[Actu] Privés de réseaux, privé de services US, privée de Windows !
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[Actu] Privés de réseaux, privé de services US, privée de Windows !

Deskrivadur ar rann

Cette semaine nous revenons sur la proposition de loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. L’Australie l’a fait en décembre dernier et… Puis nous parlerons l’audition de Nicolas Guillou à l’Assemblée sur la dépendance technologique européenne, ainsi que l’annonce de la migration de la DINUM vers Linux. Et pour finir, un point BPCE avec Aeris.

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0:27

[Gaël] Bonjour, vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.

0:34

[Gaël] Bienvenue dans cette nouvelle revue de l'actu numérique, aujourd'hui je suis accompagné de Benjamin

0:38

[Gaël] en duplex avec Aeris. Bonjour Benjamin !

0:41

[Benjamin] Salut Gaël !

0:49

[Gaël] Bon aujourd'hui actu dense, je voulais commencer par un petit truc pour vous énerver un peu mais qui devrait être rapide normalement j'ai découvert ce week-end un site qui s'appelle Wikigacha.com

1:03

[Gaël] sans vouloir faire de pub.

1:05

[Gaël] ça reprend en fait le...

1:15

[Gaël] Le mec en fait il a connecté ça à Wikipédia et tu peux ouvrir des boosters de cartes.

1:23

[Gaël] où tu vas avoir des articles Wikipédia dedans et les faire combattre, etc.

1:27

[Gaël] Le truc c'est qu'ils collectent toutes les données possibles, ils te mettent la pub, etc.

1:34

[Benjamin] Alors moi je vais aller voir le site puisque tu me l'a envoyé en préparation de l'émission

1:39

[Benjamin] Et je lui dis mais qu'est-ce que c'est que ça ? J'ai cru que tu t'étais trompé. J'ai cru que tu voulais aller sur wiki, pédia, ou je sais pas. Je lui dis tiens, il s'est trompé dans le copier-coller de l'URL.

1:56

[Gaël] Les articles sont classés par force en fonction du nombre de vues, etc.

2:01

[Gaël] mais quand tu regardes les conditions d'utilisation et tout, c'est rempli de cookies.

2:06

[Gaël] et il t'explique ce Google ad.

2:09

[Aeris] Effectivement, c'est bien dégueulasse, ouais.

2:12

[Gaël] Voilà donc je pense qu'on n'a pas besoin d'y passer très très longtemps mais...

2:17

[Benjamin] Oui j'ai toujours pas compris moi en plus.

2:19

[Gaël] Je pense que ça ne sert strictement à rien.

2:22

[Gaël] A part peut-être mettre en danger nos jeunes.

2:27

[Gaël] Et en parlant !

2:31

[Gaël] Tu nous a envoyé un lien vers une proposition de loi du Sénat.

2:35

[Benjamin] Attends, attends, attends, moi je voudrais qu'on fasse un petit arrêt sur cette transi-class parce que ça fait des semaines !

2:40

[Benjamin] qu'on n'avait pas eu de transi classe.

2:44

[Gaël] Euh... proposition du Sénat... Euh... tu veux peut-être en dire un mot...

2:51

[Benjamin] Oui, tout à fait. Donc j'imagine que tout le monde a vu cette proposition de loi qui est arrivée au Sénat.

2:57

[Benjamin] pour interdire les réseaux sociaux au moins de 16 ans.

3:01

[Benjamin] et ce qui est assez coquasse, c'est que ça s'est télescopé avec l'Australie.

3:08

[Benjamin] puisque l'Australie en a fait de même à l'Oreille, c'est carrément 15 ans, et c'est entré en vigueur en décembre 2025.

3:14

[Benjamin] Il y a déjà un retour d'expérience.

3:16

[Aeris] Et ça marche pas du tout bien !

3:18

[Benjamin] Et le retour d'expérience effectivement, c'est que ça ne sert à rien, ça ne fonctionne pas. Alors ça absorbe énormément de données à caractère personnel, puisqu'en gros les sites Facebook et compagnie pour valider que le jeune a bien plus de 15 ans, ils utilisent des...

3:36

[Benjamin] des tests biométriques, j'ai cru comprendre, avec des photos 3D, etc.

3:42

[Benjamin] Évidemment, ça c'est ce sur quoi nous on alerte depuis le début, c'est que...

3:47

[Benjamin] interdire pourquoi pas, mais après si on impose des moyens de forcer l'application de l'interdiction en collectant des données à caractère personnel, là c'est problématique.

3:58

[Benjamin] on rappelle qu'il y a énormément de ...

4:00

[Benjamin] sites qui sont interdits au moins de 13 ans aujourd'hui. Donc c'est juste qu'on est en train de changer un peu.

4:08

[Benjamin] Ben euh... Facebook, tu peux pas te créer un compte si t'as moins de 13 ans. C'est pas possible.

4:13

[Aeris] Ça de toute façon, même le RGPD l'imposait d'une certaine manière, puisque le RGPD impose d'avoir des...

4:19

[Aeris] des catégories particulières de données pour inférieures à 13 ans. Il se pensera que le Facebook et autres demandaient des fois l'âge, mais c'était purement déclaratif et sans vraiment trop de contrôle.

4:29

[Gaël] Comment est-ce qu'ils font appliquer donc du coup la législation si c'est pas purement déclaratif ?

4:35

[Benjamin] Eh ben c'est pas très clair en fait, c'est pas très clair...

4:45

[Benjamin] C'est clairement ça ressemble à la fausse bonne idée.

4:49

[Aeris] Et il va retourner sur les problèmes que l'ARCOM et la CNIL avaient déjà soulevé, qu'aujourd'hui, demander l'âge et le contrôle de l'âge, en tout cas un peu plus formel que juste du déclaratif, ça se heurte à trop de collègues de données ou des difficultés à savoir. Est-ce qu'un site, enfin, de pas divuler son identité au site Internet, donc avec la double anonymat. Et tout le monde est bien d'accord aujourd'hui que...

