - Complètement dingue !
Benjamin Alors non non, Alphonse Baudin c'est l'inventeur de la punchline.
Gaël Ah oui !
Benjamin et de la récupération politique.
Gaël Il avait rouvert le Alphonse Comedy Club d'ailleurs.
Benjamin avait ouvert le Alphonse Comedy Club, ça j'en suis pas sûr mais c'est probable, c'est probable. Il a inventé la punchline en fait suite au coup d'État du 2 décembre 1851, ça date pas d'hier, de Louis Napoléon Bonaparte, parce qu'en fait il était aussi médecin, il soignait des ouvriers, il était souvent derrière eux, il montait avec eux sur les barricades et en particulier donc suite au coup d'état et il s'était un peu fait chambrer parce que forcément pour lui qui gagnait 25 francs donc m'enquêter le... le salaire des députés à l'époque, c'est sûr qu'il vivait pas dans le même monde, et donc le gars est monté sur la barricade et a sorti « Restez là un instant et vous allez voir comment on meurt pour 25 francs » et il s'est fait tirer 3 balles dans la tête.
Gaël panache.
Benjamin Alors récupération politique, clairement,
Gaël Oui, comme on...
Benjamin le mec qui va défendre les faibles, qui monte sur la barricade.
Gaël Après il s'est pas présenté je crois au législatif d'après.
Benjamin non je crois
Gaël Ouais.
Benjamin pas je ne crois pas alors il a été panthéonisé en 1889 quand
Gaël Mm-hm.
Benjamin même et mais voilà et donc ben la culture c'est comme la confiture j'en ai appris un petit peu ce week-end et je voulais partager avec vous
Gaël Eh ben génial, on encourage tout le monde maintenant à le partager sur vutuv.
Benjamin Fufufu tu... *rires*
Gaël Et en
Benjamin Vous voyez ?
Gaël parlant du Fédiverse...
Benjamin du Fédiverse.
Gaël On a notre habituel maintenant courrier des auditeurices.
Benjamin - Ouais. - C'est classe, hein ?
Gaël Ouais c'est bien, c'est bien.
Benjamin ça marche bien, le Fédiverse.
Gaël Alors déjà, il y avait un premier commentaire de Noopss qui nous disait...
Benjamin « Noupss » ou « Noopss » ? On ne sait pas.
Gaël Moi, sur le conducteur, c'est écrit « noopss ».
Benjamin Noopss, si tu nous entends, dis-nous comment on prononce.
Gaël et qui disait donc on est 7 Français maintenant donc en parlant de vutuv et
Benjamin est-ce qu'on va pas arriver à prendre le pouvoir de vutuv et être les plus nombreux ?
Gaël Ouais ouais, vu qu'en tout on doit être genre 36 sur vutuv, effectivement il ne manque plus beaucoup.
Benjamin Alors non, on est pas 36 du tout, je crois qu'on est, combien, 6 000 ? Non, 3 000 ? 600 ?
Gaël Non, tu m'as dit que c'était faux, parce qu'il y avait le truc du Fédiverse, j'y comprends rien, donc...
Benjamin Ah oui parce qu'en plus il y a les millions d'internautes qui sont sur le Fédiverse tout à fait.
Gaël Et après une attaque directe, très personnelle sur moi.
Benjamin ad nominem, ad hominem, pas ad nominem, ad hominem, sur, sur, pour toi, elle est pour toi celle-là.
Gaël Exactement.
Benjamin - Oui. - Oui.
Gaël Donc c'était pour revenir sur
Benjamin la DGFiP.
Gaël la DGFiP, le piratage. Bon, je vous laisserai lire les commentaires parce que c'est pertinent. Et en même temps, en fait, j'avais dit que c'était pas trop de leur faute. C'est pas ce que j'avais dit. J'avais dit que c'était plus compliqué que ça, que le piratage, en fait, il y avait des choses qui étaient mal branchées par ci par là. Et donc, du coup, on me dit oui, mais c'est pas c'est pas la petite boîte du coin, la petite usine du coin ou un truc comme ça qui se fait pirater. C'est vraiment, c'est l'administration fiscale. Et effectivement, en fait, c'est un gros problème. Maintenant, la cause, je pense, est beaucoup plus large que ça, comme je disais dans la semaine dernière. La cause, c'est tout le numérique, en fait. C'est toute la filière numérique qui ne prend pas conscience des sujets de sécurité, qui prend aujourd'hui difficilement conscience des sujets d'IA, et ça va nous arriver dans le pif de plus en plus. Donc, qu'on le veuille ou non, les gens qui travaillent à l'administration fiscale, ça reste des développeurs, développeuses, des administratifs.
Benjamin les êtres humains avant tout.
Gaël des êtres humains, des administrateurs système, tout un tas de métiers du numérique, des architectes, etc. Et ils subissent les mêmes lois du temps, de la gravité, etc, que tous les autres.
