[Actu] Joie de vivre & Capitalisme d'ultra-surveillance
K02:R44

[Actu] Joie de vivre & Capitalisme d'ultra-surveillance

Deskrivadur ar rann

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[Générique] L'informatique doit être au service de chaque citoyen.

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[Générique] Son développement doit s'opérer dans le cadre de la coopération internationale.

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[Générique] Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la

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[Générique] vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.

0:27

[Gaël] Bonjour, vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des

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[Gaël] droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.

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[Gaël] Bienvenue dans cette nouvelle revue de l'actu numérique, aujourd'hui je suis accompagné de Benjamin. Bonjour Benjamin !

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[Benjamin] Bonjour Gaël !

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[Gaël] et bah on commence cette nouvelle édition, déjà je tiens à dire donc...

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[Benjamin] Il fait chaud.

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[Gaël] *rire*

0:53

[Gaël] Ah il fait chaud !

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[Benjamin] Ah ça, il fait chaud.

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[Gaël] moins chaud quand même, toujours chaud mais moins chaud.

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[Benjamin] Il fait moins chaud mais j'ai l'impression que notre résistance à la chaleur s'amenuise

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[Benjamin] avec l'accumulation de la fatigue due à la chaleur.

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[Gaël] Oui et puis aussi les murs des bâtiments deviennent de plus en plus chauds donc du coup il fait de plus en plus chaud dans les bâtiments et vu qu'il n'y a pas assez de temps entre deux épisodes de canicule pour refroidir les bâtiments il fait de plus en plus chaud dans les bâtiments.

1:18

[Benjamin] Il fait tellement chaud qu'en bas de chez moi les câbles moyenne tension ont cramé et sont partis en fumée, c'était cataclysmique.

1:26

[Gaël] Tu m'as montré la vidéo, ça fait comme... en plus c'était le 14 juillet c'est ça ?

1:29

[Benjamin] Oui, alors je mets la vidéo face au micro, regardez

1:33

[Gaël] -Oui.

1:33

[Benjamin] bien, voilà.

1:33

[Benjamin] C'est pas du tout radiophonique ce qu'on fait là.

1:35

[Gaël] Voilà, c'est notre nouveau podcast sur ...

1:40

[Benjamin] sur les dangers électriques.

1:42

[Gaël] les dangers électriques. Non, j'ai regardé parce que ça fait quelques semaines que

1:46

[Gaël] c'est toi qui prépare le conducteur.

1:49

[Gaël] Oui c'est vrai,

1:49

[Gaël] on peut dire que je suis

1:50

[Gaël] un peu flemmard.

1:51

[Benjamin] C'est vrai aussi.

1:53

[Gaël] Et je ne sais pas si c'est ta dernière chronique qui t'a inspiré, mais le conducteur de cette semaine avait un peu un goût de fin du monde.

2:04

[Benjamin] Alors c'est sûr que c'est ma dernière chronique qui m'a inspiré, parce que comme on n'a pas fait d'émission la semaine dernière pour cause de 14 juillet,

2:09

[Benjamin] on a accumulé deux semaines de sujets à évoquer dont certains ont déjà été plus ou moins évoqués par ma chronique de la semaine dernière dans l'émission « Libre à vous ! ».

2:18

[Benjamin] Donc il est possible qu'il y ait des redites, mais plus généralement, comme je suis allé chercher des sujets sur ces thématiques-là, on est toujours dans le thème.

2:30

[Gaël] C'est...

2:31

[Benjamin] Le thème, c'est donc la joie de vivre.

2:32

[Gaël] La joie de vivre.

2:33

[Benjamin] dans une société capitaliste d'ultra-surveillance.

2:36

[Gaël] Exactement, et vraiment tu te dis, tu as beau lire tous les livres de science-fiction, dans les faits, c'est encore pire, et on n'a même pas les bras robotiques ou les trucs comme ça quoi.

2:51

[Benjamin] Ah ouais c'est pire, alors je sais plus où est-ce qu'on en parlait mais je disais que moi j'avais vu 1984, je pense que c'était ici il y a deux semaines.

2:58

[Gaël] Mm-hm.

2:59

[Benjamin] Et c'est de la gnognote avec ce qu'on est en train de nous préparer.

3:04

[Gaël] Et alors, de quoi on parle ?

3:06

[Gaël] Bon, on peut commencer par...

3:09

[Gaël] On avait un peu parlé, on s'était dit "oh voilà, ça reviendra un jour", et bah c'est revenu "chat control".

3:15

[Benjamin] Ouais, chat control, ça

3:17

[Gaël] On est content !

3:17

[Benjamin] s'en va et ça revient.

3:19

[Gaël] Voilà, c'est revenu définitivement.

3:21

[Benjamin] Et là c'est revenu définitivement alors que c'était parti définitivement.

3:25

[Gaël] Mmh...

3:25

[Benjamin] Il y avait eu un vote à l'unanimité contre à une voix près, donc ça paraissait réglé et c'est revenu en loucedé.

3:35

[Gaël] Il y a deux semaines en plus, on avait repris le site web qui...

3:40

[Benjamin] permettait de suivre l'évolution, on va surveiller, il n'y a plus besoin de surveiller, là c'est cramé.

3:44

[Gaël] c'était mort déjà, il n'y

3:45

[Benjamin] Hum.

3:46

[Gaël] avait que un seul pays qui était contre donc là c'est

3:48

[Benjamin] ça changeait quand même quand on suivait tous les jours il y avait des évolutions mais là il n'y a plus besoin de suivre

3:54

[Gaël] Chat control, qu'est-ce qu'on... Déjà pas merci à nos eurodéputés.

4:02

[Benjamin] Ah bah, ça c'est clair.

4:03

[Gaël] Voilà. Deuxièmement, je crois que j'ai vu que tu avais mis dans les notes un site qui s'appelle Exit Chat Control.

4:13

[Benjamin] Ouais, tout à fait.

4:14

[Gaël] qui donne une liste d'outils à utiliser pour ne pas être ciblé par Chat Control.

4:19

[Benjamin] - Oui parce que Chat Control en fait impose un contrôle a priori des échanges,

4:23

[Gaël] - Mmh.

4:24

[Benjamin] alors évidemment, la justification officielle c'est toujours la même,

4:27

[Benjamin] c'est la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la pédocriminalité,

4:32

[Benjamin] parce qu'évidemment tout le monde est contre le terrorisme et tout le monde est contre la pédocriminalité,

4:37

[Benjamin] et donc l'objectif c'est de pouvoir vérifier en amont,

4:41

[Benjamin] le monde, tout le monde, et de pouvoir filtrer les contenus et de pouvoir les transmettre à la justice

4:48

[Benjamin] s'il y a un problème. Mais c'est une loi, donc ça veut dire que les grosses plateformes vont pas

4:55

[Benjamin] avoir le choix que de s'y conformer, mais d'un point de vue technique, techniquement il y a toujours

5:00

[Benjamin] des canaux qui permettent d'échanger des informations de manière chiffrée de bout en bout.