5:09

[Aeris] On n'a pas de solution magique et que globalement il faudra donner son identité au site qu'on va visiter. Donc c'était à l'époque uniquement sur la pornographie, maintenant ça arrive sur les réseaux sociaux et à terme on sent bien que ça va arriver de toute façon partout.

5:22

[Benjamin] Ouais parce que typiquement c'est toujours la même chose, c'est dire mais vous pouvez pas être contre le terrorisme, vous pouvez pas être pour le terrorisme, vous pouvez pas être pour la paix de pornographie, vous pouvez pas être contre le fait de protéger nos jeunes.

5:36

[Benjamin] Et puis derrière comment on fait ?

5:39

[Benjamin] Et pour protéger une partie de la population, on impose à l'intégralité un contrôle d'identité. Alors on avait évoqué des sites tiers, des tiers de confiance qui permettent de stocker le fait qu'on est bien majeur, et puis après on fait un appel à ce site pour vérifier, etc.

5:57

[Benjamin] on sait 1 que ça marche pas, que 2 ces sites ils se font tous trouer, parce que de toute façon allez voir bonjour la fuite, on voit bien que une base de données en ligne...

6:09

[Benjamin] Tôt ou tard elle se fait trouer.

6:11

[Benjamin] donc il y a un vrai problème à mon sens de proportionnalité

6:15

[Benjamin] Et en plus, on voit bien que l'Australie nous dit que ça ne fonctionne pas de toute façon.

6:22

[Gaël] Alors attends, on y vient juste après mais...

6:23

[Gaël] Donc le point c'est que c'est un cheval de trois du coup...

6:30

[Gaël] la protection des plus jeunes, des enfants, on va dire, en dessous de 13 ans, ou en dessous de 15 ans je crois.

6:35

[Benjamin] Je suis même pas sûr que ce soit pas sincère moi. Je pense que c'est vraiment sincère en disant, il faut protéger les jeunes et puis on...

6:44

[Gaël] Oui mais ce que je veux dire c'est...

6:44

[Aeris] Je pense qu'ils sont sincères aussi.

6:46

[Gaël] Mais c'est un... une fois que c'est là, tu peux le déployer en fait de plus en plus et avoir des contrôles d'identité.

6:51

[Aeris] Oui.

6:52

[Gaël] J'avais un...

6:54

[Gaël] En fait il y a de plus en plus de sites de l'état qui demandent la connexion France Connect.

6:58

[Gaël] Plus !

6:59

[Aeris] Ce n'est pas là qu'ils veulent passer maintenant pour justement la contrôler l'identité.

7:03

[Gaël] Et pas France Connect, parce que sur France Connect, globalement, j'avais mon compte des impôts.

7:12

[Gaël] une application France Identité etc.

7:16

[Gaël] Sauf que c'est la première fois que je suis un peu exclu du numérique.

7:19

[Gaël] J'ai une carte d'identité qui est l'ancienne carte d'identité.

7:22

[Gaël] Et donc du coup je peux pas me créer de compte...

7:30

[Benjamin] tu peux pas aller le faire à la poste ?

7:33

[Aeris] Oui mais le problème c'est que France Connect Plus, ça demande de plus en plus France Connect Plus et France Connect Plus nécessite d'avoir un téléphone Android non routé, Google, etc. On ne peut pas l'installer sur un téléphone, etc. C'est justement la version avec authentification forte et donc ils font un téléphone compatible qui soit lié à Google. Et effectivement le gouvernement veut passer son contrôle de majorité, enfin en tout cas Dash, par là.

7:53

[Aeris] avec tous les problèmes qui se cassent à l'arrière, effectivement c'est le pied dans la porte pour plein d'autres surveillance de ce type là et en sachant que ça ne marche pas quoi.

8:02

[Gaël] les tasse-celles et sites que tu visites de ça.

8:06

[Gaël] qui est aussi ce problème d'exclusion du numérique, c'est à dire que plus tu demandes...

8:11

[Gaël] à des personnes d'avoir accès en fait à du Android ou quoi que ce soit.

8:17

[Benjamin] Mais ça malheureusement c'est trop tard aujourd'hui, tout le monde considère que t'as un téléphone non routé Apple ou Google. Ce qui est problématique à d'autres titres d'ailleurs, mais ça plus personne imagine qu'on puisse avoir un téléphone...

8:43

[Gaël] Et pour revenir à cette proposition du Sénat, donc tu parlais de l'Australie...

8:49

[Gaël] C'est quoi les conclusions australiennes ?

8:54

[Benjamin] c'est que ça ne fonctionne pas.

8:56

[Gaël] C'est trop compliqué à mettre en place, on n'arrive pas à savoir qui...

8:59

[Benjamin] Non c'est pas ça, c'est que on l'a mis en place

9:02

[Benjamin] Et ça sert à rien.

9:05

[Aeris] Parce que les gens arrivent toujours à tréhonder, s'inscrivent avec le compte d'un proche ou de menthe.

9:11

[Aeris] C'est tout ce qui avait été déjà soulevé lors de cette analyse de textes de loi en côté français. C'est que juste, ça ne marche pas.

9:17

[Benjamin] Alors ce qui est prévu par le Sénat, c'est qu'on puisse demander l'autorisation à ses parents par exemple.

9:22

[Benjamin] Si tes parents sont ok, et bien tu peux aller sur des réseaux sociaux.

9:29

[Benjamin] Et ça c'est explicitement mentionné, et ce qui m'amène à penser que ben... Ouais, ok, ça...

9:36

[Benjamin] je suis plutôt d'accord avec ça.

9:38

[Benjamin] C'est une problématique d'éducation.

9:40

[Benjamin] Mais en fait, ça n'est qu'une problématique d'éducation. Nous, quand on était jeunes, il y avait des consoles de jeux, il y avait la télévision, il y avait... Et là, le problème, c'est qu'aujourd'hui, les jeunes ont des téléphones et qu'ils les emportent avec eux dans la chambre et qu'ils restent connectés toute la nuit dessus.

