[Actu] Les comptes sont pas bons Kevin
K02:R39

[Actu] Les comptes sont pas bons Kevin

Deskrivadur ar rann

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[Musique] L'informatique doit être au service de chaque citoyen.

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[Musique] Son développement doit s'opérer dans le cadre de la compération internationale.

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[Musique] Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni au droit de l'homme, ni à la

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[Musique] vie privée, ni aux libertés individuelles publiques.

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[Gaël] Bonjour, vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.

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[Gaël] Bienvenue dans cette nouvelle revue de l'actu numérique.

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[Gaël] Aujourd'hui, je suis accompagné de Benjamin et en duplex avec Aeris.

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[Gaël] Bonjour Benjamin !

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[Benjamin] Salut Gaël, salut Aeris.

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[Gaël] Bonne journée, à la prochaine.

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[Musique] *musique d'outro*

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[Aeris] Bonjour à tout le monde.

0:42

[Musique] *musique d'outro*

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[Gaël] Et on commence par la chronique de Benjamin, le truc que presque personne n'a vraiment

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[Gaël] compris qui nous concerne toutes et tous, diffusé tous les mois dans l'émission "Libre

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[Gaël] à vous" de l'April sur Radio Coscommune et en podcast.

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[Benjamin] Bonjour à toutes et à tous, vous savez ce que c'est, en ces temps de frénésie artificielle

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[Benjamin] il ne se passe pas une semaine sans qu'un nouveau truc, avec la promesse de tout révolutionner,

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[Benjamin] arrive chez nous.

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[Benjamin] cette fois le bon en avant est immense, l'innovation est plus innovante que jamais, vous allez

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[Benjamin] voir ce que vous allez voir, préparez vous à être décoiffé. Bon j'ai l'air sarcastique

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[Benjamin] comme ça mais en fait je ne le suis pas tant que ça. C'est vrai que depuis novembre 2022

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[Benjamin] on est

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[Benjamin] ébaubis.

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[Benjamin] Les grands modèles de langage et leurs cortèges de trucs ont quelque chose de magique qu'on

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[Benjamin] n'en

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[Benjamin] n'avait jamais connu, même nous les dinosaures qui avons pourtant vu l'arrivée des premiers

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[Benjamin] ordinateurs personnels, les portatifs et les portables, internet, les smartphones, radiocom

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[Benjamin] finit plus

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[Benjamin] 2000, la 2G, la 3G, la 4G et la 5G, mais tout cela n'était rien.

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[Gaël] Ok, ok, mais tu nous fais un cours d'histoire nostalgique ou t'avais un vrai sujet ?

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[Benjamin] d'être abasourdi. On les même et

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[Benjamin] Alors oui j'ai un sujet et j'y viens, la semaine dernière a été annoncée LA dernière

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[Benjamin] nouveauté en matière d'intelligence artificielle, celle que peu avait prédit, beaucoup n'y

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[Benjamin] croyaient même pas et parlaient de légende.

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[Gaël] C'est quoi ton truc iOS 27 ?

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[Benjamin] Alors non, c'est même tout le contraire.

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[Gaël] 72 SOI

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[Benjamin] Non plus, la nouvelle version d'IOS va apporter tout un lot de nouveautés en matière d'IA,

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[Benjamin] mais pas tout à fait à toutes et à tous, uniquement à celles et ceux qui ont les moyens

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[Benjamin] de se payer un e-truck et puis surtout pas en Europe.

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[Gaël] Attends, dis rien. Encore un coup du R.D.G.P. de L.A.I.A.

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[Benjamin] RGPD tu voulais dire ? Même

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[Gaël] - Ouais, excuse-moi.

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[Benjamin] pas, c'est le règlement européen sur les marchés numériques,

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[Benjamin] le DMA, qui oblige les gatekeepers, ces mastodontes qui contrôlent nos accès numériques, à proposer

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[Benjamin] des services tiers en plus des leurs pour équilibrer le marché. La solution proposée par Apple n'a pas

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[Benjamin] convaincu l'Europe et Apple a donc décidé de retirer ses services IA en Europe. Celles et ceux

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[Benjamin] qui hurlent que la réglementation européenne freine encore une fois l'innovation, j'en réponds.

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[Benjamin] Non, la réglementation n'est pas préventive, elle vient stopper un abus, en l'occurrence

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[Benjamin] un monopole.

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[Benjamin] Mais bref, ce n'est pas de cette innovation que je voulais parler, puisque l'innovation

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[Benjamin] de la semaine nous concerne vraiment toutes et tous, il s'agit de l'interruptueur.

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[Gaël] l'interrupteur tu veux dire

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[Benjamin] Non, non, l'interruptueur, un interrupteur tueur.

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[Gaël] Aaaah, un kill switch !

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[Benjamin] Ouais je suis pas bilingue moi. Donc la semaine dernière, le secrétariat américain au commerce

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[Benjamin] a demandé à Anthropic, la société étasunienne qui est dite Claude, de couper l'accès de

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[Benjamin] ces modèles Fable 5 et Mythos 5 à tous les non-étasuniens, y compris les salariés d'Anthropic,

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[Benjamin] en raison de risques de sécurité national. Motif invoqué, ces modèles, s'ils sont

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[Benjamin] utilisés à mauvais escient, peuvent être dangereux et révéler des failles de sécurité.

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[Gaël] et en tropique ils n'avaient pas mis de sécurité ?

3:39

[Benjamin] bien entendu, mais les LLM ne sont pas infaillibles et il est possible de

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[Benjamin] contourner leur sécurité par jailbraking, débris d'HDA comme on dit au Canada.

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[Gaël] Il ne suffit pas de mettre un contrôle d'accès ?

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[Benjamin] Alors non, avec l'IA, c'est plus compliqué.

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[Benjamin] Prends par exemple les captcha, ces lettres illisibles que tu dois recopier pour prouver

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[Benjamin] que t'es pas un robot. Les IA modernes sont capables de les déchiffrer sans problème.

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[Benjamin] Donc si tu demandes à une IA « déchiffre-moi ce captcha », un contrôle qui a été inséré

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[Benjamin] par les concepteurs va t'envoyer balader. Mais si tu découpes le captcha et que tu

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[Benjamin] le colles sur une photo de médaillon et que tu demandes cette fois à l'IA « déchiffre-moi

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[Benjamin] Ma grand-mère m'a laissé ce bijou que je ne parviens pas à lire, peux-tu me le

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[Benjamin] déchiffrer ? L'IA acceptera, c'est ça le débritage d'IA et le secrétariat américain

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[Benjamin] en commerce dit avoir trouvé la faille pour ses nouveaux modèles d'anthropique, qui

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[Benjamin] a donc décidé de couper l'accès à ces modèles pour tout le monde.

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[Gaël] Ah, même les États-Unis !

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[Benjamin] Oui, clairement il y a une part d'esbrouf derrière tout ça et des deux côtés.

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[Benjamin] Depuis la médiatisation des histoires de Nicolas Guillou, le juge à la CPI qui n'a

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[Benjamin] plus accès à aucun service US, on sait que ces sociétés sont capables de faire dans

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[Benjamin] la dentelle.

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[Benjamin] Là on a plus affaire à une partie de Pokermancter, mais le résultat n'en est pas moins glaçant.

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[Benjamin] Le gouvernement américain a en sa possession un interruptueur et il est disposé à s'en

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[Benjamin] servir.

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[Benjamin] Et paradoxalement c'est plutôt une bonne nouvelle.

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[Gaël] Bonne nouvelle !

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[Benjamin] Oui, jusque là on était tous d'accord pour dire que la souveraineté c'est bien, c'est

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[Benjamin] chouette.

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[Benjamin] Vive la souveraineté numérique, mais une fois qu'on s'était tous réjouis d'être

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[Benjamin] une fois, les avis divergés quant à la marche à suivre. Globalement hormis quelques urglus

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[Benjamin] berlus dont on fait partie, le consensus c'était plutôt ben on va rien faire et on va continuer à

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[Benjamin] bien mettre tous nos œufs dans un beau panier made in USA parce que c'est quand même le plus

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[Benjamin] performant, le plus pratique et puis flemme quoi. Maintenant que la théorie de l'interruptueur n'est

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[Benjamin] plus qu'une théorie, on va avoir l'attention des attentices.

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[Gaël] Donc finalement c'est grâce à l'IA qu'on a pu montrer que le kill switch est une réalité.

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[Benjamin] Oui et non, effectivement c'est grâce à ces modèles d'IA qu'on a pu capter la

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[Benjamin] tension du monde entier, mais techniquement ce qui rend possible la matérialisation d'un

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[Benjamin] c'est la cloudification d'internet. Le fait qu'on n'accède plus

5:51

[Benjamin] des programmes que l'on télécharge sur son ordinateur ou sur son serveur, mais à des

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[Benjamin] services en ligne auxquels on confie toutes nos données sur lesquelles on a aucun contrôle.