5:06

[Gaël] Oui, en fait, ce n'est vraiment plus du bout en bout et

5:08

[Benjamin] Alors c'est...

5:08

[Gaël] ce qui est dérangeant c'est pas tant la

5:10

[Gaël] lutte contre le terrorisme ou quoi que ce soit, c'est juste que c'est un cheval de Troie, une fois que c'est là

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[Benjamin] La lutte contre le terrorisme et la pédocriminalité n'est pas

5:19

[Gaël] en exécution.

5:19

[Benjamin] du tout dérangeante en soi, c'est la manière dont elle est utilisée, de manière totalement malhonnête, pour surveiller tout le monde et que 100% des citoyens européens sont des suspects.

5:30

[Benjamin] Et c'est comme si on disait maintenant la poste ouvre 100% des courriers.

5:37

[Benjamin] Tous les courriers que vous envoyez sous pli fermé, eh ben non, ils sont ouverts, et il y a quelqu'un qui regarde tout ce qu'on envoie et tout ce qu'on reçoit, donc c'est quand même problématique.

5:46

[Benjamin] Sur le chiffrement de bout en bout, moi je m'attends, alors peut-être que c'est une prévision qui sera fausse, mais moi je m'attends à ce qu'on ait plein de plateformes qui nous disent qu'elles conservent le chiffrement de bout en bout

6:00

[Gaël] - Mmh.

6:00

[Benjamin] et qu'elles fassent la vérification avant le bout.

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[Benjamin] C'est à dire qu'avant de faire le chiffrement, il y ait un algo qui aille vérifier ce qu'on envoie ou ce qu'on reçoit.

6:12

[Gaël] - Oui parce que c'était le but dans ChatControl, c'était de mettre, au tout début pourquoi aussi techniquement c'était pas accepté, c'est que ça laissait des backdoors un peu partout.

6:22

[Benjamin] Ouais mais si t'as du chiffrement de bout en bout normalement t'as pas de backdoor au milieu, si c'est chiffré.

6:27

[Gaël] Ah oui mais là le but c'est si tu rajoutes la possibilité de voir avant les messages

6:33

[Benjamin] Et je pense que c'est ce qui va se passer, c'est que les messages vont rester chiffrés de bout en bout pour protéger la correspondance,

6:40

[Gaël] - Mmh.

6:40

[Benjamin] sauf qu'en fait la faille, le trou, sera avant ou après.

6:44

[Gaël] Donc il y a un problème moral, du fait effectivement d'espionner tous ces citoyens et même tous les habitants du sol européen.

6:52

[Gaël] Un problème aussi dans le futur, en fait ça laisse une faille juridique et si on tombe dans des gouvernements fascistes ou fascisants,

7:04

[Gaël] et bien en fait ça sera très très simple de pointer des opposants politiques, d'aller voir toutes les correspondances.

7:08

[Gaël] Ça me fait penser un peu à Pegasus, tu sais le logiciel là.

7:13

[Benjamin] -Oui, israélien.

7:14

[Gaël] c'est un peu la même chose mais sauf que nous c'est pour tout le monde

7:18

[Benjamin] pour tout le monde. C'est pour tout le monde. C'est open bar.

7:20

[Gaël] Exactement.

7:20

[Benjamin] Allez hop, tout le monde. Non mais c'est très

7:22

[Benjamin] clairement, c'est des outils dont la Stasi n'aurait même pas rêvé. Il n'y a même plus besoin d'aller

7:27

[Benjamin] coller des microphones

7:29

[Gaël] Ouais.

7:30

[Benjamin] chez les gens. T'as tout, directement.

7:33

[Gaël] J'expliquais il y a quelques années, les téléphones en fait ils écoutent un peu tout le temps et ils ont des micros donc pour savoir que tu

7:39

[Gaël] tu leur demandes des

7:42

[Gaël] Siri ou des trucs comme ça, ils sont obligés en fait d'être activés un peu tout le temps les micros mais du coup

7:47

[Gaël] bah là tes messages ils sont tout le temps accessibles aussi quoi ça veut dire qu'en permanence à chaque échange

7:52

[Gaël] tu peux être lu ou écouté et

7:57

[Gaël] troisièmement, problème technique

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[Gaël] ça va sûrement laisser des backdoors, des failles zero-day, et en fait on ne sait pas à quel point

8:07

[Gaël] tous nos mobiles, toutes nos applications ne vont pas se faire aller piquer la donnée même par

8:13

[Gaël] autre chose que l'État.

8:14

[Benjamin] Ah oui, mais ça c'est bien le problème, même le problème principal, c'est qu'à partir du moment où on ouvre des portes soi-disant pour les autorités qui ne vont agir que pour le bien commun et la lutte contre le terrorisme et la pédocriminalité, il y a une

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[Benjamin] porte qui est ouverte et donc on crée des failles potentielles, et pas des moindres,

8:42

[Benjamin] et on sait qu'une faille de sécurité elle est toujours exploitée,

8:43

[Gaël] Ouais...

8:43

[Benjamin] la seule question c'est quand et par qui et donc là c'est du pain béni pour tous les services de

8:49

[Benjamin] renseignement du monde entier et pas uniquement européen donc c'est vraiment très grave ce qui

8:55

[Benjamin] ce qui se passe, on nous l'a faite à l'envers.

8:58

[Gaël] On est peut-être pas assez énervé, on est trop fatigué pour être énervé j'ai l'impression.

9:00

[Benjamin] Je pense qu'ils ont profité de la canicule et de l'apathie générale pour passer ça,

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[Benjamin] mais il faut se rebeller et se mettre en colère vraiment très

9:10

[Gaël] Oui.

9:11

[Benjamin] très fort contre cette saloperie.

9:13

[Benjamin] Parce que c'est une saloperie, c'est rien d'autre que ça.

9:16

[Gaël] Bon, je continue. J'ai même pas de transition classe ou quoi que ce soit parce que c'est vraiment le dépit qui l'emporte.

9:24

[Gaël] On vous souhaite de joyeuses vacances si vous

9:27

[Benjamin] [Rires]

9:28

[Gaël] nous écoutez au bord de la plage.

9:30

[Gaël] La loi SURE, tu as aimé et tu voulais parler de la loi SURE, donc la police qui pourrait exploiter des données génétiques à votre insu.

9:40

[Benjamin] Ah bah ça, ça y est, c'est bon, c'est réglé, c'est-à-dire qu'on a déjà parlé des tests génétiques avec

9:46

[Gaël] Oui.

9:47

[Benjamin] Karine Fillot quand on était au Paris Radio Show.