Benjamin donc moi j'ai rien à dire sur ce sujet là en revanche dernier dernier courrier des auditeurices, il y a Doc75. Doc75, franchement, est-ce que c'est bien raisonnable de s'appeler Doc75, je crois que c'est le doc de doc eddie full
Gaël ça me fait penser à... comment il s'appelait le doc là... dans ma rue... nanana... Bon je sais plus comment il s'appelait.
Benjamin - Doc Gynéco ?
Gaël Doc Gynéco !
Benjamin - Doc Gynéco ? Non, je pense pas.
Gaël D'accord.
Benjamin et en tout cas ce n'est pas du tout le thème. Doc75 qui nous remercie pour notre podcast, merci à toi de nous remercier, ça nous fait plaisir. On aime bien avoir des gens qui nous écrivent, qu'ils ont bien aimé. qui nous demande, alors en fait qui me demande puisque c'est moi qui suis en charge des microphones et du montage etc, si c'est possible de régler le niveau des micros. Sur cet épisode, donc celui de la semaine dernière, le son du micro d'Aeris était plus fort que les autres. Alors oui j'ai passé d'ailleurs, si vous écoutez attentivement l'épisode, j'ai même fait des remarques à Aeris pour dire « Aeris ton micro est trop fort » et « ton micro est trop fort » et son micro était C'était vraiment trop fort. Et le problème c'est qu'en fait quand le micro sature, tu peux baisser le son et il sature encore quand c'est foutu, c'est foutu.
Gaël Je tiens à rétablir une vérité, tu ne t'occupes pas des micros puisqu'en l'occurrence ces micros nous sont prêtés par l'excellent podcast Voix Plurielles.
Benjamin C'est vrai.
Gaël Et... et... et...
Benjamin Enfin c'est moi qui fais
Gaël C'est vrai.
Benjamin le dérushage, le montage, tout ça, et c'est vrai que
Gaël - Je suis stupide.
Benjamin Voix Plurielles, podcast hébergé par Castopod, d'ailleurs, qu'on vous encourage à aller écouter à d'excellents micros qui nous sont donc gracieusement prêtés, merci encore.
Gaël ça part en private joke vraiment on est trop à pouvoir comprendre
Benjamin Qui avait conseillé ces superbes micros à Voix Plurielles ?
Gaël C'était vous, M. Bellamy.
Benjamin C'était moi. Donc tout ça pour dire désolé, Aeris, quand il est là, il n'est pas là physiquement et il a son propre micro, vous savez ces espèces de micro casque qui viennent devant la bouche qui fait qu'on entend tous les souffles, les respirations, les machins, moi j'aime pas trop ces micros là et vous savez pas le temps que je passe à nettoyer le son d'Aeris quand il est là, mais là malheureusement la semaine dernière c'était fichu dès le départ et
Gaël Mais suite à ce commentaire, vous remarquerez qu'Aeris n'est pas là aujourd'hui parce qu'on l'a interdit de venir en fait. Voilà donc vos commentaires ont un vrai impact sur nos vies.
Benjamin non il est c'est faux non je je ne peux pas je ne peux pas te laisser dire ça c'est tout à fait il n'était pas disponible cette semaine il se serait volontiers joint à nous mais il pouvait pas et on l'aurait accepté on lui aurait redit s'il te plaît règle le son de ton micro parce qu'en fait il savait pas que dans son OS il pouvait régler le son du micro mais après alors on a attendu la fin fin de l'épisode.
Gaël C'est le bon moment, allez, on passe à la chronique de...
Benjamin Non, mais non, je n'ai encore un !
Gaël - Ah bah encore ! - Eh oui !
Benjamin - Mais oui, c'est Laurent qui a trouvé ça génial, je le connais personnellement, donc je ne sais pas s'il était sincère, et Laurent qui est en vacances dans le Morbihan, on salue tous les Morbihannais, non c'est pas ça ?
Gaël Je sais pas où tu vas avec ça ! Donc qu'est-ce qu'il dit Laurent ?
Benjamin et bien il dit que ce qu'il a préféré dans l'épisode de la semaine dernière c'est la chronique de Cyril.
Gaël Très bien.
Benjamin Et bien justement...
Gaël On lance la chronique de Cyril.
[Musique] *musique*
Benjamin Et si on lançait la chronique de Cyril, cette semaine, de quoi Cyril va-t-il nous parler, la propriété c'est le vol, et alors on tient à vous prévenir, disclaimer à l'avance, il n'est pas impossible que Cyril ait utilisé des outils d'intelligence artificielle, évidemment pour l'expérience, c'est du deuxième degré. Cyril, on t'écoute.