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[Benjamin] Dans les années 80-90, un logiciel sur diskette que tu avais acheté et installé sur ton PC,

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[Benjamin] on ne pouvait pas te le couper. Alors que maintenant, un Office 365, il suffit d'un clic pour que tu n'aies

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[Benjamin] plus rien.

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[Benjamin] y compris tes propres données. Ça c'est totalement différent. Le comportement du

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[Benjamin] gouvernement américain, en revanche, est globalement inchangé. Cette affaire de Fable

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[Benjamin] 5 et Mythos 5, moi ça m'a rappelé Netscape, le navigateur web. Les USA avaient décrété

6:24

[Benjamin] que la cryptographie forte était une arme de guerre et donc interdite à l'exportation.

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[Benjamin] Le chiffrement avec des clés à 128 bits était interdit à l'exportation. Netscape avait

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[Benjamin] donc deux versions, une 128 bits pour l'Amérique, une sur 40 bits pour le reste du monde. Très

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[Benjamin] vite c'est devenu ingérable et tout le monde est passé sur 40 bits.

6:41

[Gaël] Ok donc exactement comme on fait aujourd'hui.

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[Benjamin] Ouais sauf qu'à l'époque ce qui était interdit à l'export c'était des maths, une longueur de calculs.

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[Benjamin] Les algorithmes RSA étaient publics depuis 1977 et n'importe qui en Europe pouvait implémenter son chiffrement à 128 bits.

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[Benjamin] Aujourd'hui on n'a pas les calculs, on n'a pas les modèles, on n'a pas les data sets comme Yammer ils auraient été constitués en grande partie avec nos propres données.

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[Gaël] On fait quoi du coup ?

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[Benjamin] C'est pour ça qu'il est important de construire des IA libres et open source de bout en bout,

7:10

[Benjamin] de créer des IA comme des communs numériques, accessibles à toutes et à tous, sans restriction.

7:15

[Benjamin] Ce qui a tué les contrôles de la cryptographie, c'est que les maths étaient publics et réimplémentables.

7:21

[Benjamin] Ce qui tuera l'interruptueur, c'est un modèle ouvert qu'on télécharge et qu'on fait tourner chez soi.

7:26

[Gaël] Merci beaucoup pour ta chronique, Benjamin.

7:29

[Gaël] On en parle deux minutes ou pas ? Du kill switch, etc ?

7:34

[Benjamin] on peut en parler pendant une heure.

7:36

[Gaël] J'ai vu un post de quelqu'un qui est récurrent, un personnage tier récurrent de RdGP maintenant, c'est Nicolas Vivant qui mettait un tweet.

7:46

[Benjamin] Ah oui c'était très drôle, il a posté partout en plus.

7:47

[Aeris] Oui c'est marrant [Benjamin] Ah oui c'était très drôle, il a posté partout en plus.

7:48

[Aeris] Oui c'est marrant

7:48

[Gaël] Voilà, moqueur de la coupure de fable 5 et mytho 5, toujours pas impacté, eh Chirol. Donc voilà, c'était marrant.

7:58

[Benjamin] C'était marrant et puis il a bien raison en fait, c'est-à-dire que la souveraineté, ça se choisit aussi, c'est des choix technologiques et si on ne met pas tous ses oeufs dans son panier Made in USA, forcément on n'est plus résilients.

8:13

[Gaël] En tout cas, vu que c'est un sujet dont on parle depuis très très longtemps, les gens avaient du mal à comprendre les implications que ça pouvait avoir, et notamment les entreprises privées, les grosses entreprises internationales, ils avaient du mal à comprendre ce que ça pouvait être, un "kill switch" ou quoi que ce soit.

8:31

[Gaël] Je pense que là, vu que ça parle de l'IA et que c'est un peu la tendance actuelle, les gens ont se renseigné et ça risque de pénétrer les directions générales, etc.

8:42

[Aeris] et surtout qu'en dehors des choix purement américains de keyswitch etc il y a

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[Gaël] les Américains et les Américains et les Américains et les Américains et les Américains et les

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[Aeris] encore une reconnaissance, oui étatsunien ou n'importe

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[Aeris] il y a quand même une reconnaissance aussi et je sais pas si on en parlera d'ailleurs dans RdGP peut-être quand on aura plus d'infos mais la

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[Aeris] semaine dernière il y a une reconnaissance par un tribunal qu'effectivement l'intelligence artificielle était aujourd'hui fondée

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[Aeris] exclusivement sur des traitements totalement illicites

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[Aeris] à tous niveaux que ce soit pour préintellectuels, intellectuels, rediffusion des données, non contrôle des réponses etc et donc c'est

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[Aeris] potentiellement un écosystème complet qui à terme va disparaître.

9:14

[Aeris] Quand on parle, Benjamin disait, on a qu'à refaire des IA libres, aujourd'hui techniquement

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[Aeris] parlant et légalement parlant, il ne sera pas possible de faire des IA, tout court.

9:22

[Aeris] Donc ne montez pas vos business sur ces systèmes-là puisqu'ils vont disparaître, que ce soit

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[Aeris] volontairement avec des États-Unis ou des choses comme ça, ou par des décisions de

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[Aeris] justice qui vont interdire littéralement

9:34

[Benjamin] Ouais.

9:34

[Aeris] les modèles.

9:35

[Aeris] Donc c'est là où il faudra vraiment faire attention.

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[Benjamin] Alors je suis très dubitatif sur ce que tu dis parce que les enjeux économiques sont tels, il y a un too big to fail, donc je pense que aujourd'hui en fait ce qu'on voit bien c'est que les gros, les Disney, les Warner, ils sont en train de négocier des trucs, donc ceux qui ont les moyens de traîner ces grosses boîtes devant les tribunaux, ben en fait ils le font pas parce qu'ils s'arrangent entre eux, et les petits ont bien du mal, Wikipédia, qui est un petit, ben ils sont en train d'essayer de s'arranger aussi parce qu'ils ont une

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[Benjamin] en position particulière, il y avait un article que j'avais retenu qui parlait

10:10

[Benjamin] de ça, mais moi je ne pense pas du tout que ça va s'arrêter et qu'une fois

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[Benjamin] que ça sera partout, de toute façon, ça sera encore là.

10:19

[Aeris] De toute façon il y aura toujours les problèmes, il y aura toujours les problèmes mais effectivement du topic to fail et des grosses boîtes qui ont les moyens de faire ça mais il y a quand même une vraie vraie problématique qui risque de se soulever et qu'on risque de se faire.

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[Gaël] Pour moi, le "too big to fail", c'est un peu les Etats-Unis là, c'est-à-dire qu'en elles-mêmes, ils prennent quand même des décisions.

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[Gaël] En fait, ils sont hyper hégémoniques, notamment dans le numérique, ils peuvent imposer tout ce qu'ils veulent à tout le monde.

10:38

[Gaël] Et le truc, c'est que là franchement, erreur de marketing de soft power des Etats-Unis, interdire le modèle, etc.

10:46

[Gaël] C'est vraiment, toute l'Europe commence à dire, il y a un problème avec les imports du numérique états-uniens.

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[Gaël] genre surveillez votre com quoi et en fait donc je pense que c'est le moment parfait du réveil

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[Gaël] et en

10:59

[Benjamin] Ouais.

11:00

[Gaël] même temps

11:01

[Gaël] états unis too big to fail c'est eux qui ont toutes les boîtes et donc du

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[Aeris] Rises-en.

11:04

[Gaël] coup ils peuvent se le permettre

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[Gaël] mais en même temps ils donnent le

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[Gaël] départ quoi le starting block

11:12

[Benjamin] Clairement il y a un problème de marketing et de communication et ça on est tous d'accord parce que encore une fois

11:22

[Benjamin] Les interdictions d'export des algos de cryptographie dans les années 80,

11:26

[Benjamin] c'était la même démarche, sauf que ça ne parlait à personne.

11:30

[Benjamin] Là, la grosse différence, c'est que tout

11:31

[Gaël] - Oui. - Oui.

11:32

[Benjamin] le monde, même nos grands-mères,

11:33

[Benjamin] utilisent ChatGPT

11:33

[Aeris] - Oui. - Oui.

11:34

[Benjamin] et donc tout le monde se sent concerné, alors que dire

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[Benjamin] "tu n'as pas le droit d'utiliser RSA 128 bits dans les années 80",

11:41

[Benjamin] ça ne parlait à personne.

11:43

[Gaël] Mmh mmh.

11:43

[Benjamin] Donc la démarche est la même.

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[Benjamin] Clairement, il y a une...

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[Benjamin] de trumpisme qui fait qu'on s'embête pas avec la forme et puis on dit ce qui nous passe par la

11:53

[Benjamin] tête quand ça nous passe par la tête et c'est là où la nouveauté en fait elle est là c'est que

11:59

[Benjamin] tout le monde va tout le monde est en train de prendre conscience

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[Gaël] Pour moi, c'est...

