[Générique] L'informatique doit être au service de chaque citoyen.
[Générique] Son développement doit s'opérer dans le cadre de la compération internationale.
[Générique] Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni au droit de l'homme, ni à la
[Générique] vie privée, ni aux libertés individuelles publiques.
[Gaël] Bonjour vous écoutez RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène au cœur des enjeux des droits
[Gaël] numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.
[Gaël] Bienvenue dans cette nouvelle revue de l'actu numérique, aujourd'hui je suis accompagné
[Gaël] de Benjamin.
[Gaël] Bonjour Benjamin.
[Benjamin] Salut Gaël !
[Générique] *musique d'outro*
[Gaël] et on commence ce nouvel épisode sous la chaleur de la canicule par une pétition que tu as vu.
[Benjamin] une pétition sur le site changed.org sur les services bancaires réservés aux smartphones de
[Benjamin] Google et d'Apple. Plus exactement, une pétition contre les services bancaires réservés aux
[Benjamin] smartphones Google et Apple.
[Gaël] une première question pour toi qui n'était pas prévue.
[Benjamin] Ah vas-y.
[Gaël] des pétitions sur change.org, ça sert à quoi que ce soit.
[Benjamin] Alors c'était
[Gaël] c'est un pouvoir légal.
[Benjamin] complètement prévu ? Non ? Comment ça c'était pas prévu ? Si on avait prévu de... Alors moi j'avais prévu d'en parler en tout cas.
[Gaël] Mais parce que c'était marqué, posez la question naïvement de "est-ce que c'est les..."
[Benjamin] *rires*
[Benjamin] Hey, ça a l'air trop bien
[Gaël] - Oui.
[Benjamin] préparé alors qu'en fait, c'est de l'impro total.
[Benjamin] Euh...
[Benjamin] Alors moi, je pense que les pétitions sur Change.org, c'est contre-productif.
[Gaël] Ok.
[Benjamin] Je pense que c'est contre-productif pour plein de raisons. La première, c'est que ça n'a aucune valeur, contrairement aux pétitions de l'Assemblée nationale, qui déjà on ne voit pas beaucoup d'impact, mais qui au moins permettent à des sujets d'être discutés à l'Assemblée nationale.
[Gaël] label change.org qui fait que ça a plus ou moins un terme un peu légal mais toujours moins que les
[Gaël] pétitions de l'assemblée mais peut-être que je raconte des bêtises
[Benjamin] Alors après c'est le principe d'une pétition. Pendant des années les pétitions on les faisait sur papier, j'ai failli dire que c'était pas pire que change.org. En fait c'était mieux que change.org de les faire sur papier.
[Benjamin] Évidemment pour les raisons qu'on imagine du règlement général sur la protection des données, le RGPD.
[Gaël] Ah ! Très bien. Donc tu conseillerais, si quelqu'un a envie de faire une pétition, de la faire plutôt sur le site de l'Assemblée Nationale.
[Benjamin] ou de faire un FrammaPétition. Framasoft propose un service gratuit de pétition en ligne.
[Gaël] mais qui n'a aucune valeur légale.
[Benjamin] n'a pas moins de valeur légale que change.org. La grosse différence c'est que derrière mes
[Benjamin] données personnelles ne sont pas hébergées par une entreprise à but lucratif.
[Gaël] ils n'ont pas changé leur modèle pour devenir un but entièrement lucratif.
[Benjamin] non pas encore
[Gaël] - Ah bon. (rires)
[Benjamin] je pense que ce n'est pas prévu
[Gaël] Bon, reparlons de cette pétition sur les...
[Benjamin] mais juste non pour finir change.org il y a quand même un gros gros problème de
[Benjamin] confidentialité et de souveraineté des données dans la mesure où c'est une société à but lucratif qui valorise les données qu'elle a
[Gaël] C'est pas que des gentils qui ont le droit de mettre .org
[Benjamin] non tout le monde peut déposer un point orgue et où en plus les données à
[Gaël] surtout dans une.
[Benjamin] caractère personnel qui
[Benjamin] s'y trouvent elles sont ultra sensibles puisqu'en général c'est des opinions politiques, c'est des
[Benjamin] opinions
[Gaël] - Hum...
[Benjamin] donc moi je ne signe jamais de pétitions sur change.org et j'invite à tout le monde à
[Benjamin] refuser de signer des pétitions sur change.org ça me paraît excessivement dangereux surtout
[Benjamin] qu'évidemment tout ça est hébergé Outre-Atlantique soumis au FISA 702 et...
[Benjamin] Cloud Act américain donc le jour où vous débarquez aux
[Gaël] les États-Unis.
[Benjamin] états unis vous êtes
[Benjamin] merci le jour où vous débarquez non
[Gaël] [Rires]
[Benjamin] mais c'est important de le dire le jour où
[Benjamin] vous débarquez au mexique pas de problème mais
[Gaël] - Ah oui, voilà, c'est ça, au Mexique.
[Benjamin] aux états unis problème
[Benjamin] donc il ne faut pas signer de pétition sur change.org
[Gaël] Une première question, est-ce que pour déposer un domaine en .org il faut forcément être dans une église ?
[Benjamin] dire est joué de l'orgue ? Non, ça n'est pas négative.
[Gaël] et de l'orgue. Deuxièmement, on parle de change.org.
[Gaël] Je sais pas si j'en avais déjà parlé avec Aeris mais je sais pas si je l'avais dit sur le podcast en on.
[Gaël] les livrets de doléances de Macron, je ne sais pas si tu te souviens, c'était il y a quelques temps déjà.
[Benjamin] Envoyez-moi.
[Gaël] Donc tu allais à ta mairie, tu déposais des doléances qui étaient remontées au président de la République, etc.
[Gaël] Et ben ça en fait, c'est une donnée accessible, c'est-à-dire que tu peux envoyer un mail à ta mairie.
[Gaël] Alors je ne sais plus si... Non, je l'ai fait à la préfecture.
[Gaël] En certifiant toute mon honnêteté et machin et trucs, et tu dois te donner aussi...
[Benjamin] sa probité.
[Gaël] "Ouais ouais, t'as une lettre..." C'est assez rapide à faire, n'importe quel citoyen peut le faire.
[Gaël] Et ils m'ont envoyé tous les carnets, euh, noms, euh...
[Benjamin] dans la même émisiée.
[Gaël] non anonymisé et donc du coup j'avais le nom l'adresse de gens mais c'est des
[Gaël] opinions hautement politiques tu vois c'est il ya des gens donc
[Benjamin] Et donc tu es en train de dire qu'il y a pire que change.org.
[Gaël] Bah potentiellement c'est pas dingue.
[Benjamin] c'est pas foufou, on est d'accord. Bon et alors si on revient à l'objet de cette pétition...
[Gaël] Vous avez besoin de l'opédition ?
[Benjamin] l'inclusion numérique et la dépendance aux écosystèmes mobiles privés, et bien c'est
[Benjamin] qu'aujourd'hui on ne peut quasiment plus rien faire en termes d'opérations bancaires si on
[Benjamin] n'a pas un téléphone Google ou Apple.