[Musique] *musique*
[Musique] *musique d'outro*
Cyril Le 29 septembre 2026, aux États-Unis, un jugement a été rendu en appel condamnant Ross Intelligence pour son usage abusif de la base de données de Thomson Reuters, un très grand éditeur nord-américain. Ross, une société d'intelligence artificielle développant des modèles destinés à la recherche juridique, a été créé en 2014, donc bien avant les grands modèles de langage que nous utilisons actuellement. Cela ne change rien à la décision des juges qui ont statué que l'usage dépassait le « fair use » des contenus protégés par le droit d'auteur, c'est la première décision en appel d'un procès de ce genre. Cette dernière fait écho à une autre décision qui m'intéresse encore plus, celle prise par le tribunal régional de Munich en Allemagne en faveur de la GEMA, l'équivalent allemand de la SACEM, contre Suno, l'application de génération musicale de chansons dont vous avez peut-être entendu parler ou que vous avez utilisé. Il est reproché à Suno d'avoir entraîné ses modèles sur le catalogue de la GEMA sans autorisation. La pénalité et les dommages ne sont pas encore déterminés, mais au-delà de la décision de justice, c'est la notion même de la légalité de la création par un modèle entraîné sur des œuvres protégées qui est remise en cause. Pour les non-musiciens, Suno, c'est cette plateforme générative de musique qui produit plusieurs chansons ou musiques sur la base d'un prompt plus ou moins détaillé. La puissance exceptionnelle de cet outil repose sur l'entraînement d'un modèle sur des centaines de milliers d'heures de musique, c'est-à-dire probablement des millions de morceaux, pour apprendre la structure musicale, l'harmonie, le timbre des instruments et la prosodie du chant. Suno a aspiré l'essentiel de la musique accessible sur Internet, sur YouTube, sur les plateformes de streaming, sur les sites web publics, sur les archives audio. Mais en 2024, à la suite d'une plainte déposée par les grands labels de musique RIAA, Universal, Warner et Sony, Suno a admis avoir utilisé des enregistrements sous droits d'auteur pour entraîner son modèle. Elle défend que l'utilisation de ces morceaux pour l'apprentissage automatique relève de l'usage équitable, c'est-à-dire le « fair use » aux États-Unis, affirmant que le modèle apprend les concepts musicaux généraux sans copier directement des fichiers audio protégés. Ce que ce jugement remet très sérieusement en question. Le petit morceau electro-frenchie que vous venez d'écouter, vous l'avez deviné, a été produit par un simple prompt. Fais-moi une chanson électro dans le style de General Electric ou de Daft Punk (ils m'ont enlevé Daft Punk) qui parle du procès que la GEMA a gagné contre Suno avec un refrain catchy en back-voice, mais très peu de parole, le refrain étant « Suno est foutu, GEMA a gagné ». Alors, on peut se poser une simple question. Peut-on laisser des entreprises construire des modèles propriétaires en pillant le savoir-faire ou le savoir tout court de l'humanité ? Le problème que posent ces procès en série, c'est qu'il s'agit d'une institution ou d'une entreprise qui défend ses droits vis-à-vis d'une autre. La seule issue dans ces procès est l'augmentation du coût d'accès au marché pour certains et la génération de revenus supplémentaires pour quelques autres, comme Le Monde ou le New York Times par exemple qui ont les moyens de couvrir le coût des prochains des procès. La GEMA, comme la SACEM en France, représente les auteurs, compositeurs, interprètes et arrangeurs, c'est à dire les gens qui vivent de leurs droits musicaux. De même, Thomson Reuters protège les ayants droit de ses publications juridiques, enfin dont lui-même évidemment. Dans une autre affaire, on reproche même à Anthropic d'avoir embauché l'ancien responsable des partenariats de Google Books pour acheter, scanner, puis détruire tous les livres du monde, ce qui pose un problème plus grave. En effet, cette appropriation du savoir va conjointement, contrairement à Google Books qui mettait ses livres à disposition du public dans des bibliothèques et ouvrait son index au public, avec la destruction dudit savoir. Quand un modèle sort de chez Anthropic ou Suno, le savoir et le savoir-faire, faire de la musique, écrire, rédiger un contrat, ce savoir est enfermé dans une boîte noire fermée à clé dont l'accès est payant. La propriété intellectuelle de ces modèles repose donc sur un grand pillage de nos connaissances et œuvres communes, mais n'est plus à la disposition du public après cette transformation. C'est l'appropriation d'un bien public qui donnerait raison à Proudhon quand il écrivit « La propriété, c'est le vol ! » Du point de vue des ayants droit de la GEMA, pour reprendre cet exemple, s'approprier sans redevance leur musique pour permettre à un modèle de faire de la musique, qui finalement réduira potentiellement à néant une grande partie des revenus de tous les musiciens du monde, c'est non seulement un vol, mais une mise à mort de leur métier. Pour équilibrer un peu la controverse, on rétorquera qu'il a fallu des milliards d'euros pour construire et entraîner ces modèles et qu'à ce titre, Suno, OpenAI, Anthropic et les autres ont construit des outils qui profitent