9:58

[Benjamin] Mais c'est un problème d'éducation, c'est-à-dire qu'on ne devrait pas laisser des jeunes de moins de 13 ans avec un téléphone dans leur chambre. Point.

10:04

[Benjamin] Et la solution à mon avis elle passe d'abord par les parents et pas par une loi qui va venir mettre en danger l'intégralité de nos données fondamentales. Sachant que si on fait un point métaphore, je suis plutôt d'accord avec Aéris sur le pied dans la porte plutôt que le cheval de trois parce que je pense que c'est vraiment une des motivations sincères à l'origine sauf que

10:25

[Benjamin] Si demain on arrive avec un gouvernement qui est un peu moins démocratique, il aura tous les outils à sa disposition pour faire ce qu'il en veut.

10:34

[Benjamin] Et le risque, il est énorme.

10:43

[Benjamin] Ouais mais c'était pas la bonne métaphore, je suis désolé.

10:46

[Benjamin] Oui.

10:56

[Gaël] Ok mais ça apporte en fait une...

11:04

[Gaël] contrôle systémique en fait de la part de l'État avec France.

11:09

[Gaël] Et en fait cet argument de légion mente, demain si c'est relié à ton...

11:17

[Gaël] Par contre, ça laisse présager de beaux jours à tous les fournisseurs de VPN.

11:22

[Benjamin] Et aux utilisateurs de Tor.

11:36

[Gaël] Le parlementaire, le parlement, excusez-moi.

11:38

[Gaël] cette fois du côté de l'Assemblée nationale. Oulala, il est compliqué cette transition.

11:45

[Gaël] du côté de l'assemblée puisque on a toujours cette commission d'enquête sur les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique. Rappelez-vous que la première fois que vous l'avez entendu c'était sur Rdgp.

11:58

[Gaël] l'audition.

12:02

[Gaël] Merci, j'avais perdu son nom.

12:04

[Benjamin] Pourtant on l'entend beaucoup en ce moment Nicolas Guillou.

12:13

[Benjamin] Mais moi, écoute, je l'ai regardé dans son intégralité, j'ai trouvé que c'était tellement bien, j'avais l'impression que ça durait que 5 minutes.

12:20

[Aeris] Ça passera très bien.

12:21

[Gaël] Attention parce que la vidéo a marque 4 heures mais en fait c'est toute la...

12:26

[Benjamin] Ouais c'est l'ensemble.

12:31

[Gaël] CPI dont vous avez déjà parlé longuement sur RGP.

12:39

[Gaël] d'exclusion de certains services états-unis.

12:50

[Gaël] Et voilà, pendant 48 minutes.

12:52

[Gaël] Airbnb, tous les services états unis.

12:55

[Gaël] Et en fait ça va un peu plus loin, puisqu'il revient sur son expérience à lui.

12:59

[Gaël] Est-ce que tu veux dire quelque chose déjà ?

13:02

[Benjamin] Alors moi j'encourage tout le monde à regarder la vidéo dans son intégralité, donc elle dure pas 5 minutes, je me suis laissé emporter parce que vraiment c'est super intéressant. C'est super intéressant parce que bah, il commence par dire que lui c'est pas du tout un expert du numérique, il a subi ça sans savoir ce qui allait lui arriver, il découvre les effets tous les jours, toutes les semaines et il a une nouvelle mauvaise surprise.

13:28

[Benjamin] Il dit lui-même qu'aujourd'hui c'est un laboratoire de notre souveraineté numérique, ou plus exactement notre absence de souveraineté numérique.

13:38

[Benjamin] Et on avait déjà parlé du fait qu'il ne puisse plus utiliser Visa Mastercard.

13:44

[Gaël] toi tu m'as dit qu'il a fait un clin d'œil à RDGP sans nous citer pour garder l'anima

13:49

[Gaël] mais qui semblerait que quelqu'un chait.

13:50

[Benjamin] Il y a une personne extrêmement nulle, on a rien compris sur le réseau CB. Sur le réseau CB carte bleue, ouais. En fait, ce qu'il explique est qu'on ne savait pas.

14:01

[Benjamin] c'est qu'aujourd'hui d'un point de vue technique, il est tout à fait possible d'émettre une carte réseau CB qui soit que réseau CB.

14:09

[Benjamin] et donc de pouvoir au moins faire ses achats en France sauf que...

14:13

[Benjamin] les banques ont passé des accords avec Visa Mastercard et les banques ne délivrent que des cartes couplées.

14:20

[Benjamin] Donc on peut avoir une carte bleue CB.

14:25

[Benjamin] CB Mastercard mais on peut pas avoir de CB tout court et donc ça c'est un problème commercial

14:31

[Benjamin] qui a été négocié par les banques françaises, qui aurait bien fait de réfléchir à deux fois.

14:37

[Benjamin] Et donc aujourd'hui il n'a pas de carte.

14:45

[Benjamin] Ça n'existe plus.

14:46

[Aeris] Et aujourd'hui, alors...

14:47

[Aeris] Et aujourd'hui, même les cartes de co-badger existent de moins en moins. Les entreprises, les banques ont tendance à supprimer carrément le CB et à passer exclusivement sur du Visa ou du MasterCard. Vous regardez sur vos cartes, par exemple Boursorama ou Casse d'Epingne. Quoique Casse d'Epingne, il doit y encore y avoir les deux. Mais Boursorama, avant, faisait des cartes...

15:05

[Benjamin] T'as pas de carte bleue Gaël ?

15:06

[Gaël] et j'ai que une carte visa.

15:08

[Aeris] c'est que des cartes Visa et avant, avant il y avait beaucoup de co-budgets, surtout en France, mais maintenant il y a quasiment plus que du Visa et du Mastercard. Et pour aussi, pas défendre les banques, mais expliquer pourquoi elles ont fait ce choix, c'est que CB n'est valable qu'en France et donc votre carte, si vous aviez une carte CB, ne serait pas utilisable à l'étranger.