[Gaël] Je vais même un peu plus loin, ça devient de plus en plus dur, c'est ce qu'on appelle l'exclusion numérique.
[Gaël] Dans l'exclusion numérique, il y a une petite partie qui s'appelle l'électronisme, c'est le fait de ne pas savoir utiliser des outils numériques.
[Gaël] Mais en fait, ça va beaucoup plus loin puisque l'exclusion numérique, c'est aussi le fait de ne pas pouvoir s'acheter un téléphone ou un smartphone,
[Gaël] de ne pas avoir les moyens de s'acheter un ordinateur, d'avoir une connexion internet, etc. Parce que tout ça, ça coûte de l'argent.
[Benjamin] ça coûte de l'argent et c'est pas accessible à tout le monde.
[Gaël] Exactement, oui parce qu'il y a même des gens qui sont exclus de l'internet de par
[Gaël] leur localisation.
[Gaël] Moi mon papa il est obligé de passer par une parabole.
[Benjamin] non et.
[Gaël] qui ne marchent pas très très bien en plus.
[Benjamin] Alors que s'ils faisaient confiance à /e/OS...
[Gaël] Ouais génial !
[Benjamin] Mais bon, autre sujet, on va arrêter de digresser.
[Gaël] Félicitations à /e/OS, d'ailleurs, qui est le premier billionaire.
[Benjamin] trillionnaire. Non,
[Gaël] millionnaire.
[Benjamin] trillionnaire, mais il n'y a pas
[Gaël] avant.
[Benjamin] d'équivalent en français.
[Gaël] Et donc...
[Benjamin] Mais juste pour continuer là-dessus, puisqu'on n'arrête
[Gaël] - Oui. - Oui.
[Benjamin] pas de digresser,
[Benjamin] chez moi on a remplacé l'interphone, j'avais un super interphone analogique.
[Gaël] - C'est cool.
[Benjamin] à l'ancienne, qui a été remplacé par un interphone
[Gaël] Moi.
[Benjamin] de merde GSM et c'est insupportable.
[Benjamin] Et alors pour le coup, moi j'ai des voisins qui ne sont pas tout jeunes et il a fallu
[Benjamin] que je leur installe l'application sur leur téléphone, si tu n'as pas de téléphone,
[Benjamin] enfin bon bref, le tout numérique montre ses limites mais je ne suis pas d'accord avec
[Gaël] Alors attends, parce que je rebondis vu que...
[Benjamin] —
[Gaël] - Ouais, digresse tout le temps.
[Benjamin] Dégressons encore. — Allons-y.
[Gaël] - Parce que moi j'en ai un et en fait, la société de prestation, elle nous met à disposition une interface web.
[Gaël] Et donc moi en tant que...
[Gaël] Donc je fais partie du syndic de co-propriété et j'ai accès à ce truc-là.
[Gaël] Je vois littéralement toutes les entrées sorties de tous les badges de tout le monde.
[Benjamin] mal. Moi je
[Gaël] Donc je peux te dire...
[Benjamin] suis simple locataire et donc tu veux dire que...
[Gaël] surveiller.
[Benjamin] J'ai encore jamais utilisé cette merde, j'ai installé l'appli, je l'ai configuré,
[Benjamin] mais systématiquement ça sonne quand je ne suis pas chez moi.
[Gaël] parce que si t'as l'appli, ça sonne sur ton téléphone.
[Benjamin] ça sonne sur mon téléphone, oui.
[Gaël] et donc celui-ci ouvre à distance.
[Benjamin] J'ouvre pas puisque je suis pas chez moi, ça sert à rien.
[Gaël] Alors je suis assez d'accord que ça sert pas à grand-chose.
[Gaël] Bon bref, on referme les portes.
[Benjamin] On referme les portes de l'interphone.
[Gaël] Et donc du coup ce problème d'excuses numériques, notamment il y a une association pour laquelle
[Gaël] Et en fait aujourd'hui, il faudrait que ce soit un droit inaliénable le fait de pouvoir accéder à des services sans qu'ils ne soient numériques.
[Gaël] j'ai travaillé bénovellement qui s'appelle Emmaus Connect et qui s'occupe justement des sujets de
[Gaël] Il faudrait qu'il y ait des guichets partout. Avec des humains, pour pouvoir t'accompagner, etc., parce
[Benjamin] - Mmh. - Mmh.
[Gaël] qu'en fait, plus tu rends numérique, déjà plus tu supprimes de l'emploi.
[Gaël] Et surtout, il y a des personnes en situation d'exclusion numérique.
[Benjamin] Ah...
[Gaël] Bien sûr que si, tu supprimes de l'emploi à chaque fois. C'est comme...
[Gaël] Ah t'es pas d'accord du tout ?
[Benjamin] Alors c'est marrant parce que je pensais qu'on n'était pas d'accord sur un point en fait on n'est pas d'accord sur beaucoup plus qu'un point.
[Gaël] un fait quand tu as une deux trois personnes dans un guichet tu remplaces pas par autant d'ingénieurs à
[Gaël] côté surtout que maintenant toutes les banques tout le monde essaye de mettre des chatbots depuis
[Gaël] Depuis des années, chatbot qui en général
[Benjamin] Tchadbot, on est d'accord, il faut les faire bouffer à ceux qui les mettent en place.
[Benjamin] Ça, on est d'accord.
[Gaël] je sais qu'il n'y a rien de pire que de devoir appeler un service client, tu tombes sur le support de niveau 1
[Gaël] qui globalement
[Gaël] essaye absolument de te rendre captif au support de niveau 1 alors qu'il y a de fortes chances qu'ils n'arrivent pas à régler ton problème
[Gaël] enfin je trouve qu'il n'y a rien de pire que la
[Gaël] décentralisation, déconcentration de la responsabilité et en fait c'est bête mais quand tu as un problème tu vas au guichet
[Gaël] personne elle est là bon et si il y a des gens qui les engueulent donc ça c'est
[Gaël] chiant mais tu vois tu peux aussi régler ton problème directement avec un humain
[Gaël] et je pense que c'est important et surtout il ya des gens qui n'ont pas le
[Gaël] choix que d'avoir des humains donc le maintien des guichets aussi pour ces
[Gaël] personnes qui n'ont pas le choix et et voilà et pour moi ça devrait être un
[Gaël] droit
[Benjamin] Ouais, alors je suis pas...
[Benjamin] d'accord avec ton argument, ton argumentaire,
[Gaël] Après il fait un peu chaud donc c'est difficile de tout bien argumenter.
[Benjamin] il fait très chaud. Pourquoi ? Alors oui effectivement,
[Gaël] réchauffement climatique en fait ça c'est
[Benjamin] il faut conserver des services non numériques, il faut qu'on puisse continuer à déclarer ses
[Benjamin] impôts sur papier parce qu'il y a des gens qui n'ont pas d'ordinateur et il faut que ça soit
[Benjamin] toujours possible. Néanmoins, quand on parle des services bancaires,
[Benjamin] si tu n'as pas d'ordinateur, à priori tu ne vas pas choisir une NEOBANK qui est exclusivement
[Benjamin] en ligne, tu vas aller dans une banque qui a un réseau d'agences et des guichets.
[Gaël] dans le monde des gens.