à l'humanité, à bien des égards et dont il faut bien en tirer des bénéfices un jour ou l'autre. Il est aussi un peu futile de penser qu'une loi pourrait empêcher quiconque d'utiliser ces modèles maintenant que la boîte de Pandore est ouverte et que leur existence et performance est connue de tous. Alors quelles solutions ? Pénaliser, taxer, interdire, favoriser les accords bilatéraux au détriment de ceux qui n'ont pas les moyens de défendre leurs droits ? Encore une fois, on peut trouver dans l'histoire récente des exemples inspirants pour nous guider vers des solutions acceptables. C'est l'exemple. et le contre-exemple des médicaments génériques. Le principe d'un médicament générique c'est l'usage d'une molécule brevetée par une société pharmaceutique qui doit être possible pour soit faire des recherches dès qu'on peut, soit au-delà d'un certain délai d'exclusivité pour le commercialiser, c'est-à-dire le fabriquer et le commercialiser. Les États-Unis ont aussi imposé, malheureusement, que les détenteurs de brevets perçoivent des royalties sur les molécules encore protégées qui sont exploitées dans d'autres pays où le coût des médicaments est abaissé et produit localement. l'idée est bonne à l'origine. Il est inacceptable qu'on limite l'accès à un médicament qui coûte trop cher dans un pays où le pouvoir d'achat est bien inférieur aux États-Unis par exemple, mais il faut tenir compte du coût exorbitant que représente le développement d'un médicament. Cependant, la durée associée à l'exclusivité des brevets et les licences imposées en ont réduit la portée de façon majeure. On n'empêchera pas un producteur de payer très cher une licence par exemple dans notre cas à nous pour se passer de choriste ou même de musicien mais on peut donner aux mêmes musiciens les outils pour qu'ils puissent à leur tour s'emparer de ces technologies pour les dépasser les sublimer grâce à leur talent bien sûr leur dextérité et leur savoir-faire. On n'arrêtera pas le train de de l'IA. Mais on peut redonner à l'humanité l'usage de la technologie qui menace de les remplacer, pour qu'ils évoluent, se les approprient. inventent de nouveaux usages sans se rendre totalement dépendant de quelques acteurs, sous la forme par exemple de modèles open source ou open weight. Cela aurait aussi un mérite, celui de réduire le retour sur investissement potentiel de l'entraînement de ces modèles et de pousser les acteurs à mutualiser les jeux d'entraînement et la puissance nécessaire pour le faire. Alors pourquoi pas une mutuelle de l'IA à l'échelle internationale ? Pourquoi pas, mais cela c'est sans doute l'objet d'une autre chronique.
Benjamin Et bon, on remercie Cyril, ça pique les oreilles
Gaël Ouais je le suis.
Benjamin un peu quand même.
Gaël Non mais surtout en fait, on a quand même une sacrée génération de différences, je suis obligé de me désolidariser de tout ça, c'est un truc de boomer en fait que vous êtes en train de faire...
Benjamin Ah t'appelles le sens de l'humour !
Gaël Allez !
Benjamin Moi je valide.
Gaël Bismillah, c'est les ténèbres sans mes lunettes.
Benjamin La semaine
Gaël Eeeuh...
Benjamin dernière, on a oublié. de parler de lunettes Meta.
Gaël Mmh. Exactement.
Benjamin C'est incroyable, je ne sais pas, on n'était peut-être pas en forme.
Gaël Donc contre qui tu t'es battu qui portait des lunettes Meta cette semaine ?
Benjamin Alors je me suis battu contre personne, en revanche il y avait deux nouvelles dont on voulait parler aujourd'hui qui nous ont fait plutôt plaisir, la première c'est la Norvège, la Norvège qui va interdire les lunettes connectées dans certains lieux publics, information rapportée par Next et par Bruno Guglielminetti.
Gaël C'est bien.
Benjamin Et on trouve ça plutôt pas mal qu'il y ait des pays européens qui commencent à se saisir du problème et qui plutôt que dire mollement « ouais on pense que c'est pas super » et bien qu'ils l'interdisent dans les lieux publics.
Gaël C'est un moratoire.
Benjamin Oui c'est temporaire donc c'est un moratoire. On parle de parcs, plages, musées, aires de jeux, établissements scolaires mais c'est ce qu'on a déjà dit moult fois. Ce qui est important c'est de marquer les esprits un peu plus que de dire « on pense que c'est pas top comme
Gaël Mmmh...
Benjamin le fait la CNIL en France », dire « et ben dans les parcs, les plages, les musées, les aires de jeux, les établissements scolaires, c'est interdit, alors on se dit « ah ouais, Alors, truc
Gaël Y'a peut-être un problème.
Benjamin idiot, tous ces gens qui utilisent ces montures intrusives pour leurs lunettes de vue, ils vont dire « ah bah ouais mais là du coup comment je fais quoi » c'est-à-dire s'il
Gaël Hmm...
Benjamin faut que je retire mes lunettes de vue quand je vais dans un musée c'est un peu problématique et du coup je vais peut-être y réfléchir à deux fois. Donc ça a le mérite de mettre les problèmes en exergue. Donc ça avait été annoncé le 5 octobre et il y a aussi évidemment les établissements de santé, les piscines les vestiaires et on se demande
Gaël qui portent des lunettes dans les piscines.
Benjamin On s'était posé la question déjà, c'était ici qu'on s'était posé la question ?
Gaël C'est déjà ici.
Benjamin C'était déjà ici, ouais.