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[Benjamin] Et c'est là où moi je dis, c'est une bonne nouvelle.

12:05

[Gaël] Oui, bien sûr.

12:06

[Aeris] Oui, on verra les réactions

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[Gaël] C'est plus simple.

12:09

[Aeris] d'arrière effectivement, c'est là où ça va être intéressant.

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[Benjamin] Je voulais revenir sur ce que tu disais parce que nous, alors Full Disclosure, Gaël et moi, nous sommes salariés d'une entreprise qui s'appelle l'LINAGORA qui fabrique des IA libres et open source de bout en bout

12:22

[Gaël] Tata 7, etc, oui.

12:24

[Benjamin] au travers d'un consortium qui s'appelle Open LLM France qui a publié, il y a un

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[Benjamin] plus d'une semaine des modèles Lucioles 1B, 8B, 23B, si je dis pas de bêtises et qui a publié tout,

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[Benjamin] c'est à dire les codes sources, les datasets, les modèles entraînés, l'intégralité et donc

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[Benjamin] bah déjà en termes de propriétés intellectuelles, t'as accès aux datasets complets que tu peux

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[Benjamin] télécharger et s'il y a un problème de propriétés intellectuelles, de violations, de droits d'auteur

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[Benjamin] quelque part, ça se voit tout de suite.

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[Benjamin] et donc t'es quand même sur un modèle vachement plus...

13:00

[Benjamin] plus légal et vertueux parce qu'en plus tu crée un commun numérique, c'est-à-dire

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[Benjamin] que tu utilises des données qui sont communes et tu crée un outil qui est

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[Benjamin] commun et cet outil en plus, ce n'est pas un truc gigantesque comme pouvaient l'être

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[Benjamin] les modèles d'Anthropic, c'est un modèle qui va te permettre de faire de la

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[Benjamin] traduction, du résumé, de la synthèse, des choses comme ça, mais qui va aussi

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[Benjamin] tourner sur ton ordi, un modèle 1B, ça tient sans problème sur un laptop voire

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[Benjamin] sur un téléphone.

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[Benjamin] Donc, il y a une question d'usage aussi, c'est que quand on parle de LLM et d'IA,

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[Benjamin] On parle de choses qui sont très très différentes et qui au final n'ont rien à voir entre elles.

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[Benjamin] Donc il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

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[Aeris] Oui, je parlais effectivement plutôt de la partie générative des IA et d'ailleurs c'est celle-là qui a été retoquée par la justice.

13:44

[Aeris] Si on parle de la traduction par exemple ou d'autres IA, c'était ma thèse de fin d'étude, c'était quand même de l'intelligence artificielle, c'était en 2008.

13:54

[Aeris] Effectivement, c'est un domaine qui est très très basse, mais là on parle bien des problèmes de IA générative et ce qui était fabuleux.

13:59

[Benjamin] Mais même un... Pardon. [Aeris] Effectivement, c'est un domaine qui est très très basse, mais là on parle bien des problèmes de IA générative et ce qui était fabuleux.

13:59

[Benjamin] Mais même un... Pardon.

14:00

[Gaël] Pendant qu'on y est sur la publicité, j'ai été contacté par une boîte qui fait des VPN, je peux en parler aussi.

14:06

[Benjamin] Mais non mais

14:08

[Aeris] *rires*

14:10

[Benjamin] en plus j'avais fait une chronique sur Frama VPN.

14:14

[Gaël] Non mais c'est une blague, c'est juste que du coup, t'as parlé des ziyas de l'Inaugura, c'est bien et c'est dans le thème mais du coup, oui c'est pour ça.

14:21

[Benjamin] Elles sont gratuites, je fais de la pub pour les trucs qui sont gratuits,

14:24

[Gaël] [Rires]

14:25

[Benjamin] librement téléchargeables et financés par le contribuable, donc ça va.

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[Gaël] Euh... pas le contribuable.

14:30

[Benjamin] Si l'entraînement est fait sur des machines d'urgence qui sont financées par le contribuable, essentiellement.

14:35

[Gaël] C'est vraiment à la marge, c'est à la marge.

14:37

[Benjamin] Et puis non, les data sets sont communs aussi, je dis contribuables au sens large.

14:41

[Gaël] Oui ok d'accord. Est-ce

14:42

[Benjamin] Voilà.

14:43

[Gaël] qu'on switch au sujet, je vois que le temps avance et on voulait parler de la cour des combats ?

14:50

[Benjamin] On voulait parler de la Cour des Comptes, mais ouais, carrément.

14:52

[Gaël] C'est un

14:53

[Benjamin] Ouais

14:53

[Gaël] peu brut comme transition, désolé à toutes nos

14:55

[Aeris] [Rires]

14:57

[Gaël] auditrices et auditeurs qui apprécient les Transi-classe, ça concerne qui particulièrement à la cour de compte autour de cette table ?

15:03

[Gaël] Alors qu'est-ce que tu as à

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[Aeris] Bah laignilez-moi !

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[Gaël] nous dire sur la cour de compte ?

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[Aeris] C'est une demande que j'avais faite à la Cour des Comptes en 2024 suite à une participation citoyenne qui est ouverte tous les ans par la Cour des Comptes,

15:20

[Aeris] qui propose à tous citoyens de déposer un sujet intéressant d'étude pour la Cour des Comptes.

15:25

[Aeris] Et en 2024, j'avais proposé d'étudier le financement de la CNIL et l'usage des moyens de la CNIL qui est quand même financée à hauteur de 25 ou 30 millions par an.

15:36

[Aeris] Je crois qu'il devait être à 30 millions maintenant par an.

15:38

[Aeris] Et je m'interrogeais beaucoup justement sur ce qui était fait de cet argent et surtout vu le peu d'utilité réelle, on va dire, la CNIL.

15:46

[Aeris] Et là, le rapport final a enfin été publié, c'était la semaine dernière.

15:54

[Aeris] piqué d'un ton je m'attendais pas à ça et pour le coup ça confirmait ce que je

15:58

[Aeris] pensais depuis très longtemps et globalement le rapport alors il ya une

16:02

[Aeris] partie il ya une partie on va dire qui

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[Aeris] reconnaît la CNIL utilise quand même plutôt pas mal ses fonds, il n'y a pas d'abus, manifestes,

16:08

[Aeris] modulos, quelques points un peu bizarres,

16:13

[Benjamin] litigieux.

16:13

[Aeris] litigieux, par exemple que effectivement les

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[Aeris] fonctionnaires la CNIL sont plutôt très bien payés avec des fois des abus même sur les notes

16:24

[Aeris] de frais, des choses comme ça et des salaires qui ne sont pas forcément justifiés, en tout cas que

16:28

[Aeris] la Cour des Comptes ne trouve pas justifiée, mais globalement ça a l'air de...

16:33

[Aeris] être gérée correctement. Par contre il y a un vrai point qui était celui que moi je soulevais qui

16:36

[Aeris] était la gestion des tout ce qui est plaintes et réclamations vis-à-vis du RGPD. Je pensais pas que la

16:41

[Aeris] Cour des comptes allait rentrer sur ce domaine là mais elle a pondu une critique au vitriol sur la

16:49

[Aeris] manière dont gèrent les plaintes par la CNIL ou plutôt qu'elle ne gère pas puisque la CNIL fonctionne

16:56

[Aeris] sans état entre chaque plainte c'est à dire qu'il n'y a à peu près aucun système d'information

17:00

[Aeris] capable de suivre l'état des plaintes. la CNIL ne sait même pas dire quelles plaintes sont en cours

17:04

[Aeris] d'instruction ou pas en cours d'instruction, ne remémorise pas le nombre de rappels à la loi

17:09

[Aeris] qui ont été fait auprès d'un responsable de traitement ou pas, traite ses plaintes de manière

17:14

[Aeris] automatisée, par édition je ne sais pas mais en tout cas par mot-clé. Et on a deux personnes

17:18

[Aeris] qui traitent 35% des plaintes à la CNIL par juste mot-clé et envoi de spam et que globalement en

17:24

[Aeris] en fait, toute la gestion des plaintes à la CNIL.

17:27

[Aeris] totalement défaites, ce qui était ce que je suspectais, mais que la Cour des Comptes

17:30

[Aeris] devient...

17:31

[Benjamin] non mais c'est pour ça qu'ils sont bien payés c'est parce qu'ils sont sous-effectifs ils font le boulot de 10 et en plus

17:36

[Aeris] Ils sont 60 personnes sur la partie réclamation ils sont 60 personnes alors après ce que c'est aussi ce que dit la cour des comptes c'est qu'il y a

17:42

[Aeris] la CNIL fait énormément de choses et de plus en plus de choses et c'est

17:45

[Aeris] c'est l'alerte que la cour des comptes lève en disant que la CNIL commence à faire vraiment vraiment vraiment beaucoup de choses

17:49

[Aeris] il y a l'AYACT qui est

17:51

[Gaël] Hmm...