[Benjamin] Oui mais il y en a encore, alors moi je suis dans une banque française, je dirais pas le nom mais je suis dans une grande banque française nationale à Paris et...
[Gaël] (rires)
[Benjamin] j'ai peut-être donné
[Gaël] Oui.
[Benjamin] trop d'indices là, mince, et elle a déguiché encore beaucoup partout et ça m'arrive super fréquemment de passer un coup de fil et de
[Gaël] à Paris.
[Benjamin] me pointer et que mes problèmes soient résolus comme ça et je n'ai pas toujours vécu à Paris et les agences par lesquelles je suis passé existent encore toutes, donc il y en a encore, ce que je veux dire c'est qu'il y en a encore, sur le
[Benjamin] Donc faire un virement...
[Gaël] qui s'associent pour fermer en fait un bureau et en gros tu peux aller, même si c'est pas ta banque,
[Gaël] tu peux y aller et ils considèrent qu'ils font les traitements pour toutes les banques, c'est des
[Gaël] accords nationaux, mais en fait ça réduit le nombre de guichets et encore une fois, moi je le vois,
[Gaël] donc la ville où j'ai fait mes études c'est Rouen, le nombre de guichets a été divisé quasiment par trois.
[Benjamin] mais il y en a encore.
[Benjamin] Oui, il y en
[Gaël] moins et moins et Rouen, c'est une grande ville.
[Benjamin] a encore, mais tu as besoin d'un guichet, tu n'as pas besoin de 20 guichets.
[Benjamin] Et à partir du moment où la plupart des gens vont migrer sur des solutions en ligne,
[Benjamin] il y a besoin de moins de guichets pour ceux qui ne veulent pas migrer sur des solutions électroniques.
[Benjamin] Donc il y a quand même besoin de moins de guichets.
[Benjamin] Ce qui est important, c'est qu'il en reste suffisamment pour les gens qui n'ont pas de smartphones, qui n'ont pas d'ordinateurs.
[Benjamin] Ensuite, sur par exemple le paiement, les paiements 3D Secure, les validations d'opérations, etc.
[Gaël] Un humain que je lui dis "c'est bon, c'est ça mon code, fatigue-le".
[Gaël] Lui il envoie un recommandé.
[Benjamin] J'essaye de maintenir le fil
[Gaël] Non !
[Benjamin] de ma pensée, par exemple sur le e-commerce, aujourd'hui
[Benjamin] c'est très difficile de valider une transaction sur un site e-commerce si t'as pas un téléphone
[Benjamin] Google ou Apple, pour le 3D Secure, parce que le 3D Secure il passe par ton application
[Benjamin] et ils passent de moins en moins par SMS et c'est là dessus que la pétition
[Benjamin] La raison, c'est que ce n'est pas normal qu'on soit obligé d'avoir un téléphone Google ou Apple.
[Benjamin] Le fait qu'on soit obligé de valider une transaction par un système d'authentification assez sécurisé...
[Benjamin] ça me choque pas, surtout à l'ère où il y a de plus en plus d'usurpation d'identité et de vol de
[Benjamin] données personnelles et de vol de numéros de cartes bancaires, etc. Donc qu'on sécurise les
[Benjamin] opérations, ça me choque pas. Et si moi je fais toutes mes courses dans les magasins et que je fais
[Benjamin] rien en ligne, j'en ai pas besoin en fait de cette authentification. Et en particulier tout ce qui est
[Benjamin] DSP2 qui impose un niveau de sécurité
[Benjamin] cette authentification, elle requiert un téléphone mais elle requiert un téléphone pour un achat ou
[Benjamin] de toute façon tu avais besoin d'un téléphone avant. Donc moi ce qui me gêne c'est pas tant un
[Benjamin] problème d'accès à un service qui nécessite un ordinateur ou un matériel, ce qui me gêne c'est
[Benjamin] que tu as besoin d'un téléphone Google ou Apple.
[Gaël] Alors, est-ce qu'il y aurait des solutions à ça ?
[Benjamin] mais oui tout à fait, on a vraiment l'impression que cette émission est préparée avec brio.
[Gaël] - Oui. - Oui.
[Benjamin] Alors juste pourquoi est-ce que ça me dérange c'est que ben on l'a vu dans le cas de Nicolas
[Benjamin] Guillou ou du fameux interrupteur d'Anthropic, c'est que le jour où Apple et Google décident
[Benjamin] de fermer le robinet et ben on se retrouve tous comme des débiles à plus pouvoir valider aucune
[Benjamin] transaction, c'est quand même problématique. Et donc Nicolas Guillou aujourd'hui, ben...
[Benjamin] techniquement, il ne peut pas acheter en ligne parce que la quasi totalité des sites internet
[Benjamin] aujourd'hui vont demander une validation en 3D Secure, qu'il va demander une application sur
[Benjamin] Apple ou Google et qu'il ne peut pas, parce qu'il ne peut pas se créer un compte Apple,
[Benjamin] il ne peut pas se créer un compte Google, du coup il ne peut absolument pas acheter en ligne. Et là,
[Benjamin] pour le coup, j'imagine qu'il n'est pas un réfractaire à l'informatique, mais il y a un vrai
[Benjamin] problème de souveraineté.
[Gaël] pour les milliers de nouvelles et nouveaux auditeurs qui nous rejoignent chaque semaine,
[Gaël] Nicolas Guillou qui est le juge de la CPI qui est sous...
[Benjamin] à l'international, qui est sous embargo américain parce qu'il s'en est pris à Benjamin Netanyahu
[Benjamin] et que Trump, ça lui a pas plu et il a dit qu'aucune société américaine n'a le droit de
[Benjamin] commercer avec lui. Donc il ne peut plus avoir de compte Google, il ne peut plus avoir de compte
[Benjamin] Apple, donc il ne peut plus avoir de téléphone certifié DSP2 pour 3D Sécure par
[Gaël] Hmm...
[Benjamin] exemple. Par
[Benjamin] exemple, mais ça va plus loin. Et donc,
[Benjamin] Aujourd'hui, ce qui me gène dans la pétition, puisque globalement on voit que je suis d'accord
[Benjamin] avec le fait que ce n'est pas du tout normal, c'est que...
[Benjamin] elle omet totalement justement la norme des SP2 qui dit qu'il faut sécuriser et en particulier il faut que la validation soit bidirectionnelle.
[Benjamin] C'est-à-dire que pour éviter les usurpations d'identité, la banque quand elle valide qui je suis, elle m'envoie une information.
[Benjamin] en gros je simplifie et donc je vais valider avec mon code mais en ayant chiffré sur une information unique ce qui fait que quelqu'un qui aurait mon code mais pas mon application et bien il pourra pas valider et donc c'est quand même assez important et donc un sms aujourd'hui n'est pas bidirectionnel donc on ne peut pas valider une opération via 3ds secure en respectant dsp2 aujourd'hui
[Gaël] des SMS.
[Benjamin] via
[Gaël] et à la prochaine.