Gaël Bon voilà, oui bah c'est bien de faire des moratoires, en tout cas quand on sait pas trop, ça permet de prendre le temps de réfléchir, ça permet aussi de soulever le problème dans l'espace public.
Benjamin Je ne pense pas que ce soit une question de « on ne sait pas trop », c'est une question d'« on ne veut pas se mouiller ».
Gaël A ceux qui vont à la piscine.
Benjamin contrairement à ceux qui vont à la piscine, mais c'est moins pire que si c'était plus pire. Et puis il y a Hans Anders, que je ne connaissais pas, mais qui est un grand opticien hollandais qui a décidé d'arrêter de vendre les montures Ray-Ban Meta, par crainte pour la vie privée. Donc voilà, ça fait deux bonnes nouvelles et on ne saurait que s'en réjouir. Tu rigoles, c'est à cause de notre invité surprise ?
Gaël C'est à cause du chat qui vient de...
Benjamin A priori le chat était pas pour l'interdiction des lunettes Meta dans les lieux publics.
Gaël Non parce que lui il emporte régulièrement dans les lieux publics.
Benjamin ça ne m'étonne pas, il a l'air pleutre ton chat.
Gaël Je suis désolé, je passe de sujet en sujet, sans transition, sans transiclasse, sans quoi que ce soit. Est-ce que tu sais ce qu'ils font Amazon ?
Benjamin Qu'est-ce qu'ils font Amazon ?
Gaël Eh bah, ils
Benjamin J'espère que...
Gaël vendent des produits en fait sur une plateforme de e-commerce.
Benjamin Mm-hm.
Gaël Et en plus de ça, selon vos achats, alors probablement pas en Europe, mais ailleurs dans le monde, ils vous rajoutent des tags selon ce que vous avez acheté.
Benjamin Ouais, ils font du profilage.
Gaël Voilà. Et par exemple, qu'est-ce qu'ils peuvent taguer ?
Benjamin Alors c'est un internaute qui a publié ça, qui allait voir dans... Vous savez, là où on ne va jamais, mon profil, machin, mes informations, il est allé voir quelles étaient les informations qu'Amazon avait collectées, mais surtout avait déduit son profil de ses achats. Et alors je vais vous le lire en anglais parce que je suis absolument totalement bilingue. Il était écrit dans son profil « has flat buttocks », donc en français « a les
Gaël à l'effet splat.
Benjamin fesses plates ». donc la personne s'en est un petit peu émue et effectivement c'est quand même assez incroyable donc derrière on imagine qu'il y a des modèles qui ont dû tourner à plein régime pour dire ouais s'il achète ça tel type de pantalon tel machin tel truc c'est qu'il doit avoir le cul plat c'est assez incroyable et alors on dit moi je suis allé voir j'ai rien trouvé et mais je pense qu'en Europe effectivement ces algorithmes ne sont pas en place parce que il y a un problème de base légale clairement au niveau RGPD là c'est on n'est plus du tout dans les clous alors peut-être qu'il y a eu un recueil de consentement ceci dit parce que c'est le recueil du consentement c'est c'est ce qu'on fait quand on ne sait pas quoi faire. souvent les recueils de consentement ils sont pas toujours très très loyaux donc on a cliqué ok juste pour se débarrasser de la pop-up mais je suis quand même assez dubitatif et donc je pense j'espère qu'on ne verra jamais ça par chez nous.
Gaël Euh oui, on avance sur quoi ? Alors il y avait un article sur les personnes qui tiennent l'internet mondial.
Benjamin Ah oui ?
Gaël Ouais j'ai passé les sujets mais on pourra revenir après si tu...
Benjamin Alors là je cherche dans le conducteur, alors notre conducteur cette semaine il a 275 lignes.
Gaël et surtout beaucoup de couleurs en fait.
Benjamin J'aime bien, je mets des couleurs maintenant, t'as remarqué ?
Gaël Tu me viois ça ?
Benjamin Oui, j'essaye de faire des thématiques.
Gaël « The people holding up the internet », et donc du coup, il y a souvent ce mème qui tourne, voilà.
Benjamin - Ah oui, ce mème où on voit une énorme infrastructure qui repose sur un petit frêle bâton d'un obscur développeur dans le Nebraska, c'est ça ? Nebraska, c'est ça ?
Gaël Exactement, c'est le Nebraska Problem,
Benjamin - Ouais.
Gaël et donc du coup, donc c'est une étude qui a été menée sur « c'est qui ces gens qui représentent ce petit bout de bâton dans les infrastructures » quoi.
Benjamin Ouais, et bien j'ai trouvé cet article super intéressant parce qu'en fait ils sont partis du mème donc c'est xkcd, non, oui.
Gaël - Ouais, je crois.
Benjamin qu'il avait inventé et on le ressort à toutes les sauces et même souvent il est enrichi, développé, recolorié
Gaël Hmm...
Benjamin et ils sont allés enquêter pour savoir non mais c'est quoi la part de vérité derrière ce dessin.
Gaël Donc c'est la Linux Foundation je crois qui a fait le...