15:24

[Aeris] et donc c'est pour ça qu'ils sont passés souvent sur du visa Mastercard pour éviter les problèmes de dépendance, enfin de carte utilisable uniquement sur le territoire national.

15:32

[Benjamin] C'est dommage qu'on puisse avoir une carte Visa seul mais pas CB seul. C'est quand même dommage.

15:38

[Gaël] Mais en fait il l'explique, il dit que globalement ça intéresse pas trop les banques, il dit que lui en tant que client sous plein de restrictions...

15:48

[Gaël] Ils font pas un marché que pour ce type de cas quoi.

15:51

[Benjamin] Et puis c'est surtout qu'avant Donald Trump, personne ne voyait vraiment l'intérêt.

15:55

[Benjamin] Là on commence à voir l'intérêt grâce à Nicolas Guillaume, mais que avant personne ne voyait vraiment l'intérêt. Alors je crois qu'il y a un projet de développer Wero.

16:06

[Benjamin] les paiements

16:08

[Gaël] Mais ça existe déjà ou est Rho... Bon il en parle longuement pendant l'entretien, il dit c'est à fin 2027...

16:16

[Aeris] Mais surtout, ce n'est pas de la carte. Ce n'est pas de la carte, en fait. Ça va plutôt être un peu paiement virement, en fait, où vous rentrez votre numéro. C'est essentiellement des paiements, enfin, ce sera de toute façon, exclusivement les paiements en ligne. Vous ne pourrez pas payer au TPE de votre commerce avec ça, quoi.

16:31

[Gaël] Et bah moi j'ai déjà fait un règlement ou héros dans un commerçant, alors peut-être qu'il...

16:35

[Gaël] faut pas qu'il utilise son nom parce que le fils va le retrouver ! Mais euh...

16:38

[Aeris] Non, après on peut le faire avec un QR code, etc. Il y a des moyens de faire, mais effectivement, c'est beaucoup plus compliqué que juste passer sa carte sur un TPE et passer en caisse comme ça.

16:47

[Benjamin] Ouais mais si le réseau est là, on pourrait très bien imaginer d'avoir une carte physique ou héros.

16:51

[Aeris] Oui, mais après le problème, c'est toujours pareil. C'est les cartes physiques. C'est compliqué en termes de sécurité, en termes de plein de choses et ça coûte cher. Mais n'importe qui pourrait refaire un réseau comme ça. Aujourd'hui, des réseaux monétaires, il en existe des tonnes. En Europe, on a quasiment un réseau monétaire par pays. On en a peut-être 30 ou 50 en totalité.

17:07

[Aeris] Vous avez E-Deals en Espagne, en Belgique, vous avez plein d'équivalents de CB partout, n'importe qui peut monter son réseau. Le problème après, c'est qu'il faut avoir quelque chose qui soit accepté partout, et c'est plus la reconnaissance après par d'autres personnes pour faire quelque chose. Mais vous pouvez très bien sortir votre propre système demain.

17:30

[Gaël] Je me vois pas dans le retour donc je sais pas si je peux prendre la parole ou pas mais...

17:36

[Gaël] Donc il le dit lui même, c'est un laboratoire de la perte de souveraineté, j'aime beaucoup ce t...

17:47

[Gaël] Et donc du coup, il découvre un peu tous les jours, ah oui, je ne peux pas faire ça, j'ai été bloqué.

17:53

[Gaël] notamment il parle d'un cas.

17:57

[Gaël] tout aussi handicapant que...

18:00

[Gaël] le problème des banques et du réseau visa, et surtout qu'il est un peu plus pernicieux, puisque lui il est...

18:05

[Gaël] il a des assurances.

18:08

[Gaël] Et il explique...

18:10

[Gaël] Donc c'est dans l'entretien.

18:17

[Gaël] de lui mettre fin au contrat.

18:19

[Gaël] en invoquant des...

18:20

[Gaël] Ouais c'est ça, c'est vraiment un Shadowban.

18:23

[Gaël] Et donc du coup maintenant, ces deux assurances, je ne sais pas exactement ce que ça assurait, je crois que c'était au niveau de son travail.

18:31

[Gaël] Mais il n'est plus assuré en fait.

18:32

[Benjamin] En fait, comme ils travaillent au niveau européen, ils cotisent pas à la sécurité sociale.

18:37

[Benjamin] française et donc il a sa propre assurance santé.

18:41

[Benjamin] Et donc ses assureurs, il a deux assurances.

18:47

[Benjamin] fait valoir le droit de ne pas assurer quelqu'un, parce que les assurances ont le droit sans se justifier de ne pas assurer quelqu'un et donc...

18:57

[Benjamin] vraisemblablement à cause de ces problèmes avec les Etats-Unis, ces assureurs ont décidé de le désassurer et donc il s'est retrouvé désassuré comme ça du jour au lendemain donc pour ses frais de santé mais ça peut tout aussi bien concerner une assurance voiture, une assurance maison, n'importe quelle assurance.

19:13

[Benjamin] Et à partir de ce moment-là, et bien...

19:17

[Benjamin] même des services qui sont fournis par des sociétés françaises en France, d'un citoyen en France, peuvent être rompus parce que une entreprise se dit oulala je vais pas mettre les Etats-Unis à dos, je vais pas prendre de risque.

19:37

[Gaël] sont soumises à ces sanctions.

19:39

[Gaël] il y a différents niveaux de sanctions dans ce fichier.

19:43

[Gaël] lui je suppose qu'il est tout en haut des sanctions.

19:47

[Benjamin] Lui, il est avec Cuba, l'Iran et la Corée du Nord.

19:56

[Gaël] donc les services états-unien par défaut lui demandent beaucoup plus d'informations.

20:01

[Gaël] et en plus il en rigole, il s'excuse auprès de tous ses homonymes qui...