[Benjamin] SMS, ce n'est pas possible. Et pour que ça fonctionne avec une application, il faut garantir
[Benjamin] que le système d'exploitation n'a pas été modifié, que l'application est restée intègre et ça
[Benjamin] aujourd'hui, techniquement, c'est très compliqué et les seuls qui sont capables de le faire c'est
[Benjamin] Google et Apple.
[Benjamin] pas un problème de souveraineté ou d'open source ou je ne sais quoi, c'est un problème que ça coûte
[Benjamin] cher, c'est compliqué et aujourd'hui les seuls qui savent le faire c'est Google et Apple. Si ARI
[Benjamin] c'était là il en parlerait beaucoup mieux que moi parce que lui il y est confronté et il est allé au
[Benjamin] bout du problème mais donc c'est un problème. Et donc pour répondre à ta question,
[Benjamin] est-ce qu'il n'y aurait pas une solution ? Aujourd'hui, des gens qui travaillent sur GrapheneOS dont on a déjà parlé ici,
[Benjamin] ils travaillent là-dessus. Et donc il n'est pas impossible que dans un avenir proche, moins proche, j'en sais rien,
[Benjamin] on ait une solution ouverte qui permette de valider ce type de transaction en respectant des SP2 et en étant souverain.
[Benjamin] C'est-à-dire sans dépendre d'un tiers états-unien, ce n'est pas impossible.
[Gaël] que les deux combats se valent. Je pense que dans tous les cas, pour la grande majorité des
[Gaël] utilisateurs et utilisatrices de smartphones, effectivement il faut ce type d'alternative. Je
[Gaël] pense qu'il faut quand même pas oublier en fait qu'il y a des combats aussi plus profond d'exclusion
[Gaël] numérique et qu'il faudrait...
[Benjamin] Oui mais là où moi je suis pas d'accord avec toi c'est que l'exclusion numérique ça impacte une minorité de gens aujourd'hui.
[Benjamin] Alors que la souveraineté numérique, ça concerne tout le monde.
[Benjamin] 100% des Français et des Françaises sont concernés.
[Gaël] que les deux combats se valent et n'ont pas plus ou moins de valeur donc c'est pour ça.
[Benjamin] Alors je parle pas de valeur, je parle de nombre de personnes concernées, c'est-à-dire qu'à un moment...
[Gaël] tu veux pas que je fasse ma Transi-classe
[Gaël] c'est vraiment, tu vas me couper à l'infini
[Benjamin] - Vas-y.
[Gaël] Je pense cependant qu'effectivement la vie s'oriente de plus en plus vers la technologie
[Gaël] et donc du coup, ce week-end, ou en tout cas la semaine dernière, se tenait tout un salon
[Gaël] qui parlait de vie et technologie, on pourrait même dire que c'était la vive attaque.
[Benjamin] La Vivatech, ouais, je
[Gaël] Toi, béééééééééééé !
[Benjamin] ne sais pas si Transi-classe est valide.
[Benjamin] Laissez-nous un commentaire pour dire si vous la validez celle-là.
[Gaël] [Rires]
[Benjamin] Oui, la semaine dernière, c'était Vivatech pendant quatre jours.
[Gaël] Voilà, on n'a pas grand-chose d'autre à dire, bonne fin de journée.
[Benjamin] Et alors, si j'ai deux, trois bricoladiers sur Vivatec.
[Benjamin] énormément. Alors déjà
[Gaël] - Merci beaucoup. - Merci beaucoup.
[Benjamin] oui j'étais à Vivatec, c'était la première fois figure-toi, je n'étais
[Benjamin] jamais allé à Vivatec avant alors que j'aurais pu y faire un tour en tant que start-upper puisque
[Benjamin] j'ai été start-upper mais que le billet d'entrée à Vivatec c'est 800 euros quand t'es start-upper,
[Benjamin] Le billet de base, pas le VIP.
[Gaël] d'aller dans la salle et cliquer sur nous, tu sais quoi.
[Benjamin] Et cette année, en tant que contributeur Wikipédia,
[Gaël] Oh la la...
[Benjamin] obtenu une accréditation médicale.
[Benjamin] qui porterait.
[Gaël] Oh la la !
[Benjamin] Et alors là pour le coup c'est du VIP de
[Gaël] Ah ouais.
[Benjamin] haute voltige.
[Gaël] Le seul problème c'est que t'avais oublié ton appareil photo.
[Benjamin] Je n'avais pas oublié mon appareil photo. D'ailleurs j'avais un sac très très lourd avec plusieurs objectifs, flash et outils quanti.
[Gaël] T'as pris en photo Thomas Pesquet ?
[Benjamin] Et je n'ai pas pris... Alors Thomas Pesquet était à Vivatec samedi, j'étais à Vivatec samedi, j'étais dans l'amphithéâtre, le Stage One de mémoire où s'est produit Thomas Pesquet, et je suis sorti juste avant qu'il arrive.
[Benjamin] Bon, essentiellement parce que les vigiles ont vidé la salle pour éviter que des gens
[Gaël] de prendre tout l'espace quand il est tombé parce que
[Benjamin] aillent voir la conférence d'avant juste pour voir Thomas
[Benjamin] pas mal celle là. Et puis alors d'un point de vue assez pragmatique Thomas Pesquet il a déjà des
[Benjamin] Pesquet après, sans faire la guérillette.
[Benjamin] photos sur wikipedia de très bonne qualité qui sont des photos officielles sous licence libre donc
[Benjamin] j'avais absolument aucune contribution à apporter.
[Gaël] Tu as vu à Vivatec, qu'est-ce que tu veux nous rapporter ?
[Benjamin] Alors Vivatek, j'y étais aussi, il faut le dire, en tant que salarié de LINAGORA,
[Benjamin] puisque LINAGORA avait un stand.
[Benjamin] le village de la souveraineté numérique qui réunissait une grosse dizaine d'entreprises
[Benjamin] qui avaient tout ce point commun de développer des solutions souveraines et non dépendantes
[Benjamin] des garages.
[Benjamin] LINAGORA était là pour entre autres faire la promotion de Twig.ai, l'alternative à Microsoft 365,
[Benjamin] on l'a déjà dit ici. On se permet de faire un petit peu d'auto promo pour notre employeur.
[Gaël] je te laisse, vas-y, moi je considère que Viva Tech c'est un peu un temple à Bacchus
[Gaël] sauf qu'au lieu du vin tu vois c'est de la tech, que les gens sont ivres de tech et font des orgies de...
[Benjamin] Alors globalement Vivatek, on peut le dire, c'est un peu l'enfer sur terre.
[Benjamin] Il y a du monde, il
[Gaël] Je préfère Temple de Bacchus, parce que tu vois, s'il y a des gens...
[Benjamin] fait chaud, il y a énormément de choses qui servent à rien.
[Gaël] Bonne nuit.
[Benjamin] même si il y avait le village de la souveraineté numérique et je suis convaincu qu'il servait énormément,
[Benjamin] parce que nous ça fait des années, 26 ans pour certains, qu'on dit que c'est important et que tout le monde s'en fiche.
[Benjamin] Et là, le momentum est le bon pour que les gens nous écoutent et disent "ah ouais, peut-être que ça sert à quelque chose".
[Gaël] - Merci. - Merci.