Benjamin Et c'est super intéressant.
Gaël D'ailleurs, je fais un petit peu d'autopro parce que j'avais écrit un article il y a quelques temps sur European Open Source Academy qui s'appelle « Open source: the code is open, but dependence remains ».
Benjamin C'est l'article que tu avais écrit.
Gaël l'article que j'avais écrit.
Benjamin Peut-être que moi aussi j'ai écrit dans des
Gaël C'est vrai, il s'appelait comment ton article ?
Benjamin open source academies, ouais, aucun souvenir.
Gaël D'ailleurs si vous m'écoutez, European Open Source Academy, j'attends toujours la version papier que vous me dites promis de m'envoyer, que je n'ai jamais reçu. Et j'aurai également une conférence un peu sur le même sujet, où je reprends notamment une partie des chiffres de cet article de la Linux Foundation.
Benjamin C'est ton côté écolo, tu recycles.
Gaël Ouais, les informations, ça me fait moins de travail aussi. Ça sera Open Source Experience
Benjamin Ah !
Gaël en décembre je crois, 6-7
Benjamin Ouais, c'est le début décembre en général.
Gaël décembre je dirais comme ça,
Benjamin Ouais, non, non, gênez, gênez
Gaël ou 10-11, quelque part en décembre.
Benjamin Quelque part début décembre, Open Source Experience, ça a lieu où cette année ?
Gaël Porte de Versailles ?
Benjamin Autant le début de l'émission était préparé, autant là ça devient n'importe quoi.
Gaël Ouais, je sais pas où ça vient en fait, venez pas à la porte de Versailles comme ça sans être prévenu mais...
Benjamin Ça change tous les deux ans, parce que c'était à la Villette l'année dernière, mais c'est plus à la Villette cette année.
Gaël Bon bah vous regardez sur internet où c'est Open Source Experience, c'est à peu près en début décembre et donc c'est un peu sur les mêmes sujets. En fait, globalement, je vais pas vous faire la conf maintenant parce que sinon il y aura personne dans la salle puisque...
Benjamin - Ah moi je serais là, hein ? - Ouais.
Gaël C'est vrai ? J'avais un peu plus loin en fait, c'est qu'aujourd'hui, on a beau en fait développer, participer à l'écosystème open source, etc. Bah en fait, ça importe peu puisque... La majeure partie des gens qui emploient les développeurs de communities open source, c'est quand même des entreprises étasuniennes. Je pense notamment, en fait, j'ai refait la Galaxy, mais IBM, de part tout leur rachat, notamment Red Hat, etc., en fait, ils possèdent quasiment tout le monde de l'open source et ça laisse des... des problèmes qui pèsent sur le monde de l'open source en tant que tel, sur le numérique en général et même sur la géopolitique puisque IBM est une entreprise de droit étasunien. Voilà voilà.
Benjamin Voilà voilà, tout à fait, 9 et 10 décembre, porte de Versailles, hall 5.2
Gaël en adivrant toutes les dates, sauf les bonnes.
Benjamin Sauf qu'on l'avait dit début décembre.
Gaël Ouais c'est ça.
Benjamin Donc quand même, on n'était pas totalement dans les choses.
Gaël Voilà, il y a...
Benjamin On voulait parler de la dernière version de macOS.
Gaël La dernière
Benjamin Non ?
Gaël version de macOS. Oui, très bien, la dernière version de macOS. Oh,
Benjamin - Ouais.
Gaël c'est n'importe quoi, c'est le fin d'émission.
Benjamin Ça manque de cohérence,
Gaël Ça vaut que de cohérence.
Benjamin ça manque d'enchaînement logique.
Gaël Oui.
Benjamin Non, non, si on parle de souveraineté numérique, on continue dans la souveraineté numérique.
Gaël - Bonne chance. - Bonne chance.
Benjamin Je suis désolé. macOS, j'ai fait la découverte d'un outil qui s'appelle RemoveMacAI. Et donc c'est un outil pour débloater macOS, alors débloater, B-L-O-A-T, les bloat, c'est les bloat de software, c'est toutes ces saloperies qui sont sur ton téléphone de marque quand tu viens de l'acheter, des applications dont tu n'as pas besoin. Alors la base c'est Facebook, LinkedIn, des trucs comme ça, mais souvent
Gaël paramètres.
Benjamin tu as plein plein plein de petits logiciels à la con. Et la toute dernière version de macOS, avec elle 8 gigas de modèles, d'IA, etc. Alors dit comme ça, honnêtement, moi ça me choque. - Pas trop ? - Euh... bah euh...
Gaël Ah, comment moi...
Benjamin « Utiliser des ordinateurs qui sont capables de faire de l'inférence sur des petits modèles et d'avoir des petits modèles pour que tu puisses faire du de la traduction, du résumé, etc. avec ton ordinateur sans avoir besoin de rien. » Moi, honnêtement, je trouve ça pas mal. J'ai pas de Mac, donc je peux pas, mais je trouve ça pas mal. En revanche, je suis allé voir ce qu'il y avait derrière ce « RemoveMacAI ». Et là j'étais effaré de voir ce qu'ils retiraient, parce qu'en fait ils ne retirent pas juste des modèles.