9:51

[Benjamin] En disant que c'était globalement une assez mauvaise idée.

9:56

[Benjamin] C'était une super mauvaise idée de filer ces données génétiques à des boîtes privées.

10:02

[Benjamin] on rappelle qu'il suffit d'avoir mappé 3% de la population pour être capable d'en fait avoir des informations sur 100% puisque

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[Benjamin] quand on a quelqu'un et d'ailleurs on le voit même dans les enquêtes criminelles souvent

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[Benjamin] Les profils génétiques permettent de retrouver un frère, un cousin, un parent et du coup, de remonter assez facilement aux personnes.

10:22

[Benjamin] Et donc avec seulement 3% de la population mondiale, on arrive à avoir tout le monde.

10:27

[Benjamin] Donc c'est un problème parce que quand on fournit ces données génétiques à une boîte privée, on se met pas seulement soi en danger,

10:34

[Benjamin] on met tous les gens avec qui on a du patrimoine de génétique en commun en danger.

10:38

[Benjamin] Et là, ben...

10:41

[Benjamin] ces données sont maintenant exploitables par les tribunaux français, donc des données et

10:49

[Benjamin] Alors là, j'ai même pas envie de parler de RGPD, parce que de toute façon ça a été collecté de manière totalement illégale.

10:55

[Benjamin] Mais ces données vont pouvoir être exploitées pour une finalité qui n'a absolument rien à voir que la finalité initiale,

11:06

[Benjamin] qui était en gros dire « ah tiens, je suis 20 % sénégalais et 12 % iroquois ».

11:16

[Gaël] T'as la coupe, du coup.

11:17

[Benjamin] C'est pour ça, la coupe ? Non, la coupe, c'est la chaleur.

11:20

[Gaël] Mais après en France nous on a pas d'entreprise qui collecte comme ça des données de santé

11:26

[Gaël] et qui propose aussi d'entraîner des IA dessus, ça existe pas en France.

11:31

[Benjamin] Y'a une transition classe, là.

11:33

[Benjamin] Mince, je l'ai pas...

11:34

[Gaël] Ouais.

11:34

[Benjamin] Ah la vache !

11:35

[Benjamin] Après, faudrait qu'on se fasse des signes quand tu me prépares une Transi-classe.

11:38

[Benjamin] Ouais, voilà, fais

11:39

[Gaël] (rires)

11:40

[Benjamin] le poisson.

11:40

[Benjamin] Euh...

11:41

[Benjamin] J'ai envie de dire...

11:42

[Benjamin] Euh... Ah bon ?

11:43

[Gaël] *rires*

11:45

[Benjamin] Ah, comme je te pète tes transitions classe !

11:47

[Gaël] Mais t'as vu passer toute l'histoire avec Doctolib ?

11:50

[Benjamin] Ah mais oui ! Il fait vraiment chaud.

11:54

[Gaël] Oh, ouais.

11:54

[Benjamin] J'aurais dû l'avoir celle-là, je suis désolé, toutes mes excuses.

11:56

[Gaël] Doctolib, entreprise privée, financée par la BPI qui héberge je crois chez AWS et maintenant qui par défaut utilise vos données de santé en fait sur Doctolib. Par défaut.

12:10

[Benjamin] Donc c'est de l'opt-out.

12:12

[Gaël] c'est de l'opt-out et il y a un formulaire un peu compliqué à trouver.

12:17

[Benjamin] Il est bien planqué, c'est clairement

12:20

[Gaël] Ouais.

12:20

[Benjamin] fait pour qu'on ne le trouve pas.

12:23

[Gaël] Exactement.

12:24

[Benjamin] Et donc, on mettra le lien dans les show notes.

12:28

[Gaël] Voilà, comme ça vous y accédez directement.

12:29

[Benjamin] la remplit

12:30

[Gaël] ou pas.

12:30

[Benjamin] toi le formulaire ? Tout le monde la remplit chez moi.

12:33

[Gaël] Tu peux me le remplir pour d'autres gens, je pense pour tes enfants ou des choses comme ça.

12:36

[Benjamin] Tout à fait, je l'ai remplie pour mes enfants.

12:38

[Gaël] Ouais ouais.

12:40

[Benjamin] D'ailleurs, est-ce que tu peux le remplir pour ton voisin ? C'est une bonne question.

12:43

[Gaël] - Mmh.

12:43

[Benjamin] Ce truc-là est globalement un énorme foutage de gueule, hein.

12:47

[Gaël] - Oui.

12:47

[Benjamin] Il n'y a absolument rien qui va.

12:49

[Gaël] Oui.

12:50

[Benjamin] C'est super inquiétant, et ça va bien dans le sens du fichage génétique.

12:55

[Benjamin] C'est-à-dire que là, on arrive à un stade où nos données les plus intimes sont monétisées.

13:02

[Benjamin] Allez hop, monétisées, utilisées partout.

13:07

[Gaël] qu'est-ce qu'ils en font tu vois derrière c'est en fait le problème c'est c'est ils peuvent faire un peu ce qu'ils veulent en fait à partir de là

13:14

[Benjamin] Qu'est-ce qu'ils en font ? Qu'est-ce qu'ils en font ? Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Qu'ils en font ?

13:18

[Benjamin] C'est toujours pareil. On devine bien que derrière, il y a la volonté de monétiser une entreprise capitaliste

13:26

[Gaël] Hmm...

13:27

[Benjamin] qui veut se valoriser. Elle ne veut pas valoriser son service, elle veut valoriser son pognon.

13:32

[Gaël] - Oui, bien sûr.

13:33

[Benjamin] Et ce qu'on avait déjà évoqué, c'est à partir du moment où on a énormément de

13:40

[Benjamin] données sur les gens, on est capable de calculer la probabilité qui tombe malade,

13:48

[Benjamin] et peut-être du coup ajuster au mieux le prix des cotisations, des assurances.

13:55

[Gaël] Ouais c'est ça.

13:56

[Benjamin] On sent bien derrière que...

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[Benjamin] il y a un vrai risque que dans la mesure où tout ça est fait par des boîtes capitalistes,

14:04

[Benjamin] soit utilisé par des boîtes capitalistes pour générer plus de profits.

14:08

[Gaël] la prochaine fois que tu auras besoin d'un prêt pour acheter une maison ou quoi que ce soit,

14:12

[Gaël] bah effectivement d'un coup ton assurance du prêt, ça peut devenir très très cher,

14:18

[Gaël] ou alors des mutuelles ou quoi que ce soit, surtout si on va vers une privatisation de tout le secteur.

14:24

[Benjamin] Sachant que derrière, les discours marketing sont toujours ultra bien policés, c'est toujours

14:34

[Benjamin] compatible RGPD, et vous pouvez compter sur la CNIL pour être intransigeante, on le répétera

14:40

[Benjamin] jamais assez, heureusement que la CNIL nous protège de tout.