[Benjamin] Si il y a un endroit où il faut aller à la rencontre des gens pour essayer de leur dire attention, AWS, Google, Microsoft, Facebook et compagnie, c'est pas super, c'est bien Vivatec parce que pour le coup ils n'ont pas un village, eux ils ont des mégalopoles, leurs stands sont gigantesques.
[Gaël] de la souveraineté numérique était entre les énormes stands de Microsoft, Amazon et Google.
[Benjamin] Alors non, il était assez bien placé, c'était pas un stand, c'était un village.
[Gaël] J'ai juste une question sur Vivatek cette année, est-ce qu'ils ont parlé un peu d'IA, est-ce qu'il y a des stands qui parlaient un peu d'IA ou pas ?
[Benjamin] Il y avait beaucoup, beaucoup d'IA, je voulais juste démentir ce que tu viens de dire.
[Benjamin] On était juste à côté du stade, du stand, pardon, d'OVH, donc niveau
[Gaël] en direct.
[Benjamin] souveraineté, c'est quand même pas mal, il faut le dire.
[Benjamin] Et puis on était, en gros, on était coincé entre OVH
[Gaël] Non, c'est bien.
[Benjamin] et Airbus. Ça va, hein.
[Benjamin] Et on était très loin du stand AWS et très, très loin d'un stand où je suis passé.
[Benjamin] par mes gardes cherchait une artiste en fait qui exposait, qui avait une espèce de galerie
[Benjamin] dans Vivatech qui exposait parce qu'elle n'a pas de photo Wikipédia et je ne l'ai
[Benjamin] pas trouvé donc elle n'en a toujours pas et elle, elle était juste à côté du stand
[Benjamin] et alors je tiens à dire que s'il y a eu des dégradations c'est pas moi
[Gaël] [rires]
[Benjamin] mais si
[Benjamin] quelqu'un a fait des dégradations il a toute mon admiration c'était
[Gaël] Et d'ailleurs t'as pris une photo de cette personne qui est sur Wikipédia.
[Benjamin] Non, mais alors le stand de méta, c'est un peu dur, c'est beaucoup de propagande.
[Benjamin] Moi, je qualifierais ça de mensonge, mais c'est très personnel.
[Benjamin] Mais c'est surtout de voir les gens qui font la queue pour essayer les lunettes méta.
[Benjamin] On se dit qu'on a encore beaucoup, beaucoup de boulot et que tout le monde n'écoute pas R.D.G.P.
[Gaël] Alors tu vois, la semaine dernière on a été boire un verre, tu étais présent, tu ne t'en souviens pas mais tu étais présent, et il y avait un match de football à la télévision.
[Benjamin] de football plusieurs fois par jour en ce moment.
[Gaël] Oui, c'est la coupe du monde, donc pendant tout le match il y avait des pubs régulièrement,
[Gaël] je pense que c'est comme ça qu'ils se rémunèrent.
[Gaël] Le matraquage de pubs méta pour les lunettes Reban, et il y a un autre modèle aussi, il
[Gaël] y a Reban et un autre modèle.
[Gaël] Je te vois regarder le truc, on enregistre pas depuis tout à l'heure.
[Benjamin] Ici on enregistre, je regarde depuis combien de temps on enregistre.
[Gaël] Et bien je me suis dit que c'était fou parce que tu as raison en fait, il y a un vrai matraquage et le but c'est de dash.
[Benjamin] Ah ouais, ils passent en force, là.
[Benjamin] Clairement, ils veulent passer en force.
[Gaël] d'arriver dans la culture, une fois que tout le monde leur a intégré parce qu'ils l'ont vu à la télé, machin truc,
[Gaël] bah ça sera tellement dur en fait de légiférer contre ça que j'ai trouvé ça même un peu obscène en fait.
[Benjamin] Là, ils se vendent du nombre de paire de lunettes qu'ils ont vendues, ils mettent ça en avance, on en a plein, les gens les essaient, les gens font la queue pour les essayer.
[Benjamin] J'ai hésité, moi, à aller leur parler en mode "Ah, mais expliquez-moi", mais ça pose pas des problèmes de vie privée, etc., puis je me suis dit que j'allais pas réussir à discuter sans m'énerver.
[Benjamin] Et puis, à moins d'avoir la chance de tomber sur un responsable,
[Benjamin] tu tombes sur
[Gaël] Oui, bien sûr.
[Benjamin] des gens qui sont payés à la journée pour ressortir.
[Benjamin] Donc non, effectivement, ça ne servait à pas grand chose.
[Gaël] Il y a d'autres choses sur Vivatech ?
[Benjamin] D'autre chose sur Vivatec, je ne sais plus qu'est-ce qu'on avait marqué, je ne retrouve plus non mon conducteur, non en revanche d'autres choses sur Meta.
[Gaël] Ah !
[Benjamin] absolument rien à voir ni avec Vivatec ni avec les lunettes mais pas plus tard
[Benjamin] qu'hier j'ai fait face à un plantage du serveur GitLab qui héberge les codes
[Benjamin] sources de Castopod
[Gaël] ...
[Benjamin] ça fait quelques jours voire semaines que j'ai des plantages réguliers dû à des surcharges du
[Benjamin] serveur parce que c'est un serveur qu'on auto héberge donc ce n'est pas un très gros serveur et puis
[Benjamin] il n'y a pas énormément de gens qui viennent dessus et j'ai trouvé le coupable.
[Benjamin] qui avec ses crawlers IA venaient inonder mon serveur GitLab de Roquette, je me demande bien
[Benjamin] pourquoi parce qu'en plus il n'y a pas tant de lignes de code que ça et donc j'ai dû rajouter
[Benjamin] une règle pour bloquer les adresses IP Meta qui sont connues, si tu recherches un peu tu as les
[Benjamin] adresses IPv4 et IPv6 qui sont largement connues et donc je les ai écoutées.
[Benjamin] bloqué, donc si vous demandez aux IA de META de poser des questions sur le code source de
[Benjamin] Castopod, sachez que vous n'aurez rien après la date de dimanche dernier.
[Gaël] Il est pas publié sur... Il est publié que sur GitLab.
[Benjamin] Non, il est aussi sur GitHub, il est un miroir GitHub.
[Gaël] de la ville.
[Benjamin] sur GitHub peut-être, en tout cas ils ne
[Gaël] plus planter ton serveur.
[Benjamin] me feront plus planter mon serveur GitLab.
[Gaël] Pourquoi tu aurais pu prendre des serveurs auto ce qu'il est chez AWS ?
[Benjamin] - Ben oui, j'y ai pas pensé.
[Gaël] C'est bête.
[Benjamin] On ne pense pas toujours à tout.
[Gaël] J'ai l'impression que t'avais envie de beaucoup parler d'Ia.
[Gaël] Et j'ai vraiment aucune
[Benjamin] Oh
[Gaël] Transi-classe vu que je...
[Gaël] Il fait vraiment 40 degrés.
[Benjamin] Alors non pas du tout mais il se trouve que en lisant la revue de presse de Chris je suis tombé sur
[Benjamin] énormément d'articles IA parce que forcément il y a beaucoup de publications sur l'IA en ce
[Benjamin] moment et j'ai trouvé des trucs intéressants dont un article sur l'IA et l'open source qui
[Benjamin] qui titre la fin du pillage de code grâce au copy left de Yale.