17:52

[Aeris] arrivé, le DMA

17:52

[Aeris] Nice 2, Dora

17:55

[Aeris] SESAP etc et donc la CNIL a de plus en plus de choses à faire et

17:59

[Aeris] mais en tout cas sur les plaintes oui c'est un véritable bordel

18:01

[Gaël] c'est encore une preuve qu'on réglemente trop en Europe.

18:03

[Gaël] S'il y avait pas tout ça, ça serait beaucoup plus facile.

18:04

[Benjamin] Ah bah s'il n'y avait

18:05

[Aeris] (rires)

18:07

[Benjamin] pas de RGPD et pas la loi du 6 janvier 78 il

18:09

[Gaël] et on va voir ce qu'il y a de plus en plus de choses à faire.

18:11

[Benjamin] n'y aurait pas de CNIL, ça c'est sûr.

18:13

[Gaël] Non mais ok bah...

18:13

[Aeris] - Right.

18:14

[Benjamin] compte l'argent qu'on gagnerait, qu'on ferait

18:16

[Gaël] qu'on ferait gagner au contribuable.

18:18

[Benjamin] gagner aux contribuables, on

18:18

[Benjamin] pourrait arrêter de payer des impôts.

18:21

[Aeris] La conclusion de la Cour des Comptes, c'est que la CNIL ramène quand même énormément d'argent.

18:27

[Aeris] Pour 32 millions investis, il y a 600 ou 700 millions, je crois,

18:32

[Gaël] Bravo à la CNIL !

18:33

[Benjamin] Ah ouais, quoi, x20 ?

18:34

[Aeris] à rentrer dans les caisses de l'État en amende.

18:36

[Aeris] Après, le problème, c'est que c'est des grosses, grosses, grosses amendes et c'est la conclusion que la Cour des Comptes a dit aussi.

18:43

[Aeris] C'est qu'effectivement, en gros, il y

18:46

[Benjamin] Hmm.

18:46

[Aeris] a deux, trois

18:48

[Gaël] Ouais.

18:48

[Aeris] grosses sanctions qui concernent essentiellement Google, Amazon, Facebook, etc.

18:51

[Aeris] ça, ils arrivent à récupérer l'argent. Par contre, toutes les petites sanctions qui sont rendues sur

18:56

[Aeris] des TPE, PME ou autres entreprises françaises, ils n'arrivent même pas à récupérer l'argent parce

19:00

[Aeris] qu'ils n'ont même pas l'adresse de l'entreprise pour aller lui réclamer l'argent. Et la cour des

19:04

[Aeris] comptes se pose la question de comment l'ACNIL arrive à ne pas trouver l'adresse des entreprises

19:08

[Aeris] qu'elle est supposée sanctionnée.

19:08

[Benjamin] Ah ouais... [Aeris] qu'elle est supposée sanctionnée.

19:08

[Benjamin] Ah ouais...

19:09

[Gaël] Oui parce que normalement c'est sur l'annuaire des entreprises, mais après bon c'est

19:11

[Benjamin] Peut-être qu'ils n'ont pas de DPO.

19:12

[Aeris] -

19:12

[Gaël] toujours chiant, ils n'ont peut-être pas de DPO.

19:12

[Benjamin] Comme ton

19:13

[Aeris] Merci beaucoup. - Merci beaucoup.

19:14

[Benjamin] interphone, je vais t'envoyer Gaël à Pure parce qu'il a un problème

19:19

[Benjamin] d'interphone et la société qui gère lui a dit qu'ils n'avaient pas de DPO.

19:23

[Gaël] Non, c'est pas ça, c'est mon syndic. C'est mon syndic qui a pas de DPO.

19:25

[Aeris] Après le DPO est pas forcément obligatoire, c'est pas obligatoire légalement, il y a des cas où il l'est mais dans des petits cas et je pense qu'un syndic a pas besoin d'avoir...

19:35

[Gaël] Attends on le coupera ça au montage parce que...

19:36

[Benjamin] Ça se trouve

19:37

[Gaël] *Rires*

19:38

[Aeris] Après ça dépend

19:39

[Benjamin] qu'on s'indique à écouter ton podcast.

19:40

[Aeris] de la taille du syndic, ça dépend de la taille du syndic etc.

19:43

[Aeris] Mais par exemple les entreprises, je crois qu'il y a une limite à 250 salariés et après ça dépend.

19:47

[Gaël] C'est une entreprise qui commence par or et qui finit par le nombre réel de 314.

19:52

[Aeris] Oui bah je pense qu'ils auraient besoin d'un DPO effectivement, mais faut voir les modalités.

19:56

[Gaël] Euh non mais bon, peu importe pour mon syndic très particulier mais 700 millions par an, alors c'est des grosses grosses amendes mais je trouve ça énorme en fait.

20:07

[Aeris] La dernière amende, l'année dernière, c'était 650 millions, c'était Google,

20:11

[Gaël] Ouais donc en fait c'est une amende par an qui justifie...

20:14

[Aeris] donc c'est ça, il y a une amende

20:15

[Benjamin] Parce que c'est jusque 4% du chiffre d'affaires mondial, je crois.

20:21

[Aeris] qui fait la totalité quasiment de, si on enlève, c'est jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondiales.

20:24

[Gaël] c'est un peu les... c'est un peu [Gaël] c'est un peu [Aeris] qui fait la totalité quasiment de, si on enlève, c'est jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondiales.

20:24

[Gaël] c'est un peu les... c'est un peu

20:25

[Gaël] les... c'est un peu les gendarmes...

20:26

[Benjamin] C'est un

20:27

[Benjamin] peu les gendarmes...

20:27

[Aeris] Mais la clé ne va jamais jusque là.

20:28

[Benjamin] Oui bien sûr, 4% du chiffre d'affaires mondial ça...

20:30

[Gaël] Oui, les gendarmes numériques.

20:32

[Gaël] Il faudrait qu'ils aient des petits uniformes,

20:34

[Gaël] qu'ils puissent arriver dans les entrevises.

20:35

[Gaël] HOP, hop, hop, hop, hop.

20:37

[Gaël] Sortez de votre bureau, Monsieur le DPO.

20:40

[Benjamin] Alors moi, il y a très longtemps de ça, j'ai un collègue qui a vu un jour la CNIL débarquer dans ses bureaux.

20:48

[Gaël] C'est vrai ?

20:49

[Benjamin] Et il m'a dit, c'était comme dans les films américains, genre FBI,

20:53

[Benjamin] levez les mains du clavier,

20:54

[Gaël] Donc là c'est des siens à y aller.

20:57

[Benjamin] bougez plus et ils sont repartis avec des ordinateurs

20:59

[Aeris] *rire*

21:00

[Benjamin] et tout. Au final, le contrôle s'est bien passé, mais ça l'avait un peu marqué.

21:06

[Aeris] Ils ont des pouvoirs de police. Ils ont l'équivalent des pouvoirs de police.

21:10

[Aeris] Vous ne pouvez pas vous opposer à l'acquisition, ils ont le droit d'accès à tout ce qu'ils ont envie, pouvoirs limités ou presque.

21:14

[Gaël] mais seulement s'ils arrivent à trouver votre

21:15

[Aeris] Mais par contre, il faut qu'ils trouvent votre adresse.

21:17

[Benjamin] Mais ça va pour l'instant

21:18

[Gaël] adresse, et ça va pour l'instant.

21:18

[Benjamin] !

21:18

[Benjamin] C'est pour ça qu'ils se sont jamais débarqués chez Aeris, parce qu'ils n'ont pas ton adresse.

21:22

[Aeris] Ah oui, bah là ils l'ont plus que plusieurs fois même.

21:25

[Benjamin] Est-ce que t'en es vraiment sûr ?

21:26

[Aeris] Ah oui bah...

21:28

[Aeris] Oui, mais ils m'ont encore envoyé un courrier l'autre jour, oui, donc je

21:31

[Benjamin] Bon.

21:31

[Aeris] suppose que oui.

21:31

[Aeris] Mais voilà, mais

21:32

[Gaël] et on va voir ce qu'on peut faire.

21:33

[Aeris] en tout cas, la Cour des comptes, le rapport est intéressant

21:35

[Aeris] et on espère qu'on va pouvoir en faire des choses pour justement demander la correction de ces problèmes de plaintes

21:40

[Aeris] où la CNIL n'a à peu près aucun traitement décent des réclamations

21:44

[Aeris] et en fait, vous pissez dans un violon et, mis à part les grosses grosses plaintes,

21:46

[Benjamin] Mais tu penses que le traitement des plaintes de la CNIL va évoluer grâce à ce rapport ?

21:59

[Aeris] On va en tout cas pouvoir bouger, maintenant on a plus d'éléments et surtout de la démonstration de ce qu'on suspectait.