14:43

[Gaël] Et je crois que l'ANSSI aussi, à un moment,

14:45

[Benjamin] Ouais. Et euh...

14:47

[Gaël] ils ont reçu un mail.

14:48

[Benjamin] Et je finis ma pensée, c'est que derrière, c'est pas nominatif, c'est anonymisé, c'est

14:57

[Gaël] Mmh.

14:58

[Benjamin] pseudonymisé, mais il y a une vraie problématique de fenêtre d'Overton, c'est à

15:04

[Gaël] Ouais, ouais.

15:04

[Benjamin] dire qu'une

15:05

[Benjamin] fois que la fenêtre est ouverte, déjà elle n'est plus fermée.

15:08

[Gaël] Et puis si tu...

15:10

[Benjamin] Au premier pépin, comme on a ce système-là, on va juste rajouter cette fonctionnalité-là.

15:15

[Benjamin] On le voit et la fenêtre, elle s'ouvre, elle s'ouvre, elle s'ouvre.

15:21

[Gaël] et elle se referme jamais.

15:22

[Benjamin] - Et elle se referme jamais ?

15:23

[Gaël] - Non, c'est ça, ça n'a rien à faire.

15:24

[Benjamin] Non, en fait, je me demandais si tu avais préparé une Transi-classe.

15:28

[Gaël] Ah non mais c'est juste que, bah je suis désolé je m'énerve pas assez mais vraiment les mecs prennent toutes les données, enfin moi sur Doctolib il y a tous mes rendez-vous, la fréquence de mes rendez-vous, mais il y a aussi donc du coup les ordonnances maintenant, on peut faire des Visio sur Doctolib, donc ça veut dire que potentiellement ils ont accès au, je sais pas si

15:52

[Benjamin] Non, ce n'est pas stocké aujourd'hui, mais la CNIL est là, il n'y a plus qu'à appuyer sur "enregistrement".

15:57

[Gaël] Exactement,

15:57

[Gaël] c'est pas stocké, mais ça se trouve un jour ils vont

15:58

[Gaël] et donc du coup si tout ça on est ok pour le donner au privé, même au public dans tous les cas ça serait inadmissible et là on est vraiment...

16:08

[Gaël] Bon j'espère que j'aurai pas besoin de bosser chez Doctolib un jour mais on est vraiment face aux grands méchants quoi.

16:14

[Benjamin] je pense que tu es blacklisté chez Doctolib.

16:16

[Gaël] Ah ouais, tu penses ? Ok.

16:18

[Benjamin] Envoie ton CV pour voir !

16:19

[Gaël] D'accord, non mais...

16:20

[Benjamin] Je pense qu'ils viennent te le rapporter, c'est la police qui vient te le rapporter le CV.

16:25

[Gaël] D'accord.

16:26

[Gaël] Non mais ça c'est les vrais grands méchants de la santé.

16:30

[Benjamin] et qui sont rendues indispensables.

16:32

[Gaël] Et en plus tu sais, il y a un peu un truc où "ah oui mais c'est cool, regardez, c'est la start-up", beaucoup poussés aussi par nos gouvernements successifs et tout, les licornes, mais en plus avec tous les sujets de souveraineté, les mecs qui continuent à héberger nos données de santé.

16:47

[Benjamin] Ils s'en foutent, ils n'en ont rien à faire.

16:49

[Gaël] qu'ils n'en ont

16:49

[Benjamin] ils en ont rien à faire.

16:50

[Gaël] rien à foutre. Et à côté de ça, en fait, ils font des trucs comme ça. En plus,

16:55

[Gaël] il n'y a pas vraiment d'alternative crédible. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas le monopole parce

16:59

[Gaël] qu'il y a des tout petits acteurs à côté. Mais déjà, c'est aussi des acteurs privés. Et en plus,

17:03

[Gaël] ils sont tellement immenses que les médecins, ils sont souvent directement chez Doctolib. Ils

17:07

[Gaël] se posent même pas la question. Et si tu vas sur autre chose, tu leur rappelles.

17:09

[Benjamin] Et les médecins ils ne sont pas contents, parce que c'est eux qui payent

17:14

[Gaël] Mmh.

17:14

[Benjamin] donc ils ne sont pas contents et ils n'ont pas le choix et un peu comme toutes les grandes plateformes, c'est l'ubérisation du monde.

17:23

[Gaël] C'est à la doctolibisation du monde.

17:26

[Benjamin] Exactement comme on ne va pas faire de pub, mais les centrales de réservation d'hôtels font exactement pareil.

17:32

[Benjamin] Elles se sont rendues indispensables en étant le point central unique, en ayant le quasi-monopole,

17:38

[Benjamin] et derrière les hôtels sont obligés de passer par ces plateformes-là et se font prendre 30 % sur chaque réservation

17:44

[Benjamin] pour un service rendu qui, honnêtement, ne vaut pas 30 % et n'arrive plus à en sortir.

17:50

[Benjamin] Et c'est pareil pour les médecins, c'est pareil pour toutes ces plateformes qui, si elles rendent un service,

17:55

[Benjamin] elle devrait juste être publique en fait. C'est pas

17:57

[Benjamin] possible qu'une boîte privée

17:59

[Benjamin] rende un service public. La boîte privée elle n'est pas là pour rendre un service

18:04

[Benjamin] public, elle est là pour générer du profit. Donc il y a une incohérence majeure.

18:09

[Gaël] cas particuliers parce que Enedis, EDF ou des choses comme ça, qu'est-ce que c'est ?

18:15

[Benjamin] Tu me cherches,

18:15

[Gaël] Tu me cherches là ?

18:17

[Benjamin] là ! Tu me cherches !

18:17

[Gaël] Pourquoi ?

18:18

[Benjamin] Parce que bien sûr que non, c'est une preuve supplémentaire que ça marche pas.

18:22

[Benjamin] Je suis désolé, EDF-GDF, c'était un groupe national public qui

18:25

[Gaël] Ouais.

18:25

[Benjamin] fonctionnait très bien,

18:26

[Benjamin] qui produisait de l'électricité moins chère que ce qu'on a aujourd'hui.

18:29

[Benjamin] Et ça fonctionnait beaucoup mieux.

18:31

[Benjamin] Il n'y avait pas de sous-traitant, de sous-traitant, de sous-traitant.

18:34

[Benjamin] Ils géraient totalement la chaîne et ça fonctionnait beaucoup mieux.

18:38

[Benjamin] Je ne sais

18:39

[Gaël] J'ai pas connu.

18:40

[Benjamin] pas si tu te rappelles par exemple la tempête de

18:43

[Gaël] Oui.

18:43

[Benjamin] 99, on avait encore EDF-GDF.