[Benjamin] Et bien oui mais comme tu
[Gaël] par là. (rires)
[Benjamin] ne fais pas de Transi-classe, je ne parle de ce qui n'était pas prévu, c'est un article sur goodtech.info qui parle de ça et moi ça m'intéresse parce que les questions de licence et de droits d'auteur m'intéressent pas mal et c'est vrai qu'on a tendance à dire que l'IA c'est le Far West,
[Benjamin] il n'y a rien qui est prévu, qu'on a le droit de faire ce qu'on veut, que le droit ne s'y applique pas,
[Benjamin] en fait s'il s'y applique c'est juste que les cas d'usage qui ont été prévus, je pense par exemple
[Benjamin] les licences Creative Commons, elles n'ont rien prévu de spécifique pour les entraînements de
[Benjamin] modèles.
[Benjamin] et donc j'ai trouvé ça intéressant que des gens s'y intéressent on mettra le
[Benjamin] lien dans les show notes si vous voulez en savoir plus mais mais en gros ce qu'ils
[Benjamin] disent c'est vous pouvez utiliser le code source de mon logiciel libre pour
[Benjamin] entraîner un modèle mais dans ce cas là il faut que vous citiez vos sources en tant
[Benjamin] qu'IA
[Benjamin] Je trouve que ça va dans le...
[Gaël] J'ai pas lu la licence.
[Benjamin] - Oui mais tu peux en parler quand même, c'est
[Gaël] C'est pas ça qu'ils nous parlent d'habitude.
[Benjamin] pas ça qui nous arrête d'habitude.
[Gaël] Non mais pour le coup c'est plutôt un de mes sujets où j'essaye de m'y connaître un peu, de pas trop raconter de la connerie donc c'est pour ça que...
[Benjamin] Bon on en reparlera la semaine prochaine si tu veux !
[Gaël] Il faut qu'il faut que je lise au moins la licence mais en fait c'est très très dur de se protéger de ça parce que
[Gaël] ils s'en foutent en fait ils s'en foutent mais alors complètement
[Benjamin] Non mais après c'est toujours pareil, le truc c'est que...
[Benjamin] Une licence c'est un contrat, c'est un contrat légal donc après si tu respectes pas le contrat tu peux avoir des problèmes.
[Benjamin] C'est pas pour ça que t'en auras forcément en fonction de la taille des acteurs de part et d'autre.
[Benjamin] Mais on a vu des gens
[Gaël] on est où le procès du...
[Benjamin] comme Orange ou même il y a un cas que nous on connaît bien dans le
[Gaël] Oui.
[Benjamin] cadre de nos activités professionnelles salariées.
[Benjamin] Ça arrive que des gens ne respectent pas une licence open source et se fassent condamner.
[Benjamin] ça arrive. Voilà.
[Gaël] ok donc c'est le cas pour orange machin truc ok nu le times new york times à
[Gaël] attaquer il me semble OpenAI pour vol de données je sais pas où on est là comme
[Gaël] ça j'ai pas l'information de où on est le procès mais
[Benjamin] Je pense que là l'enjeu il n'est pas là, l'enjeu il est de dire, on ne peut pas tout
[Benjamin] refermer, c'est ce qu'avait fait cal.com,
[Gaël] *générique*
[Benjamin] ils avaient dit, bon moi puisque c'est comme
[Benjamin] ça on referme tout, c'était une posture et vraisemblablement un argument assez fallacieux.
[Benjamin] Nous on ne peut pas être contre l'open source, on ne fait que ça, et moi je pense que plus
[Benjamin] on partage la donnée.
[Benjamin] mieux l'humanité d'une manière générale s'emportera, donc dire "arrêtez d'entraîner
[Benjamin] parce que vous partagez trop la donnée", ben non, moi je suis pas pour, après des gens
[Benjamin] qui pillent.
[Benjamin] données ouvertes, qu'ils les utilisent sans dire qu'ils les ont utilisé, sans repartager derrière,
[Benjamin] ça c'est problématique. Et justement je pense que c'est dans ce sens là que cette licence va,
[Benjamin] c'est à dire que, ok,
[Benjamin] On continue à faire de l'open-source, tu t'entraînes sur de l'open-source,
[Benjamin] mais tu ne fais pas de l'open-washing
[Benjamin] et tu continues à divulguer ton architecture,
[Benjamin] tes données d'entraînement, etc.
[Benjamin] C'est exactement ce qu'on fait dans le cadre de Luciole
[Benjamin] et des modèles open-source de bout en bout.
[Benjamin] C'est-à-dire qu'on publie, et on l'a fait il y a deux semaines,
[Benjamin] les dataset, les programmes, les modèles entraînés.
[Benjamin] On partage l'intégralité de la valeur et on fait des communs numériques.
[Benjamin] Mais je ne pense pas que la bonne réponse au pillard, ce soit de tout refermer.
[Benjamin] Je pense que la bonne réponse au pillard, c'est d'ouvrir plus et de les obliger à ouvrir plus et de créer des communs numériques.
[Gaël] n'est pas encore assez clair donc je réserve mon jugement ma seule peur c'est
[Gaël] que tout ça ce soit un petit peu des mythes et des fables et même je dirais
[Gaël] des mythos et des fables, ça va aller valider ou pas celle
[Benjamin] Allez, celle-là, ça va, elle est bonne.
[Gaël] là ?
[Gaël] On voulait revenir sur l'affaire Mythos, fable 5, etc, etc.
[Gaël] Est-ce que c'est une bonne chose d'appeler leur modèle ?
[Benjamin] C'est une mytho, c'est "Fable Five".
[Gaël] Ouais tu vois genre euh...
[Benjamin] Alors déjà, petite précision approximative, en fait les modèles derrière Mythos et FableFive, c'est le même, il y a un modèle derrière, c'est juste que c'est pas les mêmes interfaces et qu'on n'a pas les mêmes droits et en fait Mythos a un accès très réservé et justement FableFive, c'était l'interface grand public avec les garde-fous,
[Gaël] [Bruit de la vidéo]
[Benjamin] pour empêcher les gens de faire n'importe quoi avec, et donc c'était Fable 5, le grand public de mytho.
[Benjamin] visiblement c'était pas assez puisqu'il a été jibrequé ou pas on sait pas c'est ce que je
[Benjamin] disais dans ma chronique de la semaine dernière et puis il y a probablement de l'esbrouf de part et
[Benjamin] d'autre en tropique
[Gaël] la magie de l'ir.
[Benjamin] là dessus ils ont une position qui n'est pas super clair d'ailleurs on peut plus
[Benjamin] aujourd'hui si vous allez sur Claude il y a...