20:04

[Gaël] doivent également subir ces problèmes là et justifier de leur identité pour justifier que...

20:11

[Gaël] eux-mêmes ne sont pas ce juge de la CPI.

20:14

[Gaël] Et en gros, il reçoit des mails régulièrement, alors il parle un moment, il voulait...

20:18

[Gaël] Prendre des billets d'avion je crois

20:21

[Gaël] ses billets ont été annulés juste avant le vol sauf s'il arrivait à prouver son identité comme quoi il n'était pas...

20:33

[Aeris] Même acheter des billets de spectacle, et c'était aussi justement ce qui ressortait dans cette audition, c'est que même des choses qui ne sont pas américaines ou qui ne paraissent pas américaines sont touchées. Donc acheter des billets de spectacle, les assureurs, on parlait aussi de ça, les banques.

20:47

[Aeris] Et il a dit le vrai problème il est là en fait. Et il l'a dit très clairement dans son audition aujourd'hui, on a 99% des services qui sont dépendants d'une manière ou d'une autre des américains et que le jour où ils appuient sur le bouton rouge, vous avez littéralement votre vie qui s'arrête.

20:59

[Gaël] Oui parce que son vrai problème, ce qu'il explique son vrai problème pourquoi il y a cette commission, c'est parce qu'il n'a pas eu de place pour le concert de Salindion.

21:06

[Benjamin] C'est vraiment le... Alors non, c'était pas Céline Dion parce qu'il parlait d'un concert à l'Olympia. Et justement, l'Olympia qui a une salle française à Paris, lui il est français, mais en l'occurrence il y avait un intermédiaire de revente de billets qui lui était américain et qui lui a refusé la revente de billets. Et donc ce qu'il disait c'est qu'il suffit que dans la chaîne, il y ait un acteur américain pour que la chaîne soit rompue et on ne peut plus rendre le service. Et ce qu'il disait que je trouvais assez intéressant c'est que...

21:34

[Benjamin] à la question mais est-ce qu'il y a un risque que les 60 millions de français se retrouvent sur cette liste là ?

21:40

[Benjamin] globalement il avait l'air de penser que non mais le problème il est pas là, le problème il est qu'à partir du moment où il y a un juge.

21:45

[Benjamin] qui est un juge de la Cour pénale internationale.

21:48

[Benjamin] qui est sous sanction, tous les autres vont avoir peur et vont dans leur jugement en tenir compte.

21:54

[Benjamin] et donc c'est un déni de démocratie. C'est un déni de démocratie parce que on essaye d'influer des juges et les décisions qu'ils rendent en tapant très très fort sur l'un d'entre eux et il n'y a pas besoin de taper sur tous, il suffit d'en choisir certains.

22:10

[Benjamin] pour ça. Et donc c'est assez courageux de sa part d'en parler, parce que du coup ça risque pas de s'arranger ces affaires.

22:17

[Aeris] Et en vrai, même en dehors des 60 millions de Français, on voit qu'aujourd'hui, Trump fait à peu près n'importe quoi. Il prend des mesures de rétorsion dans à peu près tous les sens. Et il pourrait très bien décider du jour au lendemain d'arrêter l'intégralité des services Microsoft, par exemple. Il demanderait à Microsoft d'arrêter de servir le moindre requête en Europe. Je vous laisse imaginer le carnage dans lequel on serait. Donc ça pourrait être des trucs très indirects comme ça, en touchant deux, trois entreprises bien ciblées. Et toute l'économie européenne s'effondrera.

22:43

[Gaël] Ouais alors il y a plusieurs risques...

22:45

[Gaël] Je pense que c'est vraiment important parce qu'à un moment donc...

22:48

[Gaël] Y'a Hervé Solignac qui est un député...

22:51

[Gaël] qui est présent pendant cette audition.

22:55

[Gaël] Il dit, je n'ai pas de problème aujourd'hui avec les américains mais peut-être qu'à l'issue des travaux de la commission, je veux en avoir.

23:02

[Gaël] Moi ça m'a profondément...

23:04

[Gaël] énervé alors pas que la personne dit ça.

23:09

[Gaël] Parce que ça veut dire qu'aujourd'hui...

23:14

[Gaël] font peser.

23:16

[Gaël] et bah au moment de prendre des décisions politiques ou...

23:18

[Gaël] ou quoi que ce soit, on doit se poser la question en tant qu'individu, est-ce que je suis prêt ?

23:23

[Gaël] prendre cette décision politique.

23:25

[Gaël] qui pourrait impacter ma vie de tous les jours.

23:35

[Gaël] Et en fait c'est...

23:37

[Gaël] Si vous avez l'intention de passer une bonne semaine et de pas trop vous énerver, je vous déconseille vraiment d'écouter ces 50 minutes d'audition.

23:46

[Gaël] Tout est énervant de voir la pression des Etats-Unis sur les...

23:51

[Gaël] sur les citoyens.

23:53

[Gaël] Sachant que là encore une fois je rejoins Benjamin, c'est pas une pression sur 60 millions de personnes.

23:57

[Gaël] C'est une pression sûre.

24:05

[Gaël] Si tu mets une ou deux sanctions, tous les autres vont se dire Oh là là, moi j'ai envie de pouvoir continuer à utiliser une carte bleue, je vais arrêter

24:17

[Benjamin] En le cas en ce moment, ce n'était même pas les États-Unis, c'était Netanyah.

24:19

[Gaël] Oui, effectivement, alors c'est de l'ingérence.

24:21

[Aeris] Mais on l'a vu, un exemple très concret, c'est ce qui s'est passé avec Total Energy il y a une semaine de ça. C'est que les États-Unis ont mis suffisamment de pression sur Total, et certainement en lui faisant, en le menaçant de ne plus pouvoir avoir accès au marché européen. Et Total a été obligé de retirer l'intégralité de ses parcs éolien dans le monde pour faire plaisir à Trump. Et les parcs éolien, même, on peut être contre pour bien au contraire, mais en tout cas, on en a besoin aujourd'hui pour électrifier l'Europe et sortir de la Russie. Et Total a été obligé de s'aplatir face à Trump.