22:03

[Aeris] Par exemple que la CNIL traite par mots-clés et qu'en fait il y a des échecs monstrueux sur les mots-clés et qu'elle balance des plaintes.

22:08

[Aeris] La clôture est 3 000 plaintes et elle vient dire "Ah mais c'est bien que la clôture était légitime puisque les personnes concernées ne sont pas revenues nous voir".

22:16

[Aeris] Nous on a toutes les personnes qui sont venues nous voir en disant "on arrête là parce qu'on voit bien qu'on se fait prendre pour des chèvres la CNIL donc on va même pas continuer"

22:24

[Benjamin] - Oui, oui.

22:24

[Aeris] C'est que des choses comme ça en fait qu'il y a des vrais problèmes et on va essayer de faire bouger les choses derrière avec ce rapport mais bon c'est pas gagné.

22:30

[Gaël] Donc du coup on parle de plaintes, de recueils de témoignages, et il me semble que tu avais un message à passer pour changer de sujet, Benjamin.

22:40

[Benjamin] Je suis en train de froncer les yeux, je cherche la Transi-classe mais je la vois pas !

22:43

[Gaël] sur la déontologie journalistique.

22:47

[Benjamin] Ah mais oui !

22:48

[Gaël] - De toute façon. - De toute façon.

22:49

[Benjamin] Non mais je ne vois pas la Transi-classe.

22:50

[Benjamin] Non il y avait un sujet, alors aujourd'hui on a plein plein plein plein de sujets.

22:53

[Gaël] du témoignage, plainte, mais c'est pour ça que j'essaye d'avancer.

22:56

[Benjamin] On s'est dit qu'on ne parlerait pas de tout parce qu'on ne peut pas parler de tout mais

23:00

[Benjamin] il y avait un article de Telerama qui m'avait frappé et celui-là j'ai dit à Gaël, il

23:06

[Benjamin] faut qu'on en parle parce que c'est important, notre réputation est en jeu.

23:10

[Benjamin] Il y a un article de Telerama.

23:12

[Benjamin] qui parlait du reportage de CNews sur l'affaire Bruel et qui disait que des témoins dénoncent avoir été trompés.

23:19

[Benjamin] En fait CNews se fait passer pour d'autres médias dont Mediapart pour aller interviewer des gens sachant qu'ils savent très bien que s'ils se présentent comme CNews les gens vont dire "je ne réponds pas à CNews".

23:30

[Gaël] Les gens, ils répondent pas.

23:31

[Benjamin] Donc, on voulait prévenir

23:38

[Benjamin] et se fait passer pour R.D.G.P. en disant "on veut vous interroger sur l'affaire Bruel, ça n'est pas nous"

23:44

[Benjamin] Voilà. C'était tout. Mise en garde.

23:44

[Gaël] - Oui. - Oui. [Benjamin] Voilà. C'était tout. Mise en garde.

23:45

[Benjamin] tous

23:47

[Gaël] - Ouais merci beaucoup pour ça ! - N'inquiète pas sur

23:48

[Benjamin] on n'enquête pas sur l'affaire Bruel.

23:50

[Gaël] la ferme, vous verrez !

23:50

[Gaël] - Ça m'a coupé toute relance, je sais plus de quoi on devait parler après !

23:52

[Aeris] Sous-titrage par Lepinois-Malinois [Gaël] - Ça m'a coupé toute relance, je sais plus de quoi on devait parler après !

23:54

[Aeris] Sous-titrage par Lepinois-Malinois

23:54

[Benjamin] nos auditeurs IS de RdGP, si

23:58

[Benjamin] Mais non, mais c'est toi qui as voulu en parler là.

24:00

[Benjamin] quelqu'un vous contacte,

24:01

[Gaël] Oui, oui, non, c'est de la faute.

24:03

[Benjamin] Moi je voulais parler de Starbuck, tu m'as dit non, on parle pas de Starbuck, c'est nul.

24:06

[Gaël] - Non, c'est pas que c'est nul !

24:07

[Benjamin] Eh ben c'est trop tard, je l'ai dit.

24:08

[Aeris] Le cas est quand même intéressant sur Starbuck.

24:10

[Benjamin] Starbuck, il y a un énorme bad buzz en Corée du Sud parce qu'ils ont communiqué sur un événement, le Tank Day,

24:19

[Benjamin] ils ont fait un jeu de mots sur Tank et bon, bref, c'est assez violent, le boycott est assez violent.

24:25

[Benjamin] Mais moi, ce qui m'a intéressé, c'est que...

24:27

[Gaël] Si quelqu'un ne connait pas le sujet, c'est incompréhensible.

24:30

[Benjamin] C'est incompréhensible. Ce qui est important, c'est qu'il y a un boycott massif des Coréens pour Starbucks en Corée du Sud.

24:36

[Benjamin] Parce qu'ils ont fait une grosse erreur de com marketing.

24:39

[Gaël] Mais sachant que Starbucks appartient à un Coréen, c'est à dire que Starbucks États-Unis n'est pas Starbucks Coréen puisque le

24:49

[Aeris] Coué.

24:50

[Gaël] mec, ça lui appartient en fait, c'est important.

24:54

[Benjamin] Je vois pas en quoi c'est important.

24:55

[Benjamin] Moi, ce qui

24:57

[Aeris] - Non.

24:57

[Benjamin] m'intéressait dans cette histoire-là, c'est que le premier

25:01

[Benjamin] réflexe, tout le monde a dit "Ah mais c'est parce que la campagne a été

25:04

[Benjamin] faite par hier."

25:05

[Benjamin] Et donc l'IA a pondu de la merde, on est désolé, si on vous a offensé, parce que les coréens se sont sentis offensés,

25:12

[Benjamin] mais c'est pas de notre faute, c'est l'IA, on a manqué de jugement.

25:17

[Benjamin] En fait, très vraisemblablement, c'est pas du tout le cas, et c'était voulu, et c'était de très mauvais goût,

25:23

[Benjamin] mais on est arrivé à un stade où, quand on fait des conneries, on a le joker IA.

25:30

[Benjamin] Ah bah non, c'est pas moi, c'est l'IA. Assez pratique.

25:34

[Gaël] Je reprends juste un tout petit peu parce que c'est quand même important parce que l'affaire va plus loin que le numérique puisque du coup c'est un riche coréen.

25:43

[Gaël] Je dis peut-être une bêtise, mais je crois qu'il fait partie de la famille Samsung.

25:46

[Gaël] Ils ont tout ce système de famille, ça s'appelle les Chebol, je crois.

25:52

[Gaël] Vous m'aidez pas là, c'est ça, je

25:54

[Benjamin] Non.

25:54

[Gaël] fais tout seul.

25:54

[Benjamin] Non.

25:54

[Gaël] Je crois que ça s'appelle les Chebol, ou quelque chose comme ça.

25:56

[Gaël] C'est ces grandes familles qui possèdent un peu tout en Corée.

26:02

[Gaël] Ça vient de leur modèle économique en fait.

26:04

[Gaël] Comment est-ce qu'ils ont fait un rebond économique dans les années 50.

26:06

[Gaël] Et donc du coup, ils possèdent la marque Starbucks en Corée.

26:11

[Gaël] et...

26:13

[Gaël] Je suppose que ça fonctionne bien, en fait typiquement au Japon qui est pas très très loin ça fonctionne très très bien Starbuck donc je suppose qu'en Corée aussi.

26:19

[Gaël] Et là le gars qui a quand même un truc assez florissant, il a préféré faire passer des idées nationalistes.

26:28

[Gaël] Alors je sais pas à quoi ça fait référence exactement, je connais pas très bien l'histoire coréenne mais donc du coup ce tank day qui est plutôt un jour noir en fait en Corée, de ce que je comprends.

26:39

[Benjamin] Ouais.

26:39

[Aeris] En fait, c'était un soulèvement démocratique qui a

26:42

[Gaël] Ah oui.

26:43

[Aeris] été réprimé par les Tanks en Corée,

26:45

[Aeris] un peu

26:46

[Gaël] Ouais.

26:47

[Aeris] l'équivalent de Tiananmen en Corée, et il y a juste effectivement des morts là-bas,

26:52

[Aeris] et donc le Tank Day a été lancé, le jour anniversaire de cette réprimé.

26:58

[Gaël] et donc du coup...

26:59

[Aeris] Et donc ça a été très très très très mal pris par la population coréenne qui a commencé à détruire tous les mugs, tout le matériel Starbucks.

27:07

[Aeris] Il y a des vidéos complètes où les gens écrasent leurs gobelets Starbucks dans la rue, le démolissent à coups de marteau et autres.

27:14

[Aeris] Et c'est vraiment vraiment pas possible.

27:16

[Gaël] Mais du coup ça va un peu plus loin que l'IA, c'est à dire que là c'est quand même des gens qui...

27:19

[Benjamin] ça n'a aucun lien avec l'IA en fait.