[Benjamin] à l'endroit où vous tapez pour être sûr que vous puissiez pas louper un message d'avertissement,
[Benjamin] qu'ils sont temporairement pas disponibles. Clairement, ils en ont gros sur la patate et ils veulent
[Benjamin] que ça se sache. Bon, ok, derrière. Et puis ils ont fait le choix de le couper à tout le monde,
[Benjamin] je pense aussi pour s'attirer la sympathie et le support des américains,
[Gaël] Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
[Benjamin] parce qu'on dit qui,
[Benjamin] des États-Unis, merci, enfin des américains, puisqu'en l'occurrence plus personne n'y a accès,
[Benjamin] c'est les Etats-Unis qui devraient pouvoir encore y accéder. Le kill switch, l'interrupteur dont on a
[Benjamin] parlé, ils l'ont activé pour l'ensemble de la planète.
[Gaël] Oui mais après ça c'est un choix de leur part, technique ou autre.
[Benjamin] C'est un choix commercial et stratégique.
[Gaël] n'enlève pas le propos de dire demain s'il y a une décision des états unis de couper ils peuvent couper
[Benjamin] coupé tout à fait ils peuvent le faire alors le plus simple c'est de le faire sur adresse IP
[Benjamin] et puis de limiter au territoire américain bon qu'est ce qu'il ya pourquoi rigole tu
[Gaël] Etats Unis !
[Benjamin] ça va, hein, étasunien, d'accord ?
[Gaël] Et déjà, même ça, c'est un peu limite.
[Benjamin] - Oui oui, non mais t'as raison, t'as raison.
[Gaël] Et en Amérique du Nord, il y a deux pays qui s'appellent les États-Unis.
[Benjamin] mais tu as raison. Et oui, tu as raison, ça met en avant notre dépendance, aussi notre retard
[Benjamin] sur ces problématiques-là. Qui a-t-il ? Arrête de
[Gaël] Oui je te vois venir vas-y !
[Benjamin] rigoler !
[Gaël] Parce que moi je sais le conducteur donc je sais vers où tu vas
[Benjamin] Ah non mais moi je ne sais plus le conducteur, on n'a pas fait de sujet dans l'ordre qui était prévu initialement, donc...
[Gaël] Allez, vas-y, vas-y !
[Benjamin] Non, je voulais dire qu'on était dépassé et que tout le monde en parle.
[Benjamin] y compris sur le plateau de Pascal Pro.
[Gaël] Oh, wow.
[Benjamin] Et donc, vous l'avez sûrement déjà entendu, mais pour le plaisir, parce
[Gaël] - Merci beaucoup. - Merci beaucoup.
[Benjamin] qu'on n'est pas toujours très chrétiens,
[Benjamin] on va se remettre un petit extrait de 25 secondes de l'émission de Pascal Pro.
[Benjamin] Alors, c'est Joseph Massé-Scarron qui alerte sur les dangers de l'intelligence artificielle et en particulier le retard de la force.
[CNEWS] Il ne reste pas moins que sur l'intelligence artificielle,
[CNEWS] pas simplement nous, mais en Europe, nous sommes tellement à la ramasse.
[CNEWS] Imaginez qu'avec ce système dont je parle,
[CNEWS] Fable 5 et Mythos 5, qui ont été créés,
[CNEWS] Firefox, on a détecté de près de 300 failles dans Firefox.
[CNEWS] Il faut bien savoir ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
[CNEWS] C'est ce qui permet, c'est le pare-feu.
[CNEWS] Pardonnez-moi, c'est un pare-feu pour tout.
[Benjamin] Alors, non, c'est pas très gentil, mais.
[Benjamin] ça nous a bien
[Gaël] Oh oui !
[Benjamin] fait rigoler, donc on partage, on fait croquer, "Five Fox", vous avez bien entendu, c'est "Five Fox",
[Benjamin] donc j'imagine que ça s'écrit F-A-I-L-L-E-F-O-X, ça rappelle évidemment le pare-feu libre-office,
[Benjamin] après le pare-feu libre-office, le pare-feu Five Fox, et
[Gaël] - Ça va, ça va. - Ça va, ça va.
[Benjamin] donc globalement, la seule chose qui a à retenir de ça,
[Benjamin] c'est qu'il
[Gaël] ou en podcast.
[Benjamin] n'ont pas compris et n'ont absolument pas la légitimité et n'ont absolument rien compris
[Benjamin] y a
[Benjamin] et d'ailleurs ils le disent, ils le reconnaissent eux-mêmes.
[CNEWS] Tout le monde avait compris.
[Benjamin] énormément
[Benjamin] Ah non, ils ne le reconnaissent pas
[Gaël] [Rires]
[Benjamin] du tout en fait, mais...
[Benjamin] d'experts sur les plateaux télé qui, aujourd'hui,
[Benjamin] Voilà tout. [Benjamin] d'experts sur les plateaux télé qui, aujourd'hui,
[Gaël] Ah oui, oui, bon, parce qu'il fait référence aux vulnérabilités qui ont été découvertes par mythos, je crois, dans FireFox. [Benjamin] d'experts sur les plateaux télé qui, aujourd'hui,
[Gaël] Ah oui, oui, bon, parce qu'il fait référence aux vulnérabilités qui ont été découvertes par mythos, je crois, dans FireFox.
[Benjamin] Ouais, mais en fait, il a fait un amalgame.
[Benjamin] n'a absolument rien compris et il est présenté comme l'expert qui baigne dedans et en fait ce
[Benjamin] qui m'a le plus surpris dans cette séquence c'est que donc moi j'ai vu cette vidéo sur youtube mais
[Benjamin] sur une vidéo postée par la chaîne CNews d'origine et donc à priori ils assument, ils
[Gaël] - Je suis sûr que c'est la bonne chose.
[Benjamin] l'ont
[Benjamin] partiré à l'heure où on enregistre.
[Gaël] S'il vous plaît, n'oubliez pas de vous abonner à notre chaîne et de vous abonner à notre chaîne pour ne pas misser de nouvelles vidéos.
[Benjamin] Le Parfait Firefox est toujours en ligne, voilà, et donc ils en ont fait une séquence.
[Benjamin] Alors est-ce qu'ils se disent il n'y a pas de mauvais buzz ? Je ne sais pas, en tout cas
[Benjamin] je trouvais ça assez rigolo et assez culotier.
[Gaël] c'est difficile je pense que toutes les équipes à la rédaction sont pas très
[Gaël] techniques et donc notamment ceux qui publient etc tu vois ça reste
[Benjamin] Non mais là il est présenté comme expert...
[Gaël] non mais c'est la personne qui est présentée comme experte qui je pense ne devrait pas être présentée comme ça mais après le fait que ce soit des vidéos youtube etc qui soit posté et tout il y a plein de gens qui font confiance à l'expert
[Benjamin] Tu crois qu'il y a des gens qui regardent cette vidéo sans se mordre les lèvres et sans riquer un ébattement ?
[Gaël] Je pense qu'en fait, c'est des pigistes.
[Benjamin] Ouais je sais pas, alors je voulais juste rebondir sur une dernière nouvelle puisqu'on parle de Firefox, Firefox a intégré un VPN.
[Gaël] - Oh.
[Benjamin] que je n'ai jamais... j'ai pas réussi à tester. Alors là pour le coup c'est moi
[Benjamin] le débile, j'ai pas trouvé le
[Gaël] Tu ne marches pas en France, il faut que tu aies un VPN pour pouvoir...
[Benjamin] bouton, j'ai cherché partout.