24:49

[Gaël] Parce que là on a le problème du kill switch, donc encore une fois on n'a pas besoin de tuer.

24:53

[Gaël] 100%, l'accès de 100% des entreprises européennes.

24:58

[Gaël] pour mettre une grande pression sur l'Europe.

25:00

[Gaël] Il suffit de...

25:01

[Gaël] quelques grands noms.

25:03

[Gaël] une banque, un industriel, etc.

25:07

[Gaël] Là ils n'ont plus le droit d'utiliser ni Google, ni Amazon, ni Microsoft, ni n'importe quoi d'états unis.

25:15

[Gaël] ni Google Font.

25:20

[Gaël] typiquement une grosse entreprise qui a des échanges internationaux ou même juste européens.

25:25

[Gaël] Vu qu'on est pas encore prêt...

25:26

[Gaël] vu qu'on n'a pas encore déployé tous les systèmes pour pouvoir passer à autre chose directement.

25:32

[Gaël] Et bien aujourd'hui on pourrait dire que ça mettrait un peu à genoux l'entreprise, et toutes les entreprises vous verraient ça en exemple et se diraient ouh là on y va pas nous.

25:39

[Benjamin] Et c'est là où je suis pas d'accord avec toi, c'est de dire, n'allez pas voir la vidéo, ça va vous mettre de mauvaise humeur. Si, il faut aller voir la vidéo, pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui...

25:47

[Benjamin] On parlait de dépendance au sentier la semaine dernière, et bien il faut sortir du sentier.

25:54

[Benjamin] et ça ne pourra se faire que par choix politique et pour que les décisions politiques soient prises.

25:59

[Benjamin] Il faut qu'on soit suffisamment nombreux à être convaincus qu'il faut sortir du sentier.

26:09

[Benjamin] Non, non, c'est pas le moment, c'est pas le moment, il y a un momentum et clairement, en plus, on le sent.

26:18

[Benjamin] Je ne sais pas si je tente une transi classe ou si tu voulais la garder, mais clairement c'est le moment de sortir de cette dépendance aux technologies états-uniennes.

26:33

[Benjamin] Et en particulier, on a vu cette dernière semaine que la Dynum allait migrer sous Linux.

26:42

[Benjamin] Et euh... et alors...

26:45

[Gaël] Non elle était belle, c'était une très belle transi classe.

26:47

[Benjamin] on ne sait pas combien de postes ça concerne, combien de personnes, etc. Mais en tout cas...

26:57

[Benjamin] On trouve que c'est une super décision et très très positive. Mais moi ce qui m'a beaucoup amusé, ce n'est pas tant les annonces qui ont été faites là-dessus, c'est la manière dont ces annonces ont été comprises ou traitées l'antique.

27:10

[Benjamin] Et sur les réseaux sociaux, j'ai vu énormément d'américains.

27:15

[Benjamin] qui était en train de dire la France passe sous Linux, c'est à dire que la Dynum a décidé de développer sa distribution, je ne sais plus comment ils l'ont appelé, là ce n'est pas Footix...

27:29

[Benjamin] Non, c'est autre chose, c'est un porte-avions ça. Mais ça ressemblait à Footix, la mascotte de...

27:40

[Gaël] de la Coupe du Monde 98.

27:44

[Gaël] Bon, j'essaie de le retrouver en même temps mais avance...

27:55

[Benjamin] Et du coup, on est en train de voir qu'il y a un rapport de force.

28:05

[Benjamin] ça sent pas bon pour les technologies américaines.

28:08

[Benjamin] Et je pense qu'effectivement, il y a un momentum, c'est le moment de sortir de la dépendance étasunienne.

28:17

[Benjamin] de ressortir les arguments de la souveraineté numérique, de l'autonomie stratégique.

28:25

[Benjamin] et que malheureusement, grâce à Trump...

28:30

[Benjamin] on se rend compte que la situation dans laquelle on est depuis des décennies.

28:50

[Gaël] J'en parle tous les jours et j'ai le sujet un peu en permanence.

28:59

[Gaël] C'est pas neutre en fait, c'est aussi un peu de... je m'en foutisme.

29:03

[Gaël] C'est plus simple en fait de juste passer des contrats avec Visa, ça rapporte sûrement un peu plus d'argent.

29:11

[Gaël] même si le réseau est déjà là...

29:14

[Gaël] mais refaire des...

29:22

[Gaël] Et moi je pense réellement, je n'ai pas envie de taper trop sur les banques parce que je pense que c'est vraiment systémique et c'est partout.

29:29

[Gaël] Aujourd'hui...

29:31

[Gaël] y a ce manque de...

29:33

[Gaël] de décision

29:39

[Gaël] On y va pour de vrai.

29:42

[Gaël] Effectivement ça va coûter quelques millions à chaque entreprise etc. Mais bon bah...

29:46

[Gaël] C'est comme ça quoi. Et il faut bien qu'on ait quelques leaders qui...

29:50

[Gaël] qui démarrent et qui mettent l'argent.

29:52

[Gaël] Mais c'est le temps qu'on aura pas ça, parce que je pense que là les gens ont compris.

29:56

[Gaël] Je pense juste que ils ont pas encore activé, ils ont pas appuyé sur le bouton rouge pour réellement sortir de ça.

30:02

[Aeris] Je suis pas d'accord pour le coup.

30:03

[Aeris] complètement pas d'accord.

30:06

[Gaël] Et ben voilà, bonne fin de journée !

30:08

[Aeris] Non mais c'est l'énorme exemple justement avec la Dynium, où aujourd'hui les gens vont s'arrêter à « ça mit sur Linux, c'est très bien ». On rappelle le premier contributeur du Linux, Microsoft.