27:21

[Gaël] Oui, bien sûr, mais...

27:22

[Aeris] Le concept aurait été lancé par IA, mais le marketing n'a pas vraiment vérifié.

27:31

[Aeris] En tout cas, c'est ce qu'ils disent, mais après, est-ce que ils n'ont pas vérifié ou est-ce qu'ils comptaient vraiment faire du buzz là-dessus et ne s'attendaient pas

27:36

[Benjamin] Ouais c'est plutôt ça je pense.

27:38

[Aeris] au backlash derrière ?

27:38

[Gaël] Moi je pense surtout que ça me rend une idéologie à l'intérieur même de l'entreprise.

27:44

[Benjamin] Ouais je pense que c'était fessièrement.

27:45

[Gaël] Oui.

27:46

[Aeris] Et puis, il y a effectivement des références assez

27:50

[Benjamin] Troublante, ouais.

27:51

[Aeris] bizarres dans le troublant de dedans.

27:53

[Aeris] Par exemple, même dans la publicité, par exemple, il y a quelqu'un qui vient claquer son mug sur la table.

27:57

[Aeris] Et c'est une référence à ce qu'un policier a déclaré

28:00

[Benjamin] Tout à fait.

28:00

[Aeris] en tuant...

28:01

[Aeris] Un des militants, le jour-là, en disant "j'ai posé ma tasse", c'était la justification du policier au décès de la personne, en disant "j'ai claqué ma tasse sur la table et en fait la personne est décédée".

28:11

[Aeris] Et en fait, ça a été vraiment des références comme ça, qui sont même la taille du tang, c'est 503, je crois, 503 millilitres, et c'est le nombre de décès qu'il y a eu

28:20

[Benjamin] C'est ça, c'est ça.

28:21

[Gaël] Ah...

28:21

[Aeris] dans le jour de cette manifestation.

28:22

[Gaël] ouais...

28:22

[Aeris] Et donc il y a vraiment une essence très nationaliste, en fait.

28:25

[Benjamin] Ouais ouais...

28:27

[Aeris] et qui a posé vraiment problème même sur effectivement ce que pensaient réellement les dirigeants de Starbucks.

28:32

[Benjamin] On a du mal à penser que c'est une erreur, on pense que c'est voulu.

28:38

[Gaël] à toutes les auditrices qui s'écoutent le matin pour passer un bon moment.

28:43

[Aeris] *rires*

28:44

[Gaël] Voilà, comme ça au moins on enlève toute légèreté, on vous pète le moral quoi.

28:48

[Benjamin] surtout celles et ceux qui sont en train de

28:52

[Gaël] Exactement.

28:52

[Benjamin] s'y roter un Starbucks

28:53

[Benjamin] Alors.

28:55

[Benjamin] On change de sujet,

28:56

[Gaël] - Oh bah oui, oui !

28:57

[Benjamin] je voulais juste revenir, moi on avait parlé l'autre

29:00

[Gaël] Oui.

29:01

[Benjamin] fois de Doctolib et on avait pas mal de sources dont un post sur un réseau social étasunien et sur lequel il y a eu une réponse de Doctolib.

29:12

[Benjamin] disait que le poste disait n'importe quoi alors comme on reprenait certains arguments du poste

29:16

[Benjamin] où en gros on disait que Doctolib c'était quand même financé par tout le monde puisque c'est

29:22

[Benjamin] la BPI et la Sécu qui payent les médecins qui payent

29:27

[Gaël] - Mmh.

29:28

[Benjamin] Doctolib et qui disait que pas du tout

29:33

[Benjamin] que la BPI est actionnaire, donc ce n'est pas une subvention, la BPI est actionnaire et

29:45

[Benjamin] français s'enrichir grâce à ça et que s'il y avait des pertes, bah c'est

29:53

[Benjamin] parce que Doctoly investissait énormément pour se moderniser.

29:56

[Benjamin] donc potentiellement la BPI va choper des dividendes et peut-être qu'on va tous nous

30:00

[Benjamin] Alors moi ça ne m'a pas totalement convaincu sur le fait que ce truc là devrait être un système public.

30:05

[Gaël] - Oui.

30:06

[Benjamin] En revanche, d'ailleurs ils citent, ils n'ont pas le monopole, il y a des concurrents en particulier,

30:15

[Benjamin] je suis en train de remonter dans mes notes, je ne le trouve plus.

30:20

[Benjamin] Il y a Maya, qui est en fait groupe CGDimSanté, et puis il y en a quelques autres, on les

30:28

[Aeris] C'est JDim qui a fuité, c'est ça ?

30:30

[Benjamin] connait assez peu.

30:30

[Benjamin] En fait, peu importe qui est des concurrents ou non, qu'il y a un monopole ou non.

30:32

[Gaël] Et en fait, peu importe qu'il y ait des concurrents ou non, qu'il y ait un monopole ou non, il faudrait que ce soit public.

30:34

[Benjamin] Il y a un monopole de fêtes, et puis c'est surtout que c'est que des boîtes privées tout ça.

30:38

[Gaël] Ben oui c'est ça

30:41

[Gaël] en fait, seul pour le principal problème et en plus, à la limite c'est privé, avec des investissements publics etc, pourquoi pas, je veux dire c'est des modèles qui peuvent fonctionner, reste que ça ne remet pas du tout en question le fonctionnement sur AWS où ils envoient les données des français et des françaises à l'étranger.

31:01

[Benjamin] font n'importe quoi.

31:02

[Gaël] Donc en fait...

31:03

[Benjamin] Mais grâce au kill switch, à l'interruptueur, on peut

31:07

[Benjamin] espérer qu'il y ait une prise de conscience parce que je pense que

31:09

[Benjamin] c'est plus de l'incompétence que

31:12

[Gaël] Aie !

31:13

[Benjamin] de la...

31:13

[Benjamin] que de la malhonnêteté.

31:14

[Aeris] En dehors de l'incompétence, pour le coup moi je suis en train de me battre, je me bats au Conseil d'État contre la CNIL parce qu'elle utilise elle-même AWS et c'est au-delà de l'incompétence, on est plutôt sur de l'incompréhension technique, de l'incompétence technique etc.

31:28

[Aeris] Parce qu'ils disent "oui, on n'a pas de solution, les gros trafics qu'on absorbe, on ne peut pas le faire, etc."

31:32

[Aeris] Là dans le cas la CNIL, on a la preuve que c'est un peu mensonger puisque le back-office qu'ils ont pour leur juste à côté est en dehors de AWS avec un prestataire complètement français.

31:41

[Aeris] Donc ils savent le faire, c'est juste qu'on ne sait pas pourquoi, il

31:43

[Benjamin] Ils sont bas du CloudFlare aussi ?

31:45

[Aeris] y a la DSI ou autre qui fait des...

31:46

[Aeris] Bah c'était du Claude Flair aussi, oui, mais voilà, en fait c'est plutôt que la DSI ne doit pas comprendre trop ce qui se passe, je pense que c'est plus de l'incompétence qu'autre chose.

31:54

[Gaël] plus loin je pense que je reviens

31:57

[Aeris] Je pense qu'on est le problème comme on avait avec IBM, on ne vous reprochera jamais d'avoir choisi IBM, et je pense que c'est exactement ça avec AWS, Cloudflare et autres.

32:07

[Benjamin] Alors on ne reprochait jamais, c'était avant les interruptueurs.

32:12

[Aeris] Après ça change oui, ça change au point avant.

32:14

[Gaël] Moi, je reviens quand même sur un point et j'en ai déjà parlé dans ce podcast et je remets le point,

32:19

[Gaël] c'est que les personnes qui sortent d'écoles d'ingénieurs ou quoi que ce soit sont biberonnées aux technologies états-uniennes.

32:27

[Gaël] Aujourd'hui, le nombre de formations "devops" qui, en gros, t'apprennent à cliquer sur des boutons AWS ou Microsoft Azure,

32:37

[Gaël] et donc, du coup, les gens ne vont pas chercher plus loin, je pense qu'il y a la plupart des devops aujourd'hui sur le marché.

32:43

[Gaël] qui en fait n'ont jamais mis les mains dans Kubernetes, dans Docker ou quoi que ce soit

32:48

[Gaël] et qui ne font que pousser les boutons sur les interfaces d'AWS.

32:52

[Benjamin] c'est probablement.

32:53

[Aeris] et surtout qu'ils sont incapables de sortir de là parce que on va prendre l'exemple de Pure en fait par exemple qui est tombé en panne cette semaine parce qu'il y avait une fibre qui a cassé, nous l'infrastructure on la maîtrise, remonter une infra depuis zéro en inovant puisqu'on n'avait pas prévu le PRA de ce truc là, on l'a remonté en

33:09

[Gaël] -Né.