Gaël Donc tu veux dire que ce logiciel ment sur ce qu'il fait réellement ?
Benjamin Je veux
Gaël Je trouve ça inadmissible !
Benjamin dire que s'il s'agissait juste de supprimer l'espace disque pris par des modèles entraînés d'IA, j'ai dit « ouais ok, c'est dommage qu'Apple ne te laisse pas le choix », mais bon, là en fait, où j'ai halluciné, c'est que quand tu regardes ce qu'il est capable de faire, il fait beaucoup plus, et je vous invite, on mettra aussi le lien dessus, [Musique] est capable de retirer, alors attendez parce que je voudrais pas raconter n'importe quoi, parce qu'après on dit qu'on ne sait pas sourcer ce qu'on dit, donc dans les paramètres il y a Turn off Mac Analytics donc qui est empêchent votre macOS d'envoyer des données de diagnostic à Apple, ça on a l'habitude en général ça devrait pouvoir se paramétrer au moment de l'installation. Turn off personalized ads donc empêcher macOS de voir ce qu'on fait pour envoyer des publicités ciblées dans l'App Store. Turn off Improve Siri and Dictation donc qui permet d'empêcher de réentraîner les modèles Apple avec ce qu'on dit à Siri après donc il y a la éteindre la recherche avancée Les résultats Spotlight, donc Spotlight c'est le moteur de recherche de macOS internet et puis les Lookup Suggestions, les Safari Search Suggestions et enfin Game Center Game Center qui est le truc de l'espèce d'App Store de jeu avec toutes les notifications, les friends requests etc. Et donc en fait, il y a quand même pas mal de saloperies Et euh... et alors ? ça serait Windows, on dirait bien ouais normal, rien qu'installer Windows c'est une plaie, on voit très bien ce qu'ils veulent faire. macOS, Apple, ils font quand même des pubs où ils axent toute leur communication sur le fait qu'avec eux on n'est pas suivi, il y a la fameuse publicité où on voit des espèces de petits démons là qui explosent dès qu'on allume son iPhone et donc je trouve ça assez malhonnête de leur part voilà et j'étais assez étonné de voir tout ce qu'il y avait dans macOS qui était franchement intrusive.
Gaël Je me permets de... J'ai une globalement mauvaise nouvelle mondiale, et après on parlera d'une meilleure nouvelle. On en a déjà parlé souvent, donc les attaques sur la CPI, donc la Cour pénale internationale, continuent. Puisque les États-Unis ont sanctionné je crois maintenant quasiment tous les juges de la CPI, la CPI elle-même.
Benjamin Ouais, là ce qui est nouveau c'est qu'ils ont sanctionné la CPI.
Gaël Ouais, donc on est traitant de tribunal voyou. Bah voilà, en réponse, la CPI a répondu, et je trouve ça une très belle réponse, l'histoire jugera ce moment.
Benjamin Alors on peut peut-être rappeler pourquoi est-ce que les États-Unis s'en sont pris à la CPI là
Gaël Ouais ouais.
Benjamin cette semaine, c'est parce que la sud-africaine Navi Pillay, qui donc était je crois qu'elle n'est même plus juge
Gaël Je crois qu'elle n'est plus juge.
Benjamin à la CPI, a eu le prix Nobel de la paix, et donc double affront pour Trump. que déjà c'est pas lui qui l'a eu alors que c'est lui
Gaël Mmh mmh mmh...
Benjamin qui le voulait et puis deuxième affront c'est qu'elle est liée de très près à la CPI et donc pour se venger comme il ne devait pas avoir son Nobel et ben hop il a sanctionné la CPI.
Gaël le plus facile.
Benjamin c'était le plus facile et puis c'était peut-être aussi le plus visible et le plus théâtral.
Gaël Et donc du coup Washington a imposé des sanctions contre la Cour pénale internationale, en échange donc du coup l'Union Européenne a promis d'aider la Cour mais sans réellement indiquer ce qu'elle ferait pour l'aider et voilà et donc on est un peu dans le... Ce truc un peu de cassandre, on en a déjà beaucoup parlé, mais là où avant est-ce que les États-Unis vont ou non couper les accès, les services web quoi, en général, des États-Unis, c'était une question de « est-ce qu'ils vont le faire ou non », là maintenant, la question c'est un peu plus « quand est-ce qu'ils vont le faire » quoi, et à qui ?
Benjamin Et à qui ? Alors, ce que je trouve assez paradoxal, mais on n'est plus à un paradoxe prêt avec Trump, c'est qu'il menace de sanctions financières si on taxe les GAFAM. mais dans le même temps il est capable de scier la branche sur laquelle les GAFAM sont assis en disant « et bien vous la CPI pour vous c'est fini » et du coup ben en fait à un moment il n'y aura même plus besoin de taxer les GAFAM parce que tout le monde aura peur de les
Gaël Mmh.