30:17

[Aeris] Microsoft, demain, interdit le déploiement de Linux en l'Union européenne. Je pense qu'ils auraient légalement la capacité de le faire. Où est-ce qu'ils vont aller foutre les Linux ? Sur du Amazon, sur du Microsoft, sur du... Et encore une fois, Guillaume l'a très bien dit.

30:29

[Aeris] c'est 99% de la chaîne qui a à revoir. C'est pas juste en changeant un OS qu'on va changer quelque chose. Il a bien dit, si vous le déployez sur du matériel Dell, vous avez tout perdu. Si vous le déployez, si vous avez des routers Cisco, vous avez perdu. Si vous avez des routers Oracle, vous avez perdu. Et en fait, effectivement, c'est une bonne nouvelle qu'on passe à Linux, clairement, on va quand même pas cracher dans la soupe et ça c'est super, mais par rapport à la souveraineté, etc. c'est pas un passage à sous Linux qui va changer la chose.

30:55

[Aeris] Et aujourd'hui personne, pour le coup personne n'a encore justement appuyé sur le bouton rouge et de dire on fait le changement et on va se faire vers la souveraineté. Pour moi ça fait de l'effet d'annonce et je suis content qu'il passe à l'UniX mais aujourd'hui 99% du problème n'est pas adressé. L'annonce est importante mais il a l'opplom et ça a raison.

31:10

[Benjamin] L'annonce elle est importante parce que c'est un changement de paradigme. Entre eux, c'est bon, on s'en fout, de toute façon les américains sont nos alliés, on n'a rien à craindre, mettons tout chez eux et se dire « ah, on va quand même passer sous Linux », en fait on amorce un virage. Et évidemment, de toute façon...

31:24

[Aeris] Ah oui, il y en a marre d'un virage.

31:25

[Benjamin] on n'a pas la capacité technologique, matérielle et logicielle de changer complètement.

31:31

[Benjamin] mais on a la capacité de... il y a des entre guillemets des quick wins.

31:35

[Benjamin] des choses qu'on peut faire tout de suite. Et puis au delà de ça, c'est aussi un rapport de force dans la négociation, c'est de dire « Microsoft vous déconnez à plein tube, on passe sous Linux et peut-être qu'ils ont une capacité de nuisance, n'empêche que la perte en chiffre d'affaires en licence, ils vont la sentir tout de suite ».

31:53

[Benjamin] Donc c'est pas aussi parce que moi je prône pas une séparation dans l'Atlantique entre les États-Unis et l'Europe. Il s'agit pas de dire on ne parle plus aux américains, on n'échange plus avec eux. Il s'agit de dire rééquilibrons les rapports de force dans nos échanges commerciaux. Et dans ce sens là, et bien moi je trouve que dire on passe sous Linux...

32:14

[Benjamin] et bien ça rebat complètement les cartes de la négociation.

32:18

[Gaël] Alors je... j'enlève ma casquette parce que en général c'est moi qui gère aussi un peu le temps et les prochains sujets...

32:25

[Gaël] C'est le dernier sujet de la journée donc j'enlève ma casquette de Timekeeper.

32:32

[Gaël] Donc effectivement, la résilience numérique, souveraineté numérique, indépendance numérique...

32:37

[Gaël] tous ces termes là, vous pouvez tous les mixer, les sortir de votre chapeau comme vous voulez, ça veut dire un peu la même chose et pas du tout la même chose en même temps.

32:44

[Gaël] Il n'est pas question d'autarcie.

32:47

[Gaël] C'est hyper important parce que le point n'est pas de se dire la France ou l'Europe, on va être tout seul et on va réussir à tout faire, c'est impossible.

32:55

[Gaël] Premièrement parce qu'on a des contraintes...

32:57

[Gaël] purement physique.

32:59

[Gaël] d'approvisionnement du matériel.

33:07

[Gaël] les plus etc qu'on ne peut pas

33:10

[Gaël] On peut pas garantir 100% de la chaîne.

33:12

[Gaël] même sur l'énergie, aujourd'hui on est encore assez dépendant en fait d'autres pays sur l'énergie, sur l'électricité notamment.

33:19

[Gaël] Et donc du coup...

33:20

[Gaël] tu ne pourras pas te passer 100% des pays autour de nous.

33:26

[Gaël] Aujourd'hui effectivement je suis entièrement d'accord avec Iris.

33:34

[Gaël] c'est une goutte d'eau dans la problématique puisque...

33:38

[Gaël] tant que ton réseau est sur du Oracle, tout ce que tu as cité tout à l'heure.

33:43

[Gaël] Bah c'est quand même perdu en fait...

33:48

[Gaël] quand même perdu parce que bah il ya toujours le kill switch qui est disponible et tu continues à envoyer de l'argent aux états unis. Le but c'est effectivement de rétablir cette balance, de pouvoir faire valoir des...

34:00

[Gaël] arguments de dire

34:02

[Gaël] Vous voulez nous couper ça ? Très bien, c'est pas grave, nous on a déjà une solution.

34:06

[Gaël] pour faire autrement.

34:07

[Gaël] J'avais vu, je crois que c'est l'Inde.

34:09

[Gaël] eux en fait ils ont tout un tas de fournisseurs

34:12

[Gaël] et le jour où il y en a un qui leur dit on coupe

34:14

[Gaël] change juste de fournisseur.

34:16

[Gaël] Et ça c'est un vrai point en fait, l'indépendance ça peut aussi passer par...

34:21

[Aeris] Ah bah les contrats de reversion, etc. Effectivement, c'est les conditions de reversion. Mais ça aujourd'hui, pour le coup, tout le monde va dire « ah oui, c'est bon, vous pouvez changer d'un clavier ou de l'autre », et c'est complètement faux. Je sais même pas comment l'un fait en pratique aujourd'hui pour gérer ça. Je pense qu'ils l'ont pas fait en vrai. Je pense qu'ils l'ont pas fait en vrai.