18:45

[Benjamin] Et le monde entier

18:46

[Gaël] C'était un an après la victoire des Bleus.

18:48

[Benjamin] nous a envié notre service public et la rapidité avec

18:51

[Gaël] Ouais ouais, c'est vrai !

18:53

[Benjamin] laquelle ils ont remis en service toutes ces lignes à haute tension.

18:56

[Benjamin] Parce que c'est quand même pas rien, mais parce qu'il y avait un service public, un savoir-faire, et aujourd'hui ça on l'a perdu, on a découpé, on a sous-traité, on a privatisé, et je suis désolé.

19:08

[Gaël] du capitalisme.

19:10

[Benjamin] ça fonctionne beaucoup moins bien parce que c'est un service public.

19:13

[Benjamin] Tu veux faire un service

19:14

[Gaël] Hmm...

19:14

[Benjamin] privé, vas-y, monte une boîte privée.

19:16

[Benjamin] Mais pour rendre un service public, et pour l'éducation,

19:18

[Benjamin] c'est exactement la même chose.

19:19

[Benjamin] On est en train de privatiser l'enseignement pour faire du bénéfice.

19:24

[Benjamin] Et c'est un contre-sens majeur.

19:27

[Benjamin] On a la même chose sur les retraites avec les fonds de pension.

19:29

[Benjamin] Mais bon...

19:31

[Gaël] Non mais je suis d'accord avec toi, je pense que l'important maintenant c'est...

19:34

[Benjamin] Mais donc t'étais pas en train de... C'était pas un troll.

19:36

[Gaël] Nan mais nan mais, c'est juste que moi, en 99, j'avais... 6 ans.

19:41

[Gaël] Ouais mais...

19:42

[Benjamin] Et t'avais aucune conscience politique à 6 ans, tu me dégoûtes.

19:44

[Gaël] *rires*

19:46

[Gaël] Bon tu sais, quelques années plus tard...

19:48

[Benjamin] (rires)

19:49

[Gaël] Non mais euh...

19:50

[Gaël] Je pense qu'il faut continuer à surveiller tout ça

19:52

[Gaël] et même si nous on les surveille pas

19:54

[Gaël] eux ils vont le faire.

19:57

[Benjamin] Ah bah ils le font déjà.

19:58

[Gaël] Et bien notamment l'Allemagne qui autorise la vidéosurveillance automatisée par la police fédérale.

20:03

[Gaël] Pendant

20:04

[Benjamin] Adopté le 10 juillet !

20:06

[Gaël] Pendant ce temps-là, nos députés français prolongent la vidéosurveillance algorithmique

20:14

[Benjamin] Non, ça c'est impossible. Ils avaient dit que c'était

20:16

[Gaël] Oui parce qu'ils avaient dit que c'était que pour les...

20:18

[Benjamin] exceptionnel. C'était que pour les JO.

20:18

[Gaël] Donc la vue...

20:19

[Benjamin] Je ne peux pas te croire, c'est pas possible.

20:21

[Gaël] Jusqu'à fin 2030, qui l'eut cru ?

20:25

[Benjamin] Fenêtre d'Overton, tu mets un système

20:26

[Gaël] Qui l'eut cru.

20:28

[Benjamin] en place et hop.

20:30

[Gaël] Voilà on va continuer à être surveillé donc c'est dans les gares et dans tout un tas de lieux donc ça c'est en

20:36

[Benjamin] Oui mais c'est contre le terrorisme, donc ça va.

20:38

[Gaël] Voilà, exactement, c'est contre le terrorisme, donc il n'y a aucun problème.

20:40

[Gaël] Dans tous les cas, à quoi ça sert ? Vu que tout le monde va avoir des lunettes Meta,

20:44

[Gaël] il

20:44

[Benjamin] *rires*

20:45

[Gaël] suffira de demander à Facebook et qu'est-ce qu'on a d'autre ?

20:49

[Gaël] Ah oui, dans les trucs de surveillance, également, procédures extraordinaires.

20:54

[Gaël] C'était pour le Covid, les états d'urgence, le QR code pour les événements.

21:02

[Benjamin] Alors, ouais, on rappelle que pendant les confinements et le Covid, il fallait

21:08

[Benjamin] un QR code pour sortir de chez soi.

21:09

[Benjamin] Alors, il y a eu le QR code pour les attestations,

21:15

[Gaël] Au début c'était un papier.

21:16

[Benjamin] c'était un papier.

21:17

[Benjamin] Tu sais que moi, je n'ai fait que des papiers.

21:19

[Gaël] - Ouais.

21:19

[Benjamin] J'ai refusé de générer ces QR codes parce que ça me paraissait super intrusif

21:26

[Benjamin] de devoir générer un QR code sur un serveur.

21:28

[Benjamin] Tu ne sais pas vraiment ce qui passe.

21:30

[Gaël] Nous on a imprimé des plein de papiers pour euh...

21:32

[Benjamin] Et moi, j'ai imprimé des liasses de papier et je les ai conservées, figure-toi.

21:37

[Benjamin] Je me suis dit mais dans dix ans, dans vingt ans, les gens ne nous croiront pas

21:40

[Gaël] - Ouais, c'est vrai.

21:40

[Benjamin] qu'à chaque fois qu'on sortait pour faire les courses pendant dix minutes,

21:43

[Benjamin] eh ben il fallait qu'on ait une auto-attestation

21:46

[Gaël] Mmh, ouais.

21:48

[Benjamin] d'autorisation de sortie.

21:48

[Benjamin] Et donc je n'ai pas fait de QR code, pas une seule fois.

21:51

[Benjamin] Par

21:51

[Gaël] J'ai fait des QR codes.

21:52

[Benjamin] contre, j'ai systématiquement imprimé.

21:54

[Benjamin] Je l'ai fait consciencieusement parce que je ne voulais pas me prendre

21:56

[Benjamin] une prune, je connais plein de gens qui se sont pris des prunes.

21:58

[Benjamin] Il m'est arrivé dans le centre de Paris de me faire contrôler trois fois

22:04

[Benjamin] la même sortie.

22:06

[Gaël] - Mmh. - C'est pas mal.

22:07

[Benjamin] Donc c'était une heure, le

22:08

[Gaël] et un kilomètre.

22:09

[Benjamin] maximum autorisé et un rayon d'un

22:11

[Benjamin] kilomètre autour de chez soi. Je n'ai jamais compris si c'était à vol d'oiseau

22:15

[Benjamin] ou mais bon

22:15

[Gaël] C'était pas clair.

22:16

[Benjamin] c'était pas clair et je pense que c'était voulu. Mais ça m'arrivait de

22:19

[Benjamin] moi de me faire contrôler trois fois dans la même sortie.

22:23

[Benjamin] Complètement con, c'est enfin comme s'il n'y avait pas rien de mieux à faire mais bon

22:28

[Gaël] Moi j'étais dans le 15ème et vraiment il n'y a personne qui me croirait jamais.