33:10

[Aeris] dix minutes, comme on pouvait parce qu'effectivement il n'y avait plus de fibres, on s'est démerdé avec des backups 4G etc mais on maîtrisait la techno, maintenant vous prenez quelqu'un qui a un cluster Kubernetes et qui vous devait remonter toute l'infrastructure chez un autre, vous n'allez pas le faire en cinq minutes,

33:22

[Gaël] Exactement, et je pense

33:23

[Aeris] et...

33:25

[Gaël] qu'aujourd'hui c'est un vrai problème de formation des ingénieurs en informatique.

33:28

[Gaël] Les écoles, déjà c'est beaucoup d'écoles privées qui ont besoin de financement et donc du

33:33

[Aeris] - Mmh.

33:34

[Gaël] coup c'est juste plus simple de passer un deal avec Microsoft qui en plus te file des ordinateurs, des glissances et tout.

33:41

[Benjamin] pas sûr que ça ait grand-chose à voir avec le fait que ce soit public ou privé mais bon.

33:46

[Aeris] Non, après c'est surtout, en dehors des publics et privés, c'est surtout que les écoles privées ont une tendance de plus en plus à être effectivement du bullshit, ce qui est moins vrai dans le public, parce qu'il y a des contrôles réguliers du gouvernement, même si on voit certains dérapages, c'est pas...

34:02

[Aeris] garantie totale, mais aujourd'hui il y a beaucoup d'écoles privées qui délivrent

34:05

[Aeris] des diplômes qui ne sont même pas diplômants en vrai, avec les fameux

34:07

[Aeris] magistères, masters, etc. et qu'ils jouent l'ingénierie, qu'ils vous

34:13

[Aeris] jouent beaucoup là-dessus et au final vous achetez juste le diplôme et pas du

34:16

[Gaël] Non, bon après...

34:16

[Aeris] tout les compétences et on a de plus en plus de choses comme ça

34:19

[Aeris] qui se développent, le niveau baisse dramatique.

34:23

[Aeris] Dramatiquement, effectivement, c'est du cliquodrome pur et dur, de

34:26

[Gaël] Hmm.

34:26

[Aeris] la sous-traitance à outrance de partout.

34:28

[Aeris] Et c'est souvent ça qui est soulevé.

34:32

[Aeris] Le rapport de la Cour des Comptes sur la CNIL, c'était ça, il y avait 200 000 euros qui partent tous les ans dans de la sous-traitance où ils ne savent absolument pas comment ça marche.

34:40

[Gaël] Moi je pense

34:40

[Aeris] Et c'est de la boîte noire, quoi.

34:42

[Gaël] que chez Doctolib ou toutes les autres entreprises,

34:43

[Gaël] en fait c'est des entreprises sur des modèles de start-up / licornes

34:47

[Aeris] ...

34:47

[Gaël] qui ont grossi trop vite en fait, et qui ont dû embaucher plein de personnes.

34:53

[Gaël] En plus, je pense que ça attire beaucoup des personnes

34:56

[Gaël] mon âge ou un peu plus jeunes, ces entreprises-là,

35:00

[Gaël] parce que c'est un peu le rêve américain quand même,

35:04

[Gaël] le baby-foot, les soirées, les machins, les trucs, le télétravail aussi maintenant.

35:09

[Gaël] Et donc du coup c'est des gens qui sortent de formations récentes qui ont été formées sur AWS etc.

35:15

[Gaël] Donc en fait moi j'ai un double message, déjà premièrement aux écoles, allez plus loin en fait.

35:21

[Gaël] Il faut aller plus loin, il faut aller dans le dur, il faut aller dans les technologies qui sont compliquées.

35:28

[Gaël] Et effectivement vos élèves ils vont être un peu perdus quand ils vont être pour la première fois en face d'un open stack ou quoi que ce soit.

35:38

[Aeris] J'suis même pas sûr que ce soit plus compliqué en fait, c'est même presque

35:40

[Gaël] ça je sais pas mais en tout cas ils auront moins de dépendance et deuxième

35:42

[Aeris] deux fois plus simple hein, mais ouais ouais.

35:42

[Gaël] point si

35:43

[Aeris] Ah oui, c'est sûr.

35:43

[Gaël] vous êtes étudiante ou étudiant en informatique moi la chance

35:46

[Gaël] que j'ai eu c'est d'avoir eu pas mal de temps pour faire autre chose que ce que

35:50

[Gaël] mon école me demandait donc du coup j'ai mis les mains dans tout un temps

35:56

[Gaël] cambouille où j'aurais jamais si j'ai suivi le cursus de mon école je serais

36:01

[Gaël] très très fort sur access à la base de données de Microsoft

36:06

[Aeris] Et le message s'adresse pas que aux techniciens, puisque vous pouvez aller voir la conférence,

36:09

[Aeris] la super conférence de Quentin Indon sur comment les banquiers ont fuck mon IT.

36:13

[Aeris] Et en fait, c'est carrément des problèmes comptables.

36:15

[Aeris] à faire du Cloud Act fait parce que bah fonctionnement fonctionne si vous êtes

36:18

[Aeris] au Capex ou à l'OpenAI si vous faites de la R&D.

36:22

[Aeris] de l'investissement dans du cloud, vous n'allez pas mettre ça dans les mêmes lignes du compte et

36:24

[Aeris] vous n'allez pas avoir une même balance à la fin et vous n'allez pas faire plaisir au même chef.

36:27

[Aeris] Et donc en fait, il explique pendant une heure que rien que la manière dont on décompte la comptabilité

36:31

[Aeris] de l'infrastructure IT conditionne très fortement l'usage du cloud plutôt que de l'infrastructure et

36:36

[Aeris] de l'investissement en propre dans des baies à soi quoi. Et donc ça va vraiment jusque là,

36:41

[Aeris] c'est aussi les économistes, des comptables, les KPI, business, etc. qui sont à revoir pour sortir

36:47

[Aeris] de ce mode d'investissement.

36:48

[Benjamin] Ouais, alors c'est sûr que c'est la faute aux comptables, sûrement.

36:53

[Benjamin] Mais je suis d'accord avec Gaël, il y a quand même un problème

36:58

[Aeris] Aïe ! Y'a les deux hein !

36:59

[Benjamin] dans les écoles et d'ailleurs, nous, aujourd'hui, on commence à fournir des services de messagerie et autres aux écoles.

37:07

[Benjamin] Mais c'est important

37:07

[Gaël] - Non, je suis d'accord.

37:09

[Benjamin] en fait, c'est important parce que si tu veux reprendre le contrôle, si tu veux savoir de quoi ça parle,

37:16

[Benjamin] comprendre la technologie sous-jacente, quelles sont les différentes options,

37:21

[Benjamin] si c'est du logiciel libre, tu peux savoir comment ça fonctionne.

37:24

[Benjamin] Derrière, tu sais où tu vas, tu n'es plus en pilotage automatique

37:30

[Benjamin] et c'est toute ta carrière qui va en être impactée.

37:34

[Benjamin] Et c'est toi qui décides de quelle est la technologie que tu vas utiliser,

37:39

[Benjamin] où tu vas, comment tu vas, quel chemin tu empruntes, comme une voiture manuelle.

37:45

[Gaël] C'est le moment, de toute façon, il faut que les entreprises de...

37:51

[Gaël] Ah non non non, on finit là, t'as eu Transi-classe, mais on finit

37:54

[Benjamin] Non, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.

37:56

[Gaël] sur ce sujet et après on termine le podcast.

37:57

[Gaël] Mais les entreprises de l'open source...

38:01

[Gaël] en fait je pense qu'avant il n'y avait peut-être pas assez d'argent peut-être pas assez de moyens

38:05

[Gaël] peut-être pas assez aussi d'entrée dans ces écoles etc et le sujet était peut-être invisibilisé

38:10

[Gaël] ce qu'il n'est plus et bah oui c'est le moment maintenant il ya les fonds il ya la reconnaissance

38:16

[Gaël] il ya la prise

38:17

[Benjamin] et la prise de conscience surtout.

38:18

[Gaël] de conscience ouais

38:18

[Benjamin] Ce qui manquait c'était plus la prise de conscience.

38:20

[Gaël] et bah il faut financer toutes ces écoles en fait c'est du soft power parce que les

38:25

[Gaël] écoles les gens qui sont aujourd'hui étudiants et bah c'est demain les futurs

38:30

[Gaël] employés, techniciens, techniciennes d'ESI

38:32

[Benjamin] DSI.

38:33

[Gaël] et c'est ça qui est très important et donc du coup, c'est le moment où il faut qu'on donne des adresses mail aux étudiants.

38:42

[Gaël] Moi j'avais une adresse qui s'appelait Viasez-I mais c'était du Microsoft en fait derrière, ça aurait été génial d'avoir une adresse sur n'importe quel serveur de messagerie open source.

38:56

[Gaël] Et il faut vraiment, en fait c'est maintenant quoi, si on veut avoir une société de main...