34:38

[Benjamin] Moi je pense qu'on peut faire un parallèle où tout à l'heure on disait les Etats-Unis font peur en tapant très fort sur un juge de la CPI, il faut pas que l'Europe ait peur d'en faire de même, c'est à dire de taper très fort sur un des fournisseurs.

34:51

[Gaël] Ah ouais, je suis d'accord.

34:52

[Gaël] Mais tu vois...

34:54

[Benjamin] il s'agit pas de taper sur tous, mais il s'agit de montrer attention.

34:58

[Benjamin] on est capable de se défendre.

35:00

[Gaël] on a besoin aujourd'hui de pouvoir construire du matériel.

35:03

[Gaël] Il y a toute cette histoire aussi avec les câbles de fibre, Alcatel, Telecom, je ne sais plus comment ça s'appelle exactement, l'entreprise qui a revendu ces câbles fibrés.

35:19

[Gaël] à la France et à l'Europe.

35:22

[Gaël] Et en fait, la dépendance n'est pas liée seulement à quelques logiciels, est-ce que c'est du Linux, est-ce que c'est du Microsoft ou quoi que ce soit. J'avais fait un autre article aussi qui...

35:33

[Gaël] qui s'appelait le code est ouvert mais la dépense subsiste.

35:38

[Gaël] Parce qu'en fait tu passes à du Linux.

35:40

[Gaël] Tu utilises du Redat.

35:42

[Gaël] Bon bah génial ok t'es passé sur Linux, c'est open source.

35:47

[Gaël] mais t'as combien de personnes qui sont capables de maintenir ou de forquer ou alors d'agir réellement ?

36:00

[Gaël] Donc en fait, le point n'est pas de passer sur l'open source. L'open source, c'est un vecteur.

36:07

[Gaël] L'indépendance.

36:08

[Gaël] Mais il suffit pas d'utiliser de l'open source pour être indépendant.

36:11

[Gaël] Et c'est ça qui est important.

36:12

[Aeris] C'est vrai que je vais pas regarder avec qui ils ont contractualisé la D-New. Effectivement, si ce serait Red Hat, ce serait marrant.

36:17

[Gaël] Oh je pense que c'est du débian mais enfin...

36:20

[Aeris] Oui ou je sais pas du tout mais...

36:25

[Aeris] Ils ont les ressources en interne pour faire leur gestion, je pense.

36:29

[Gaël] Oui c'est du débian, enfin je veux dire ça serait...

36:34

[Gaël] Mais bon voilà...

36:37

[Gaël] La dépendance ça ne se limite pas effectivement à passer sur les Nux, je pense que c'est une bonne annonce, maintenant il faut aller un peu plus loin.

36:50

[Gaël] Le but n'est pas de tracer une ligne avec la Chine, les États-Unis ou quoi que ce soit.

36:54

[Gaël] Le but c'est juste d'avoir des réponses.

36:57

[Gaël] si jamais on avait un mauvais événement qui arrivait.

37:02

[Gaël] On ferme ici ou est-ce que vous avez encore des choses à dire ?

37:06

[Benjamin] On n'a pas d'autre sujet.

37:08

[Benjamin] Si, alors si, excuse-moi, mais la semaine dernière tu nous as...

37:13

[Benjamin] Tisez sur tes histoires de BPCE. T'as pas une petite nouvelle BPCE ? Non.

37:20

[Aeris] Ah non, non. J'ai pas grand-chose de nouveau. Sinon que, effectivement, j'ai eu la confirmation de Boursorama qu'une partie des adresses IP étaient bien celles de l'agrégateur bancaire. Mais par contre, une partie ne vient pas d'eux. Donc en fait, on a effectivement...

37:30

[Benjamin] Alors attends, attends, juste pour rappeler...

37:33

[Benjamin] ils t'ont envoyé des logs, dans les logs il y avait des adresses IP, ils ont dit ça c'est vous, tu as dit non c'est pas moi.

37:41

[Benjamin] On s'est dit, ce doit être un agrégateur bancaire que tu utilises.

37:45

[Benjamin] et donc ils ont confirmé que c'était bien ça.

37:47

[Aeris] C'est ça, ça devait être de l'agriculteur. Et donc Boursorama a confirmé que c'était bien l'agriculteur pour une partie des liens.

37:50

[Aeris] que la BPCE se plantait complètement puisque les adresses IP qui étaient soi-disant aux États-Unis étaient en fait des adresses IP françaises mais par contre il y a toujours des quelques adresses IP qui traînent là-dedans qu'on sait pas trop d'où ça vient.

38:04

[Aeris] donc il va encore falloir continuer et donc on attend de ce côté, on attend, on va essayer de comprendre de ce côté là et côté conseil d'état puisque du coup le...

38:13

[Aeris] Je suis devant le Conseil d'État puisque l'ACNIL n'a rien fait sur plus d'une 5 ou 6 plaintes. Là, il y a 5 ou 6 plaintes qui ont été envoyées devant le Conseil d'État. Et on a trouvé... Il y a une réglementation européenne qui a été publiée là fin 2025, qui confirme tout ce que je demande à l'ACNIL depuis 8 ans, c'est-à-dire qu'elle est supposée sanctionner fortement, qu'elle a supposé communiquer les dossiers administratifs, prendre des décisions en 3 mois, etc.

38:43

[Aeris] sachant que le Conseil d'État a enfin attrait la BPCE à la cause, donc a priori le dossier est sérieux et on pourra peut-être avoir des bonnes chances de succès à la fin.

38:58

[Benjamin] on reste à l'écoute.

39:00

[Benjamin] On en a à cela pour aujourd'hui.

39:02

[Gaël] Oh oui je pense que c'est déjà bien.

39:03

[Benjamin] je pense que c'est déjà très bien.

39:04

[Gaël] En plus les croquettes du chat viennent de tomber donc c'est définitivement la fin.

39:20

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39:24

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39:34

[Benjamin] Merci à toutes et à tous et à la semaine prochaine !