22:30

[Benjamin] bref passons.

22:31

[Benjamin] Et... parce que moi j'habite...

22:34

[Benjamin] Peut-être, il y a peut-être un peu trop de bobos et de gauchistes chez moi, je sais pas, mais bon bref.

22:39

[Benjamin] Encore fenêtre d'Overton, on nous a habitué à sortir avec des QR codes, et là, quand même, le 14 juillet, il y a des chefs d'État.

22:49

[Benjamin] En plus, on sent qu'ils ont été un peu pris de court parce que le 14 juillet a arrivé un peu par inadvertance cette année.

22:56

[Benjamin] Qui pouvait prévoir que le 14 juillet allait tomber un 14 juillet ?

22:58

[Gaël] Et ben ça c'est assez chiant effectivement, vu que ça change tous les ans.

23:00

[Benjamin] Ça c'est sûr effectivement, ça change tous les ans.

23:01

[Benjamin] Et donc ils ont été pris de court, ils s'y sont pris un peu tard.

23:06

[Benjamin] En plus...

23:08

[Benjamin] Un truc incroyable, cette année, au 14 juillet, il y avait des chefs d'état.

23:11

[Gaël] Ah oui ?

23:12

[Benjamin] Alors je

23:13

[Gaël] Ah ouais ?

23:13

[Benjamin] ne me souviens pas mais ça doit être la première fois

23:15

[Benjamin] qu'il y a des chefs d'État au défilé du 14 juillet.

23:17

[Gaël] Mmh mmh mmh.

23:18

[Benjamin] J'imagine parce que sinon on n'aurait pas mis en place une procédure

23:20

[Benjamin] exceptionnelle.

23:21

[Gaël] Mmh.

23:22

[Benjamin] Et donc là pour accéder au défilé du 14 juillet qui est un événement

23:25

[Gaël] Il y avait des feux d'artifice aussi.

23:26

[Benjamin] public.

23:28

[Gaël] C'est à cause du feu.

23:29

[Benjamin] fallait se pré-enregistrer et obtenir un QR code et on ne pouvait pas y accéder sans

23:35

[Benjamin] ce QR code. Ce qui est incroyable dans l'histoire,

23:38

[Gaël] Exactement, je n'avais pas fait le QR code, donc je suis passé directement au 15 juillet.

23:41

[Gaël] Je

23:41

[Benjamin] [Rires]

23:42

[Gaël] me suis entendu en 2013.

23:43

[Gaël] Non mais oui, bien sûr, on est... c'est foutu.

23:46

[Gaël] Moi, quand j'étais plus jeune, ma toute première boîte, on utilisait des QR codes

23:50

[Gaël] pour pouvoir localiser les... que le robot s'autolocalise en fait dans un lieu.

23:54

[Gaël] Il faisait le tour avec sa caméra, il voyait un QR code et puis ça lui disait « OK, t'es à cette distance-là ».

23:59

[Gaël] J'ai toujours détesté cette technologie juste parce que c'est extrêmement moche, un QR code.

24:05

[Gaël] Et quand je vois que c'est utilisé comme ça, non c'est moche un QR Code, c'est laid.

24:10

[Benjamin] Alors moi j'ai

24:12

[Gaël] déteste les QR codes.

24:15

[Benjamin] rien contre les QR codes,

24:18

[Gaël] Ça fait partie du même...

24:20

[Benjamin] c'est pas très très joli mais un code barre c'est pas beaucoup plus artistique,

24:27

[Benjamin] pour le coup je m'aventurerai pas là, déjà parce que sur le

24:32

[Gaël] - Mmh.

24:33

[Benjamin] premier repository sur sourceforge.jp, parce que le QR code est japonais,

24:35

[Benjamin] de décodage du QR code

24:36

[Gaël] - Oh, non, non.

24:37

[Benjamin] j'ai contribué. Donc moi je pense que j'ai commencé à faire des programmes qui lisaient du QR code en

24:42

[Benjamin] 2005 de mémoire.

24:43

[Gaël] C'est toi qui a fait le carré noir ?

24:46

[Benjamin] Non, pas du tout !

24:47

[Gaël] Parce qu'au début c'était le carré blanc, ça marchait pas.

24:48

[Benjamin] Non, c'était Denso, non pas du tout, mais moi je n'ai rien contre le QR code en tant que technologie de support d'information et de lecture d'information.

24:57

[Gaël] Mais j'ai oublié que t'as fait un truc pour ton sport là, avec du QR code, du partage de données en QR code.

25:03

[Benjamin] Exactement. J'ai

25:03

[Gaël] Oh là là !

25:04

[Benjamin] développé une application de partage de données entre deux téléphones sans Bluetooth ni NFC, uniquement par QR code.

25:10

[Benjamin] Ben

25:11

[Gaël] tu me dégoûtes.

25:11

[Benjamin] non, je suis pas d'accord, justement ça permet d'avoir des informations qui sont...

25:17

[Benjamin] pas sur Internet, qui sont localisés justement, donc je n'ai rien contre le QR code.

25:23

[Benjamin] Et d'ailleurs, pour accéder aux Champs-Élysées, qu'il faille un QR code ou bien un papier sans QR code, c'est pareil.

25:33

[Benjamin] Le problème, il n'est pas dans la

25:35

[Gaël] - Non, bien sûr.

25:36

[Benjamin] technologie, il est dans le fait qu'il y ait besoin de s'enregistrer à l'avance pour accéder à un lieu public, d'une cérémonie publique.

25:42

[Gaël] Et des fêtes populaires en plus, parce que les États successifs

25:48

[Gaël] ils sont très contents

25:49

[Gaël] de récupérer le truc mais c'est quand même des fêtes populaires à la base.

25:52

[Benjamin] Et donc là, ce qui était quand même incroyable dans cette histoire de QR Code pour le 14 juillet,

25:57

[Benjamin] c'est qu'il y a une association qui a contesté l'utilisation de ce QR Code.

26:02

[Benjamin] Alors ils sont un petit peu tatillons, ils ont dit "oui mais il n'y a aucune base légale, donc votre truc est illégal".

26:08

[Benjamin] Et ils ont eu gain de cause.

26:10

[Gaël] Voilà.

26:11

[Benjamin] Et dans la nuit du 13 au 14, revirement de situation oui mais c'est quand même vachement

26:18

[Benjamin] dangereux tout ça vu l'événement, on va quand même l'autoriser et puis on jugera

26:22

[Benjamin] sur le fond après.

26:24

[Gaël] après.

26:25

[Benjamin] Voilà... Donc là, il y a quand même, il me semble, un déni démocratique immense sur un événement.

26:31

[Benjamin] Donc le 14 juillet, en fait, on a été un peu taquins. Le 14 juillet, il est tombé le 14 juillet cette année.