[Benjamin] non il faut un compte j'ai un compte alors il y a en fait c'est un article de
[Benjamin] flaws.fr qui en parle et du coup je n'ai que ces informations là puisque j'ai
[Benjamin] pas réussi à tester
[Benjamin] savoir que Mozilla, la fondation Mozilla, offre un service VPN payant auquel j'ai accès, enfin je n'y
[Benjamin] accède pas mais je pourrais y avoir accès, j'ai trouvé ça ça fonctionne depuis Firefox, mais là
[Benjamin] c'est autre chose donc c'est pas Mozilla VPN, c'est Firefox VPN, c'est gratuit dans la limite de je
[Benjamin] je sais plus, 50 gigas par mois et donc il faut un compte Mozilla.
[Benjamin] être connecté j'ai pas trouvé le bouton globalement ce que j'ai trouvé
[Benjamin] assez rigolo c'est qu'en fait c'est pas du tout un
[Gaël] Ah !
[Benjamin] VPN c'est un proxy
[Benjamin] ce qui paraît effectivement plus intelligent pour ce type de fonctionnalités là.
[Gaël] pour les pour le commandé mortel ça
[Benjamin] ça fait le job ça marche très bien et sauf que moi j'ai pas réussi à le faire fonctionner donc je
[Benjamin] vous dirai la semaine prochaine si j'ai enfin trouvé le bouton du VPN entre guillemets,
[Benjamin] FIFOX et puis sinon TOR, utiliser TOR, ça marche très bien torproject.org, pas l'instrument de
[Benjamin] musique, O-R-G, non.
[Gaël] On parle d'informatique, tu sais que ce week-end j'ai réinstallé Linux, Ubuntu.
[Benjamin] Bravo !
[Gaël] Ça faisait des années que j'avais pas installé un
[Benjamin] -Hum.
[Gaël] Linux, dans mon souvenir j'avais un truc parce que j'installais des vieilles versions de Debian et tout et c'était un enfer, y'avait même d'autres distribs que Debian, à chaque fois c'était un enfer d'installer Linux et bah là c'est assez simple en fait.
[Benjamin] Non, c'est pas assez simple, c'est super simple.
[Gaël] J'ai eu des problèmes d'adresse à JP, ma carte réseau, le driver, le pilote.
[Benjamin] t'avais pas de driver ? Mais t'as installé ça sur quel type d'équipement ? Sur un Mag ?
[Gaël] sur un... c'est mon ancienne tour MSI
[Benjamin] et il n'avait pas le driver de la carte réseau.
[Gaël] des petits problèmes donc j'avais
[Benjamin] Je suis tout non.
[Gaël] pas internet donc c'était un peu plus chiant pour mettre à jour les paquets
[Gaël] un peu galère, mais j'en veux moins à la distribution Ubuntu, qui c'était assez agréable, que mon ordinateur un peu vieux, les constructeurs
[Benjamin] Paradoxalement ou pas, Ubuntu marche assez bien sur les vieilles machines parce que le matériel est là depuis très longtemps, donc les drivers existent depuis très longtemps.
[Benjamin] T'auras plus de mal si t'as un truc dernier écrit
[Gaël] - Ouais.
[Benjamin] où on n'a pas eu le temps de faire le driver.
[Benjamin] Et si t'as un Mac, Macintel, sur lequel c'est très facile d'installer Ubuntu,
[Benjamin] n'importe quelle distribution de Linux, mais il y a toujours des problèmes de cartes réseau parce
[Benjamin] que les cartes réseau Mac n'ont pas de drivers open source donc il faut que quelqu'un les pondue
[Gaël] les développeurs de la musique.
[Benjamin] quelque part ou alors en général ce qu'on fait c'est qu'on met un petit dongle, une petite cartes
[Benjamin] réseau usb et puis qui elle à un driver et en fait souvent...
[Benjamin] le plus simple c'est au moment de l'installation mettre sa carte réseau USB ce qui va permettre
[Benjamin] de télécharger le driver de la carte propriétaire après parce qu'elle ne peut pas, là c'est une
[Benjamin] question de licence et de droit, elle ne peut pas être dans les packages standard.
[Gaël] Voilà, j'ai eu des petits problèmes de partition aussi, je vais demander à Ubuntu de supprimer la partition avec Windows, il l'a pas fait.
[Gaël] Donc j'ai dû installer Gparted pour gérer mes partitions, ça m'a pris à peu près dix ans.
[Benjamin] Alors tu peux booter sur ta clé usb au Ubuntu pour refaire ta partition et après relancer.
[Gaël] J'ai fait.
[Gaël] Il n'a pas voulu le faire.
[Gaël] J'ai installé un petit tool mais c'est vrai que c'est beaucoup plus facile sur Windows à ce moment là de changer les partitions j'aurais vraiment galéré
[Benjamin] ...
[Gaël] mais sur Linux, c'est vraiment...
[Benjamin] Installer Linux aujourd'hui c'est le système d'exploitation qui s'installe le plus facilement.
[Gaël] parce que je parlais de l'installation Windows et tout effectivement c'était plutôt agréable comme procédé.
[Benjamin] ok bon est ce qu'on parle de...
[Benjamin] et de ChapsVision.
[Benjamin] On en parlera la prochaine fois.
[Gaël] parce que...
[Benjamin] On en parlera la prochaine fois mais on ne dit pas quand est la prochaine fois.
[Gaël] parce qu'on nous avait demandé, je fais un petit mot qui est à digression, mais comment est-ce que
[Gaël] vous faites pour toujours avoir des trucs à dire ? Parce que évidemment il doit bien y avoir plus
[Gaël] d'informations en fait. Bah si, parce que les gens ils font des conneries tous les jours. Ouais.
[Benjamin] il y en a des nouvelles tout à fait. Et encore, ceci dit, on ne parle pas que de RGPD.
[Gaël] -Oui. -Oui.
[Benjamin] On en parle, mais on ne parle pas que de ça.
[Gaël] Est-ce que nos auditeurs RIS se trompent aussi quand ils doivent dire "RGPD" maintenant et ils disent "RdGP" ?
[Gaël] Parce que moi, ça me vrille un peu le cerveau.
[Benjamin] J'en suis désolé, je vous présente mes excuses
[Gaël] Merci.
[Benjamin] si vous n'êtes plus sérieux à cause de nous.
[Gaël] un peu plus du fait divers, vous avez les excuses de Benjamin.
[Benjamin] *rires*
[Gaël] C'est à toi de fermer, maintenant je suis en roue libre moi.
[Benjamin] Ok, et ben merci Gaël !
[Benjamin] Je vois que tu es liquide, donc le remerciement est sincère et j'allais dire chaleureux, non pas trop chaleureux, il fait déjà assez chaud.
[Gaël] Des remerciements frais.
[Benjamin] Merci à toutes et à tous, vous avez écouté RdGP, le podcast sérieux qui vous emmène
[Benjamin] au coeur des enjeux des droits numériques, des libertés individuelles et de la vie privée.
[Générique] *Musique d'outro*
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[Benjamin] de podcast.
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[Benjamin] Merci et à la semaine prochaine.
[Gaël] du chanel.
[Générique] *musique*