Benjamin utiliser, et honnêtement ceux qui ont peur d'utiliser les GAFAM aujourd'hui ils ont raison.
Gaël Ouais. Mais je... Enfin je sais pas si ça va avoir un impact... Tu sais, il y a toujours ce truc de « est-ce qu'on va pas juste attendre que les prochaines élections états-uniennes, il va y avoir un démocrate, peut-être que ça a changé ». En fait, tout le monde espère un peu que ça va changer à ce moment-là. Spoiler, je pense que ça changera pas trop trop la... Ça changera peut-être la communication de façade, le marketing, mais les intentions...
Benjamin Oui, oui, mais ça, on l'a déjà dit, si ça avait été Hillary Clinton, ça n'aurait pas été beaucoup plus sympathique. Par contre, en façade, ça se serait moins vu. Et c'est ce qu'on dit souvent, Trump, c'est le meilleur ambassadeur des logiciels libres
Gaël - Non.
Benjamin et souverains, c'est que ce qui fait d'une telle violence qu'on ne peut pas, on ne peut pas se cacher et dire mais non, mais ça n'arrivera jamais.
Gaël - Mmh.
Benjamin En fait, si ça arrive, et quand il coupe l'accès à la CPI, il le fait pour... institution, il le fait pas pour toutes, sauf que ça suffit à faire peur à tout le monde, et à raison.
Gaël Et pour finir, quand même, une bonne note du 7 octobre dernier ?
Benjamin Oui, le 7 octobre, le président de la République, qu'est-ce qu'il a fait ?
Gaël et bien il a donc du coup sur la loi République numérique le but est d'encourager le logiciel libre.
Benjamin Eh ben c'est génial !
Gaël Donc article 16 de la loi promulguée le 7 octobre. Félicitations, on espère que ça va bien changer les mœurs, c'est qu'on aura de plus en plus de logiciels libres dans nos administrations. Et rapidement.
Benjamin — Et rapidement.
Gaël Et rapidement, ouais. Si c'est le président qui...
Benjamin Et si c'est le président qui l'a dit ?
Gaël Oui, parce que le but, ça serait pas que ça prenne plus de 5, 6, peut-être pas plus de 10 ans en tout cas.
Benjamin Non, c'est pas possible, ça peut
Gaël C'est pas possible. Non.
Benjamin pas prendre 10 ans, ça peut pas...
Gaël Ah, attends.
Benjamin Oui ?
Gaël Ah je crois qu'on a mal sourcé nos...
Benjamin Ah merde !
Gaël Ça a été voté le 7 octobre 2016.
Benjamin Ah donc ce n'était pas Macron, c'était Hollande.
Gaël Donc ça fait plus de dix ans en fait.
Benjamin - Donc ça fait dix ans, hein, bah voilà, bon. Et du coup, petit anniversaire, ou est-ce qu'enfin on va faire quelque chose et prendre des mesures qui servent à
Gaël Ouais, on est un peu taquin.
Benjamin quelque chose ? On est très taquins.
Gaël très
Benjamin -Ouais.
Gaël taquin, le logiciel libre se déploie de plus en plus dans les administrations mais effectivement en fait il reste encore du Microsoft etc un peu partout.
Benjamin du Google, du AWS, du GCP...
Gaël oui donc bah oui il faut il faut un peu plus qu'encourager peut-être maintenant c'est c'était aussi les dernières lois de la Commission européenne, le Cyber Resilience Act je crois, ou tout un tas de lois comme ça de la Commission qui parle d'open source mais en fait pour l'instant il n'y a rien qui obligent à utiliser de l'open source, donc il faudra peut-être passer la vitesse supérieure.
Benjamin Et là, on n'a plus le choix de toute façon.
Gaël Sachant que je rappelle quand même que les administrations françaises, donc il y a des contrats interministériels, je le sais parce que je suis directeur de l'un d'eux, c'est le support logiciel libre, qui vise notamment à adopter plus facilement du logiciel libre, puisque mon équipe et moi, on est engagé aussi à venir apporter du support, à venir apporter de l'aide, à venir prendre des engagements sur le logiciel libre.
Benjamin et on t'en félicite !
Gaël C'est plus l'équipe en général.
Benjamin Non mais moi je... Alors je vous félicite.
Gaël Je les félicite aussi.
Benjamin super est ce qu'on a
Gaël Au revoir.
Benjamin fait le tour Oh là là t'es au bout là.
Gaël A jour !
Benjamin Un sujet de plus c'était le sujet de trop.
Gaël Exactement.
[Musique] *musique d'outro*
Benjamin Eh bien merci Gaël, et merci à toutes et à tous, vous avez écouté RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée. Ce podcast est hébergé par Castopod, solution open source libre et gratuite d'hébergement de podcast. N'oubliez pas que vous pouvez interagir à tout moment avec nous sur le Fédiverse, et en particulier sur Mastodon mais aussi sur vutuv.de. On vous dit
Gaël (rires)
Benjamin à la semaine prochaine !
[Musique] *Musique*
Gaël Et c'est tout pour aujourd'hui !