26:37

[Gaël] - Ah...

26:38

[Benjamin] Et donc dans la nuit, ils se sont pressés de dire « non mais là il y a urgence, en fait on n'a pas le temps, on ne pouvait pas prévoir que le 14 juillet allait tomber le 14 juillet, donc on autorise le QR code, quand même on sait qu'il n'y a aucune base légale pour l'autoriser ».

26:51

[Benjamin] Moi je trouve ça super grave, mais vraiment. Alors je n'avais pas prévu d'y aller, donc moi ça m'a pas

26:58

[Gaël] - Non, même, c'est long.

26:59

[Benjamin] beaucoup... ça n'a pas impacté mon 14 juillet mais c'est où on est quoi.

27:04

[Gaël] l'ambiance générale, parce qu'en fait si on accepte ça en état d'urgence, qu'ensuite

27:09

[Gaël] c'est hors état

27:09

[Benjamin] Là, c'est même pas l'état d'urgence.

27:11

[Gaël] d'urgence, exactement, maintenant c'est des événements, mais en fait demain

27:13

[Gaël] ça sera...

27:15

[Gaël] potentiellement n'importe quel événement sous le coup de Vigipirate ou quoi que ce soit.

27:19

[Gaël] Tu sais aujourd'hui avec Vigipirate, n'importe quel événement public, t'es obligé de mettre des barrières etc. contre les voitures béliers.

27:27

[Benjamin] - Merci.

27:28

[Gaël] Mais en fait demain on pourrait te demander effectivement un QR code pour savoir si t'as bien le droit d'être là ou non.

27:32

[Gaël] Bon en plus ça fait encore de l'exclusion numérique parce que je pense que tout le monde

27:37

[Benjamin] - Ah bah là, l'exclusion numérique, elle est fatale.

27:40

[Gaël] ça empêche à des personnes directement en fait d'accéder à certains lieux publics.

27:47

[Gaël] C'est même pas un lieu privé, c'est un lieu public pour une cérémonie publique payée par l'Etat.

27:56

[Benjamin] Bon après, est-ce qu'on avait vraiment envie de voir la BRAV-M défiler ?

28:00

[Benjamin] On n'est pas sûr.

28:01

[Gaël] Noooon...

28:02

[Benjamin] Et alors moi ce qui m'a surpris, c'est de lire un article qui était assez virulent contre ce QR code dans Le Point, donc c'était pas dans l'Humanité, c'était dans Le Point, et ça m'a un peu rassuré quelque part.

28:20

[Gaël] C'est sûr que c'est pas juste parce que c'est des carrés que c'est Le Point.

28:24

[Benjamin] Je veux dire que si ça avait été des ronds...

28:27

[Gaël] C'est rond.

28:27

[Gaël] Oui.

28:28

[Benjamin] Peut-être, il faudrait leur demander mais je pense pas.

28:32

[Benjamin] L'article était quand même assez virulent sur

28:33

[Gaël] Mmh.

28:34

[Benjamin] la société de surveillance et sur

28:35

[Benjamin] ce point-là en particulier et donc ça m'a un petit peu rassuré et ça me fait

28:42

[Benjamin] dire qu'il faut qu'on continue à se mettre en colère, vraiment.

28:45

[Benjamin] La colère est saine, c'est inadmissible, il ne faut pas l'admettre.

28:49

[Benjamin] Il ne faut pas l'admettre.

28:51

[Gaël] Une note d'espoir pour terminer cet épisode, on a beaucoup parlé de ce feuilleton tout au long des dernières semaines, des derniers mois, qui était sur la commission d'enquête parlementaire sur les vulnérabilités systémiques de l'État. Tu t'en souviens ?

29:11

[Benjamin] - Oui, bien sûr, c'était mercredi dernier.

29:14

[Gaël] Mercredi dernier, il y a eu le...

29:15

[Benjamin] enfin la conférence de presse.

29:16

[Gaël] - Ouais. - Sur le...

29:17

[Benjamin] Avec Philippe Latombe et Cyrielle Chatelain, je te laisse parler, ça y est.

29:20

[Gaël] président et rapporteuse du rapport. Donc le rapport est sorti, il y a également une

29:26

[Gaël] synthèse qui a été faite, qui est disponible sur le blog de Cyrielle Chatelain d'ailleurs

29:31

[Gaël] qui est rapporteuse du texte. J'ai eu le temps de le parcourir, c'est pas mal hein, ça

29:38

[Gaël] a...

29:38

[Benjamin] ça donne du baume au cœur. On se sent moins seul.

29:40

[Gaël] Oui, on se sent moins seul, on sent que...

29:44

[Gaël] ça a été compris par certaines personnes au niveau de l'État, au niveau du Parlement.

29:48

[Gaël] Je pense que c'est important ce type de rapport.

29:52

[Gaël] Maintenant, il ne faut surtout pas que ce soit enterré.

29:54

[Gaël] Donc là, c'est pour ça que c'est important en fait d'en parler massivement parce que

29:59

[Gaël] sinon, derrière, c'est foutu quoi.

30:03

[Gaël] Si là, on n'en parle pas maintenant, derrière, c'est foutu quoi.

30:06

[Gaël] Qu'est-ce qu'on y apprend ? On n'y apprend pas mal de choses.

30:09

[Gaël] On n'y apprend que, au niveau de l'État, en fait, on est...

30:12

[Gaël] plutôt pas mal au niveau de dépendance, en gros il y a assez peu, sur la quantité de

30:18

[Gaël] logiciels, d'infra, etc., notre périmètre n'est pas si énorme, le seul problème c'est

30:25

[Gaël] que c'est des briques critiques où on a une dépendance, bon je vais pas les citer

30:30

[Gaël] mais Oracle, Microsoft, Red Hat, des choses comme ça, VMware, je les ai cités.

30:38

[Benjamin] Encore une prétérition.

30:40

[Gaël] C'était assez marrant dans le rapport, donc du coup il y a un moment ils parlent de 1,5 milliard d'euros de coût par an, de dépendance sur ces secteurs critiques, et ils disent, en gros il y a déjà 1 milliard.

30:57

[Gaël] on peut les couper, ces coûts-là, en passant à de l'open source.

31:00

[Gaël] Mais ce n'est pas genre, il faudrait qu'on étudie, tatati tatati, non, c'est dès maintenant.

31:05

[Gaël] Moi, du coup, chez LINAGORA, je suis le chef de projet d'un marché public qui s'appelle « Support Logiciels Libres »,

31:12

[Gaël] où on accompagne justement les différents ministères sur l'utilisation de Logiciels Libres.

31:18

[Gaël] Et on a un énorme catalogue, où il y a déjà plein plein de choses qui sont utilisées.