39:04

[Gaël] où les gens font de l'open source, où les gens font des communs numériques et les gens sont moins dépendants,

39:09

[Gaël] et bien il faut commencer par éduquer les étudiants, les étudiantes, les écoliers et les écolières.

39:16

[Gaël] Et en fait, avant moi j'avais accès au B2I.

39:20

[Gaël] était un diplôme de recherche en fait au... comment ça s'appelle la bibliothèque là de la

39:27

[Gaël] bibliothèque de l'école... le CDI merci donc voilà et en fait ça apprenait aussi ce qu'on

39:34

[Gaël] appelait la netiquette, l'étiquette du net ne pas aller parler à des gens sur internet que tu

39:41

[Gaël] connais pas des choses comme ça et donc quand j'étais écolier donc c'était à partir du CE1, CE2

39:46

[Gaël] Tous les ans on avait un petit truc qui s'appelait le B2C.

39:50

[Benjamin] Il n'y avait pas d'internet quand j'étais...

39:52

[Gaël] Oui, ben je me souviens.

39:54

[Benjamin] Il n'y avait pas d'électricité, on n'avait pas encore inventé l'électricité.

39:56

[Aeris] Et la bougie.

39:58

[Benjamin] On était à la bougie, oui.

40:00

[Gaël] C'était plus comment éviter la peste ou des choses comme ça à ton époque.

40:04

[Benjamin] Et ben ouais.

40:05

[Benjamin] Bon,

40:06

[Gaël] Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm

40:07

[Benjamin] tu m'as bien pourri ma Transi-classe.

40:09

[Gaël] Ah là, je te...

40:09

[Benjamin] Tu nous as posé un tunnel de dingue pour raconter ton école primaire et tu m'as

40:14

[Benjamin] pourri ma transi classe.

40:15

[Gaël] C'était à mon j'avoue.

40:17

[Benjamin] Ouais ouais ouais ouais...

40:18

[Benjamin] - Eh bien, je vais la reprendre, c'est pas grave.

40:21

[Benjamin] J'étais en train de dire qu'il fallait

40:23

[Gaël] [Rires]

40:25

[Benjamin] que les étudiants reprennent le contrôle

40:26

[Benjamin] de la direction informatique et des outils qu'ils utilisent et qu'ils ne soient pas

40:32

[Benjamin] en automatique, en pilotage

40:33

[Gaël] Oui ? D'accord.

40:35

[Benjamin] automatique, pilotage automatique comme les voitures

40:37

[Benjamin] Wero

40:38

[Aeris] voiture.

40:39

[Benjamin] qui sont largement déployées aux Etats-Unis.

40:44

[Gaël] Hmm.

40:45

[Benjamin] les robotaxis on appelle ça et il y a plusieurs articles qui sont parus cette semaine qui

40:50

[Benjamin] nous rapportent que les robotaxis enregistrent tout et que la police utilise les images sans

40:57

[Benjamin] qu'il y ait aucune commission rogatoire, rien du tout. Ils coopèrent totalement et

41:04

[Benjamin] donc toutes ces bagnoles qui se baladent dans les rues, elles enregistrent tout ce qu'elles

41:09

[Benjamin] voie et elles mettent tout à disposition de la police.

41:14

[Benjamin] Je voulais revenir là-dessus parce que je trouve ça super violent, c'est-à-dire que 1984, en fait, c'est du pipi de chat, quoi.

41:21

[Benjamin] On dit souvent "mais 1984, c'était pas un mode d'emploi", mais là, c'est complètement fou, quoi.

41:30

[Benjamin] C'est-à-dire, t'as des robots qui

41:31

[Aeris] De toute façon on voit bien qu'on arrive dans du dystopique, on est clairement dans du...

41:35

[Benjamin] se baladent dans les rues et qui filment tout le monde et qui sont connectés directement à la police.

41:41

[Aeris] Tu n'as pas dû voir la news de cette semaine qui dit qu'il y a carrément eu des drones qui ont tué des gens en autonome sur les centres de guerre.

41:50

[Aeris] Donc il lâche des drones, ça tue tout le monde et il rentre au bercail.

41:55

[Aeris] aujourd'hui on arrive vraiment dans une civilisation très dystopique, enfin plus que dystopique

41:59

[Aeris] mais effectivement 1984, c'était presque, c'était vraiment,

42:02

[Benjamin] C'était sympa !

42:03

[Gaël] Moi je te dirais ce que...

42:04

[Aeris] c'était sympa ouais, c'est ça.

42:05

[Aeris] Mais c'était bien les télécrans !

42:06

[Benjamin] Ouais, c'est ça !

42:08

[Gaël] Je te répondrai juste que, disais les agriculteurs autour de ma petite école à mon javou quand j'étais en primaire,

42:15

[Gaël] font bien ce qu'ils veulent les États-Unis.

42:18

[Gaël] Ça ne nous impacte pas pour l'instant. Ils font bien ce qu'ils veulent de l'autre côté de l'Atlantique.

42:24

[Gaël] C'est à eux de réguler.

42:25

[Aeris] Après, chaque pays fait ce qu'il veut, mais après, le problème, ça risque de toute façon,

42:31

[Aeris] comme on disait avec les keyswitch, etc., c'est des

42:33

[Gaël] Là c'est littéralement un kill switch si le drone te...

42:36

[Aeris] technologies qui risquent d'arriver en France, oui, c'est ça.

42:38

[Aeris] Mais c'est des technologies qui vont arriver de toute façon en France aussi, on essaie de se battre contre ça,

42:43

[Aeris] mais malheureusement, on a une cligné ou des régulateurs qui agissent pas beaucoup sur le sujet.

42:48

[Aeris] on aura les problèmes et même en 2027 en France on aura certainement des

42:52

[Aeris] gouvernements autoritaires à arriver au pouvoir ou en tout cas à prendre de

42:58

[Aeris] plus en plus de part importante dans les décisions et on va avoir des

43:02

[Aeris] augmentations des pouvoirs de police etc et qui pourraient aller jusqu'à

43:07

[Aeris] effectivement prendre le contrôle des caméras de surveillance ou de tout ce

43:11

[Aeris] qui va traîner à droite ou à gauche.

43:13

[Gaël] Alors là on est sûr que les gens qui nous écoutent à 7 heures du matin quand le podcast

43:15

[Gaël] sort, leur journée

43:15

[Aeris] (rires)

43:17

[Gaël] elle est foutue quoi.

43:18

[Aeris] Bonne journée, voilà !

43:19

[Benjamin] Elle est ruinée. Alors on

43:19

[Aeris] (rires)

43:21

[Gaël] Mais on va pas la dire...

43:22

[Benjamin] avait une bonne nouvelle, mais on l'a oublié.

43:23

[Benjamin] On est vraiment

43:24

[Aeris] *rires*

43:26

[Gaël] Non, mais bon, ouais, bon.

43:26

[Benjamin] désolé. Non, la bonne nouvelle c'est que l'interruptueur va

43:29

[Benjamin] provoquer le réveil.

43:32

[Gaël] Il y a des prises de conscience, vous écoutez vous-même cette radio pirate qui est RdGP.

43:36

[Benjamin] -BGP.

43:37

[Gaël] On ne peut pas vous dire où on enregistre au large.

43:42

[Benjamin] Mais il y a écrit Issy-les-Moulineaux dans le flux RSS.

43:45

[Gaël] *rires*

43:46

[Aeris] On fera de la diffusion l'Aurawan.

43:48

[Benjamin] - Je crois même qu'il y a les coordonnées

43:50

[Gaël] - De chez moi ? - Non, pas de chez toi.

43:51

[Aeris] [Rires]

43:52

[Benjamin] GPS dans la DTD, non pas de chez toi, du Barry Sand d'Issy-les-Moulineaux.

43:54

[Gaël] D'accord

43:56

[Benjamin] ou peut-être... Non, j'allais dire une connerie, je me la garde pour moi.

44:00

[Gaël] (rires)

44:01

[Aeris] Non mais justement, reprenez le contrôle de vos réseaux, faites du lorawan, faites du mesh, sortez du réseau primaire.

44:05

[Benjamin] Moi je pense qu'on va y arriver, je pense qu'on va y arriver.

44:07

[Gaël] Allez, coupe cette émission, que les gens puissent retourner à leur vie

44:12

[Benjamin] Eh bien merci à toutes et à tous, vous avez écouté RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.

44:20

[Benjamin] Ce podcast est hébergé par Castopod, solution open source libre et gratuite d'hébergement de podcast.

44:22

[Musique] *musique*

44:27

[Benjamin] N'oubliez pas que vous pouvez intervenir à tout moment avec nous sur le Fédiverse , en particulier sur Mastodon en likant, partageant et commentant cet épisode.

44:33

[Benjamin] Merci Aeris, merci Gaël.

44:35

[Gaël] Merci !

44:36

[Benjamin] Et à la semaine prochaine !

44:37

[Aeris] Bonne semaine à toutes et à tous.

44:39

[Musique] *musique d'outro*