31:24

[Gaël] Mais c'est vrai qu'il reste quelques briques critiques.

31:26

[Gaël] En plus, les ministères, ils ont chacun leur direction numérique.

31:29

[Gaël] Donc en fait, il y a certains ministères, ça c'est dans le rapport,

31:32

[Gaël] certains ministères qui sont très très en avance.

31:33

[Gaël] C'est notamment le cas de la DGFIP,

31:36

[Gaël] donc ministère

31:37

[Benjamin] Hum? Les finances?

31:39

[Gaël] de l'économie et des finances.

31:40

[Gaël] Ministère de l'Intérieur aussi, très très en avance.

31:42

[Gaël] Il y a le cas, nous on le savait déjà,

31:44

[Gaël] mais le cas de la gendarmerie qui est vachement plébiscité

31:46

[Gaël] où en fait ils ont beaucoup beaucoup d'open source.

31:48

[Gaël] C'est leur doctrine tout open source.

31:50

[Benjamin] sous Linux depuis des années.

31:53

[Gaël] Et par contre il y a des ministères qui sont beaucoup plus à la ramasse et donc il y a même des

31:59

[Gaël] problèmes de ressources humaines où en fait il n'y a pas assez de monde aussi pour déployer tout ça.

32:03

[Gaël] Donc voilà, il y a un truc qui m'a un peu énervé parce que je pense que c'est une erreur et il faut

32:12

[Gaël] que j'envoie un message.

32:14

[Benjamin] Ah oui, tu m'en as parlé, ah oui, ça t'a...

32:16

[Gaël] On parle de SecNumCloud dans le rapport et donc du coup, il y a quelque chose dans le discours ambiant qui dit que le SecNumCloud permet de se protéger des lois extraterritoriales, notamment aux États-Unis.

32:35

[Benjamin] et le retour de l'être aimé.

32:36

[Gaël] le retour de l'être aimé

32:37

[Benjamin] retour de l'être aimé

32:40

[Gaël] alors autant pour le retour de

32:41

[Benjamin] Oui.

32:42

[Gaël] on

32:42

[Gaël] l'être aimé c'est

32:42

[Benjamin] Nous on l'a constaté.

32:43

[Gaël] est sûr il y a des...

32:44

[Benjamin] Hmm.

32:45

[Gaël] Par contre pour les lois extraterritoriales ce n'est pas du tout le cas, SecNumCloud c'est un référentiel de sécurité et de retour de l'être aimé.

32:54

[Gaël] Et donc du coup, ça garantit en fait que le système est sécurisé au maximum qu'il peut l'être.

33:01

[Gaël] Ça ne garantit pas qu'il ne sera jamais pénétré, mais en tout cas ça garantit qu'il est sécurisé sur tout un tas de normes mais pas sur des normes juridiques.

33:09

[Gaël] Et c'est pour ça aussi que même des personnes qui ont...

33:14

[Gaël] C'était Microsoft qui avait été interrogé je crois avec... sur... Bleu.

33:23

[Gaël] ça c'est sur Bleu, ce package-là, Orange, Capgemini, Microsoft, et ils avaient bien dit

33:28

[Gaël] qu'ils ne peuvent pas se prononcer sur est-ce que les états unis peuvent ou

33:32

[Gaël] non demander à regarder dans les données hébergées chez Bleu.

33:37

[Benjamin] et pourtant ils étaient totalement SecNumCloud.

33:39

[Gaël] et ils sont complètement en SecNumCloud.

33:40

[Benjamin] Mmh.

33:41

[Gaël] Donc ça c'est énervant, qu'est-ce qu'il y a d'autres ?

33:44

[Gaël] Non, globalement le rapport il est à lire,

33:46

[Gaël] la synthèse au moins, la synthèse ça prend une petite heure à lire.

33:49

[Gaël] Et j'ai...

33:51

[Gaël] Voilà, qu'est-ce que toi ?

33:52

[Benjamin] Et ben imprimez ça pour la plage cet été.

33:55

[Gaël] Ou lisez-le en format numérique, et puis voilà, qu'est-ce qu'on a d'autre à dire ?

34:01

[Benjamin] Euh... bah c'est pas mal, hein, pour une avant-dernière émission.

34:04

[Gaël] Oh ! C'est bon ? Dans une émission, je suis libéré !

34:08

[Benjamin] - Tu pourras partir en vacances Gaël. - C'est vrai ?

34:11

[Gaël] -C'est vrai ?

34:11

[Gaël] Pour que je sois en vacances, j'ai pas besoin de prendre les micros ou quoi que ce soit.

34:14

[Benjamin] Non, non, je te libère.

34:16

[Gaël] Ok génial !

34:17

[Benjamin] Bon mais pas tout de suite. Encore une semaine.

34:21

[Gaël] Et on prévoit d'une chanson aussi ou pas pour la semaine prochaine ?

34:24

[Benjamin] - Une chanson ? - Quoi, une chanson d'adieu ou...

34:27

[Gaël] Une chanson d'adieu, une chanson de fin de saison.

34:28

[Benjamin] Oh bah si tu veux, la chanson du RGPD ?

34:33

[Gaël] Ouais, d'accord.

34:34

[Benjamin] *rires*

34:35

[Gaël] Je me lance pas.

34:36

[Benjamin] Non, moi non plus, je ne sais pas, on est

34:38

[Gaël] Je te laisse couper ?

34:39

[Benjamin] en train de dire n'importe quoi, je pense qu'il est temps de refermer cette émission, cette 44ème émission de la saison.

34:45

[Gaël] On aura fait 45 émissions en une saison...

34:47

[Benjamin] Alors je ne sais pas, on ne sait pas ce qui peut se passer, en tout cas là c'est la 44ème.

34:53

[Gaël] Ok.

34:54

[Benjamin] Et bien merci à toutes et à tous de nous avoir suivis.

34:57

[Benjamin] Vous avez écouté RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux

35:00

[Benjamin] des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.

35:03

[Benjamin] Ce podcast est hébergé par Castopod,

35:05

[Benjamin] solution open source libre et gratuite d'hébergement de podcasts.

35:09

[Benjamin] N'oubliez pas que vous pouvez interagir

35:10

[Benjamin] à tout moment sur le Fédiverse et en particulier sur Mastodon en likant,

35:15

[Benjamin] partageant et commentant cet épisode.

35:18

[Générique] *Musique d'outro*

35:20

[Benjamin] vous recommande d'utiliser des applications d'écoute compatible Podcasting 2.0 pour avoir

35:24

[Benjamin] accès à la transcription, au chapitrage, à la géolocalisation des épisodes et tout un tas de trucs.

35:30

[Benjamin] Merci à toutes et à tous et à la semaine prochaine pour la dernière émission de l'année.

35:35

[Gaël] à la semaine prochaine

35:37

[Générique] *musique d'outro*